GENRE ZEUZÈRE
ZEUZERA. LAT.
Cossus. OC. FAB.
Les antennes chez les femelles sont sétacées, simples, cotonneuses
à la base; chez le mâle elles sont pectinées dans leur moitié inférieure.
Les ailes sont en toit dans le repos; la cellule discoïdale des inférieures est fermée transversalement en arrière par une nervure ondée, et divisée longitudinalement par un rameau fourchu qui descend de la base au bord postérieur.
La partie anale des femelles laisse sortir une tarière longue, cornée, tubulaire, servant de conduit aux œufs pour les introduire dans le bois.
Leurs chenilles sont lignivores; elle vivent dans l'intérieur dù marronier d'Inde, du pommier, du poirier, etc.
Leurs chrysalides ont, sur chaque anneau de l'abdomen, un double rang d’épines, inclinées en arrière.
ZEUZÈRE DU MARRONIER. ZEUZERA oESCULI. GOD. FAB. OCH.
Nectua OEsculi. 1aNN. — Bombyx OEsculi. Esp. — La Coquette. ENG.
Les ailes sont toutes blanches, avec une multitude de points d’un noir bleu aux supérieures , et de petits points noirâtres aux inférieures.
Le corps est blanc, avec les anneaux de l’abdomen et les points sur le thorax, d’un noir bleu.
La femelle diffère du mâle par ses antennes qui sont simples, et par sa partie postérieure qui est terminée par une tarière jaunâtre.
Ce Lépidoptère se trouve aux environs de Paris, dans le mois de juillet ; il se trouve quelquefois dans nos jardins publics, comme le Luxembourg, le Jardin-des-Plantes, etc.
GENRE HÉPIALE.
HEPIALUS. con. FAB.
Hepialus, ocn. — Bombyx. musx.
Les antennes sont moniliformes ou grenues, beaucoup plus eourtes que le corselet ; les palpes inférieurs sont très petits et fort poilus : la trompe est nulle ou imperceptible; les ailes sont longues, étroites, lancéolées ou elliptiques, et toujours en toit dans le repos; la cellule discoïdale des inférieures est fermée transversalement par un rameau fourchu qui descend de la base au bord postérieur.
Leurs chenilles vivent sous la terre, el se nourrissent des racines de diffèrentes plantes : en général , elles ont le corps glabre, muni de seize pates; leur bouche est armée de deux fortes machoires, avec lesquelles elles coupent les racines ; leurs métamorphoses ont lieu dans des coques qu’elles se construisent avec des molécules de terre, et qu’elles tapissent intérieurement d’un réseau de soie très serré et peu épais ; leurs chrysalides sont cylindriques, un peu convexes du côté du dos, avec l’enveloppe des ailes courbes; les anneaux de l’abdomen sont garnis d’une double rangée de dents aiguës, et inclinées vers la partie anale.
Les Hépiales sont des lépidoptères qui voltigent ordinairement le soir.
HEPIALE HECTA. HEPIALUS HECTUS. GOD. FAB. OCH. Noctua Hecta. LiNN. — Bombyx Hecta. nur.
La Pate en masse et l'Hépatique. ENG.
Le dessus des ailes antérieures du mâle est d’un brun roussâtre clair, avec deux bandes obliques, et une rangée terminale de petits points d’un blanc jaunâtre argenté ; le dessus des ailes inférieures et le dessous des quatre ailes sont d’un brun obscur, avec la frange du bord postérieur entrecoupée de noirâtre.
La femelle diffère du mâle par ses ailes antérieures qui sont d’un brun ferrugineux, avec des taches cendrées, dont la plus extérieure disposée transversalement en face du sommet ; les autres, formant vers le milieu de la surface, deux bandes obliques.
‘Cette Hépiale se trouve aux environs de Paris, dans le mois de juin.
GENRE PLATYPTÉERIX.
PLATYPTÉRIX. LASP. LAT. OCH.
Drepara, SCHRANK.— Phalæna. x1NN. FAB. — Bombyæx. WWIEN. ILLIG.
Les palpes inférieurs sont très petits et presque côniques, la trompe est courte et presque nulle; les antennes sont peu allongées , pectinées dans le mâle, ciliées chez la femelle ; les ailes sont ordinairement grandes et presque horizontales dans le repos; les supérieures recouvrent alors très peu les inférieures; le sommet des
premières ailes est courbe, ou en forme de faucille ; la tête est petite et le corps plus ou moins grêle.
Leurs chenilles ne sont pas arpenteuses, elles présentent quatorze pates, le dernier anneau en étant privé, et se terminant en une queue relevée, simple et tronquée; ordinairement ces chenilles sont rares; leur tête est grosse, aplatie verticalement et échancrée dans le haut, leur dos présente des tubercules dont la forme et la position varient suivant chaque espèce.
Leur chrysalide est contenue dans un cocon à demi transparent ; ce cocon est attaché aux parois de la feuille par des fils de soie, il est ouvert par le bout opposé à celui par lequel le papillon doit sorür; leur chrysalide est plus ou moins allongée, couverte d’une poussière bleuâtre.
PLATYPTÉRIX FAUCILLE. p. FALCULA. OCH.
Bombyx Falcula. scn.— Bombyx Falcula. nue.
Phalæna Falcatoria, xANN. FAB. — Phalène Faucille. DE GÉER.
La Faucille. ENG.
Le dessus des quatre ailes est d’un jaune feuille-morte, plus ou moins clair, avec cinq lignes brunes arquées sur chacune d’elles; les ailes antérieures sont d'un noir bleuâtre à l’angle supérieur, et traversées obliquement depuis cet angle jusqu’au bord interne, par une raie ferrugineuse plus épaisse que les lignes ondulées, et leur disque est marqué d’une tache et de deux points de couleur brune.
Le dessous des quatre ailes est semblable au dessus, à l’exception qu’il n’y a pas d’ombre à l’angle supérieur.
Tout le corps est entièrement de la couleur des ailes.
Cette espèce se trouve aux environs de Paris.
PLATYPTÉRIX HAMECON. ». HAMULA. OCH. LASP.
Dreparna Hamula. scn.— Bombyx Hamula. nuex.
Phalæna Falcata. xa8. — La Serpette et la Faucille. DE Vizz.
La Hamecon. ENG.
L’angle supérieur des premières ailes est aigu et en faucille; le dessus des quatre ailes est d’un fauve plus ou moins vif, traversé de chaque côté par deux lignes jaunes, entre lesquelles on aperçoit deux
points d’un noir bleuâtre ; mais il arrive souvent que ces points sont
a peine marqués sur les ailes supérieures ; les inférieures ne pr tent aussi quelquefois qu’une seule ligne jaune.
ésen-
Les quatre ailes sont d’un jaune fauve uni en dessus, elles ne présentent aucune tache.
Tout le corps est de la mème couleur que les ailes.
La femelle diffère du mâle en ce qu’elle est beaucoup plus grande, d’un fauve pâle, et marquée ordinairement de trois lignes jaunes sur les ailes supérieures et sur les inférieures.
Cette espèce se rencontre aux environs de Paris.