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Leur pelage est en général gris ou gris brun, long e forts ; leur museau est un peu allongé ; leur crâne e l'on voit dans les Ours européens; cependant Ours sont aussi, de tous ceux
U bien fourni; leurs ongles sont très- L leur dentition différent peu de co que » Sous Ce rapport el sous plusieurs autres, ces qui vivent à présent, les plus voisins, par leurs caractères anatomiques et par la taille, des grands Ours fossiles dans les cavernes ; cependant ils n’ont pas le front bombé comme la plupart de ces derniers; et, sous ce rapport encore, ils ressemblent plus particulièrement à ceux que G, Cuvier nommait Arctoïdes, Leur taille n’est pas non plus tout à fait égale à celle de ces Animaux.
Le nom d’Ours terrible, qui rappelle leurs habitudes cruelles, leur a été donné par Lewis ct Clarck dans leur Voyage au Missouri, Ord les à appelés Ours horribles, Smith et Wilson en parlent sous le nom d'Ursus candescens, et Desmarest sous celui d'Ursus griseus, (Ours cendré), M, Gray en fait le type de son genre Danis.
Il existe au Kamtchatka des Ours fort
semblables à ceux dont nous parlons ici, et il y en a de même au Japon; peut-être
sont-ils de la même espèce, Ils deviennent également trèsforts, Dans certaines contrées montagneuses du Japon, ils attaquent les Bœufs, les Corfs et même les Hommes, Cependant on les prend à l’aide de piéges et on les retient en captivité pour les engraisser : on les mange ensuite,
L'Ouns »'Eunore (Ursus arctos, Linné) est trop connu et il à été tr Buffon pour que nous insistions sur son histoire, On sait que c'est un A vit dans les bois, principalement dans les pays de montagne, et qui se retire pendant la mauvaise saison dans des cavernes où il tombe dans une espèce de sommeil léthargique, H se nourrit de substances animales ou de substances végétales, suivant les saisons ou les conditions dans lesquelles il se trouve; son pelage varie du gris jaunâtre au brun plus ou moins noir; sa fourrure, sa chair et, plus encore, la crainte qu’il inspire lui font donner la chasse,
Pris jeune, il apprend facilement à exécuter certains tour foires et on le fait souvent lutter contre des Chiens dressés que l’on retient captifs dans des fosses, comm ménageries, y prospérent et s’y multiplient, Le prennent les rapports que le publie cherche à € quelques friandises où même des qu'on leur commande et pour
op bien décrit par nimal solitaire qui
S; aussi le montre-t-on dans les à ce genre de combat, Les Ours e cela a lieu dans la plupart des grandes ur intelligence est assez fine pour qu'ils comtablir avec eux et, dans la certitude d'obtenir aliments ordinaires , ils exécutent diverses manœuvres lesquelles leur jugement, excité par l’appât de quelque récompense, leur à seul tenu lieu d'éducation. Ces Ours apprivoisés n’en dangereux pour les personnes qui ont J'imprudence de les donnent des soins doivent toujours être bien enchaînés les Ours que l’on promè
sont pas moins fort approcher, et les gens qui leur armés, On tient constamment muselés et ne de ville en ville, La plupart de ceux qui restent sédentaires deviennent fort gras et leur chair est succulente ; mais, en général, ce n’est pas le cas de Ceux qui appartiennent aux ménageries ambulantes où aux bateleurs ; ils se ressentent toujours de la vie misérable à laquelle ils sont condamnés ;
ils restent maigres, car, dans les luttes auxquels on les contraint, les horions sont presque toujours leur lot, et en même
temps leur nourriture est le plus souvent insuffisante, Leur peau est aussi moins fourrée et elle est fréquemment meurtrie en beaucoup d'endroits, La graisse des Ours est employée contre les douleurs; elle passe aussi pour empêcher la chute des cheveux; on la préfère comme cosmétique à celle des autres Carnivores, La fourrure de ces Animaux sert à faire des tapis, des coiffures et divers objets d'équipement Militaire; elle est moins estimée que celle des Ours noirs de l'Amérique, et la peau des Ours polaires lui est également préférable,
Les Ours ont beaucoup diminué en nombre dans plusieurs contrées de l'Europe, particuliérement en France, C’est ainsi que , dans ce pays, il n’y en a plus que dans quelques régions des Alpes et des Pyrénées, Autrefois, ils étaient non-seulement plus nombreux dans les mêmes chaînes de montagnes, mais ils venaient aussi dans les Vosges, et, sans doute, dans les
Cévennes, dans les Corbières et ailleurs, 1 n'y à guère plus d'un siècle qu'ils ont disparu dans les Vosges, et leur présence, à une époque assez peu reculée, dans les Cévennes, ete, , est attestée par certains débris bien certainement différents de ceux du grand Qurs des cavernes , qu'ils ont laissés dans le sol de plusieurs localités,
On constate aussi qu'il y a eu en Angleterre des Ours semblables à ceux qui peuplent encore actuellement les grandes montagnes et beaucoup de forêts du continent; mais depuis assez longtemps il n'y en a plus dans ce pays, Toutefois, leur destruction ne paraît pas être antérieure à la fondation de l'Université d'Oxford (1), et de Blainville raconte à cet égard la coutume, assez bizarre d'ailleurs, qui se serait conservée à Oxford même, et qui consiste à porter processionnellement dans les rues, le jour de Noël, une tête d'Ours couronnée, D'après Blainville, on attribue cet usage à ce qu'un professeur de cette célèbre Université qui se promenait dans la forêt de Soltowher, en lisant Aristote, fut attuqué par un Ours, et qu’il eut le courage de l'attendre de pied ferme pour lui enfoncer le volume dans la gueule en lui criant : Mange, c'est du grec !
L'Ursus priscus des paléontologistes, dont les ossements se rencontrent dans quelques lieux où il n'y a plus maintenant d'Ours vivants, paraît n'être qu'une simple race, et l'avis de presque tous les auteurs est que l'on doit le rapporter à l'espèce des Ursus arctos, Mais on sait aussi que ces derniers présentent des différences suivant les localités où on les observe, Ceux des Asturies et des Pyrénées (Lrsus pyrenaicus, K, Guv.) (PT, XD) sont plutôt gris que bruns, et, dans le jeune âge, ils n’ont pas le collier blane qui distingue les. Ours bruns des Alpes ; ils sout en mème temps plus petits, I n'y à pas non plus de collier chez les Ours de Norwége, auxquels F, Cuvier a donné le nom d'Ursus norwegicus ; mais cette marque reparaît et persiste pendant toute la vie dans l'Ours de Sibérie (Ursus collaris, V, C%.), où elle à même un développement bien plus considérable que dans les races où ce collier constitue une livrée distinctive ; les naturalistes du Nord séparent encore une autre race ou espèce sous le nom d'Ours fourmillier (Ursus formicarius, Eversmann) ; enfin les Ours de Russie et de Pologne, quoique moins différents de ceux des Alpes, paraissent former aussi une catégorie à part, Ils sont en général plus forts que les autres et leur longueur peut dépasser ? mètre et demi,
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Variété de Sibérie.
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D'après M, Normann, les Ours du Caucase sont bruns, mais plus petits que ceux de la Fin lande et des autres pays du Nord,
Différents auteurs voient là autant d'espèces à part; mais si l’on cherche dans l'ostéologie ou dans la dentition de ces Animaux des caractères certains pour isoler nettement ces prétendues espèces les unes des autres, on éprouve un véritable embarras, et ici, comme dans tant d’autres cas en zoologie, il devient difficile de décider si l’on a affaire à des espèces véritables ou simplement à des races distinctes, dont ni l'influence de l'Homme ni celle du climat ne peuvent pourtant nous expliquer la formation, Nous nous bornerons donc à constater les faits, et, jusqu’à ce que la question soit mieux élucidée, nous laisserons de côté les discussions théoriques auxquelles les observations analogues ont si souvent donné lieu. Ges divers Ours se ressemblent d'ailleurs entre eux bien plus qu’ils ne ressemblent à ceux que nous en séparons comme espèces véritables, Ils vivent aussi dans des conditions plus semblables, et leurs habitudes ne permettent pas non plus de les séparer nettement les uns des autres,
Un autre point reste à éclaircir, Y a-t-il des Our: e» Afrique, et sont-ils de la même espèce que l’Ursus arctos? C'est une question à laquelle il est encore difficile de répondre avec précision, Quelques auieurs en ont signalé en Nubie et en Abyssinie, mais aucun des voyageurs qui ont récemment parcouru ces deux pays ne les y à vus, et tous s'accordent à nier qu'il y en ait réellement, De leur côté, Shaw et Poiret font mention d'Animaux de co genre dans les montagnes de l'Atlas; et malgré cela, depuis bientôt vingt-cinq ans que le nord de PAfrique est occupé par les Français, pas un de ces Carnivores n’a été observé sur aucun des points visités par nos troupes, et on n’en a pas vu davantage ailleurs, dans le Maroc, par exemple, ou dans les États de Tunis et de Tripoli, On est donc conduit à douter qu'il y en ait réellement dans la région barbaresque, quoique l’abbé Poiret dise dans son livre sur la Régence d'Alger :
«Le climat brûlant de l'Afrique ne convient pas à l'Ours, qui ne se plaît qu'au milieu des neiges et des glaces, Cependant, comme le mont Atlas s'élève très-haut dans le royaume d’Alger vers celui du Maroc, et que plusieurs montagnes sont couvertes d’une neige presque continuelle, les Ours bruns y habitent, Ils sont très-carnassiers. Quelquefois ils descendent dans les plaines, Pendant mon séjour chez Aly-Bey, à la Masoule, un Arabe rapporta la peau d’un Ours qu'il avait tué à la chasse, L'opinion que l’Ours lance des pierres, quand il est poursuivi, est admise chez les Arabes comme parmi les peuples de l’Europe, Cet Arabe me montra une blessure qu'il avait reçue à la jambe, étant poursuivi, disait-il, à coups de pierre par l'Ours dont il rapportait la dépouille, Ce rapport ne me convainquit point, étant trèspossible que ce chasseur, poursuivi par l'Ours, ait frappé le pied contre quelque pierre, et se soit blessé en fuyant un ennemi trop à craindre pour laisser de sang-froid le chasseur qui l'attaque, » (Poiret, Voyage en Barbarie, partie 1, p. 238; 1789.)
Au contraire, la présence des Ours eu Syrie est un fait incontestable.
L'Ouns pe Syrie (Ursus Syriacus d'Hemprich et Ehrenberg) habite le mont Liban, et ces naturalistes, qui l'ont dénommé et décrit, font justement remarquer qu'il est connu depuis bien longtemps, puisqu'il en est question dans la Bible, David, dans le Livre des Rois, dit que, lorsqu'il gardait les troupeaux de son père , il tuait les Ours et les Lions qui venaient pour enlever les brebis; et il est également rapporté, à propos du prophète Élisée, que non loin de Jérusalem, dans les montagnes de la Palestine, et près de Bethléem, deux Ours se jetèrent sur une troupe d'enfants qui les avaient insultés, et qu’ils n’en dévorèrent pas moins de quarante-deux,
L'Ours du Liban est un peu inférieur en taille à celui des Asturies, mais il est d’une teinte encore plus pâle; sous ce rapport, on pourrait le mettre au nombre des Ours blanes terrestres dont les auteurs ont parlé, Sa couleur est cendrée, un peu nuancée de cannelle; ses oreilles s'élèvent notablement au-dessus des poils de sa tête; le dessous de son corps est plus clair
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que le dessus, Gette esptce à été quelquefois amenée en Europe, nous l'avons vue vivante dans le Jardin zoologique de Londres et à Paris,
On à quelque incertitude au sujet des Ours blancs terrestres dont les anciens ont parlé, et ce que Buffon dit des mêmes Animaux ne s’est pas entiérement vérifié,
Aristote rappelait que de son temps on en Sigualait dans la Mysie, qui répond à l’Anatolie actuelle et n’est pas très-éloignée de la Syrie,
OUus DE SyYRtE, 1/22 de grond
Buffon a considéré que les Ours blancs terrestres sont d'une espèce différente de toutes les autres, «On les t'ouve, dit-il, dans la Grande Tartarie, en Moscovie, en Lithuanie et dans les autres provinces du Nord,» Pourtant les dernières observations des naturalistes ont fait voir que si certains Ours de ces contrées sont moins foncés que les autres en couleur, et que si parmi eux, comme parmi ceux des espèces aujourd'hui reconnues, il se rencontre même des individus accidentellement affectés d’albinisme, on ne doit pas y voir une espèce réellement distincte, La même variation s'observe chez l’Ours du Thibet, dont M. de Siebold à vu au Japon un individu tout à fait albinos; elle peut se présenter aussi chez les Ours qui habitent les montagnes de l’Europe occidentale, Ainsi M. le professeur Bazin, de la Faculté des sciences de Bordeaux, a décrit, dans les Acles de la Société Linnéenne de la même ville, un Ours presque albinos, qui a été tué en 1841 dans les montagnes qui avoisinent Bagnères de Luchon, Disons cependant qu'il existe dans les monts Himalayas, et par conséquent à peu de distance de la Tartarie, que Buffon cite parmi les pays où l’on rencontre des Ours blancs terrestres, des Ours de couleur assez pâle et que M. Horsfield les à décrits comme étant d'une espèce à part, à laquelle il a imposé le nom d'OURS ISABELLE (Ursus isabellinus). La Société zoologique de Londres en a possédé un exemplaire en 1849. Cette observation intéressante justifie donc, en partie, l'indication reproduite par Buffon,
2. Dans les espèces qui suivent , les fausses molaires sont persistantes,
L'Ours pu Tuiper (Ursus Thibetanus, VF. iuv.) est noir, avee une tache blanche en Y placée sur le haut de la poitrine, le menton et la face interne des bras étant de couleur
blanche; sa face est plus claire que Îe reste de son corps, 1 habite principalement ja chaîne
\wons vue vivante iens ont parlé, et
pond à l’Anatolie
férente de toutes , en Lithuanie et S naturalistes ont atres en couleur, s, il se rencontre Y voir une espèce nt M. de Sichold chez les Ours qui in, de la Faculté de la même ville, isinent Bagnères conséquent à peu des Ours blancs its comme étant "sus isabellinus).
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des monts ITimalayas, mais on le trouve aussi dans les îles du Japon, Si l'on excepte l'Ours isabelle, c’est l’espèce asiatique qui se rapproche le plus des Ours d'Europe par la taille et par les caractères zoologiques.
L'Ours D'AMÉRIQUE (Ursus Americanus, Pallas) est noir, sauf sur le museau, qui est fauve; il se distingue aussi des Ours européens par quelques détails de la forme de ses pieds ot de sa tête; sa taille ne dépasse guère celle de la variété dite des Asturies. L'Ours d’Amérique, aussi appelé Ours noir, habite les forêts d’une grande partie de l'Amérique septentrionale; il se nourrit surtout de fruits, de glands, de racines, d'oiseaux, d'œufs et de miel: il attaque parfois les autres quadrupèdes, On conserve sa chair pour la manger; sa graisse est employée à plusieurs usages, et sa fourrure est préférée à celle des Ours ordinaires de l'Asie et de l'Europe, En 1798, le Canada à fourni seul 2,100 peaux de cette espece,
Ocns D'Anénique, 1/24 de grand.
3. L'espéce dont nous allons parler maintenant a les membres plus élevés et la tête plus allongée que les autres, C'est le type du genre THALARCTOS de M, Gray,
OURS BLANC (Ursus maritimus, Linné), Cette grande et curieuse espéce à le pelage très-fourni, enticrement blane où blanc jaunàtre, Sa gueule est noire intérieurement , et ses yeux sont d’une teinte foncée, Elle est élevée sur jambes, et a les pieds robustes ; son corps est allongé, surtout en avant, el sa tête, qui est plus fine que celle des autres Ours, est proportionnellement plus étroite et plus longue; la manière dont elle est supportée par le cou est également assez particulière, et les mouvements continuels de balancement que l'animal lui fail subir ajoutent encore à son aspect singulier, L'Ours blanc, qu'on nomme aussi Ours polaire et maritime, est essentiellement aquatique ; il habite les régions du pôle arctique, On le voit au nord de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique, soit sur les côtes, dans ces tristes régions , soit sur les glaces flottantes, Il se nourrit de Phoques, de Poissons et de quelques autres sortes d’Animaux marins ; il atlaque même les jeunes Baleines, Quelques individus, W'ansportés par les glaçons, viennent échouer sur les côtes de l'Islande et de la Norwége: il parait même qu'ils traversent accidentellement le détroit de Bering, et qu'on en a vu jusque dans l'archipel du Japon. D'après des documents recnoillis par M, do Siebold, il en aurnit été ainsi pendant l’année 1690,
H° PARTIF, 3
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Les Ours blancs acquièrent de grandes dimensions, Certains individus n'ont pas moins de deux mètres de longueur, Ge sont des Animaux fort redoutables, surtout pour les petites embarcations; mais, en compensation, an peut manger leur chair, et leur peau donne une excellente fourrure, Les caractères que nous leur avons attribués plus haut, et quelques autres tirés de la forme de leur crâne qui est notablement allongé, ainsi que de leur dentition où la deuxième paire de fausses molaires est caduque, justifient la distinction générique dont ils ont été l'objet,
ne ñ AM EEn Den AAMQUNT ANUS RS AN
2j Ut “4
NAS Æ sage
Ours BLANC, 1/15 d° grone,
Les Ours blancs ne passent pas toute l'année à la mers en été, ils viennent à terre, se répandent dans les bois, et mêlent alors des substances végétales à leur alimentation. Ce ne sont pas des Animaux très-courageux; et S'ils attaquent l'homme, ils abandonnent bientôt le combat lorsqu'ils sont blessés, Quand les neiges ont recouvert le sol, ils retournent à l'Océan emmenant avec eux leurs petits, et ils se réunissent alors en nombre plus où moins considérable, Ce sont les seuls Animaux du même groupe chez lesquels on remarque des dispositions pour la sociabilité, On en voit quelquefois dans nos ménagories, mais le plus souvent ils y souffrent de la chaleur, et on ne les conserve qu'en les mettant auprès d'un bassin, ou en leur jetant plusieurs fois par jour des seaux d'eau sur le corps. Leur apparence haletante et les mouvernents de balancement qu'ils font exécuter à leur tête et à tout leur train de devant les rendent fort singuliers,
4. Le genre PROCHILUS manque de la paire intermédiaire des incisives supérieures ; il ne comprend aussi qu'une espéce :
OURS JONGLEUR (Lrsus labialus, Blainv.}. El est facile de le reconnaître à son pelage long, noir et luisant, développé en forts bouquets sur les oreilles; à ses ongles fort grands ; à sa face allongée; à son nez proéminent et à ses lèvres longues et mobiles. Sa patrie est l’Inde continentaie, C'est une espèce essentiellement frugivore, et dont les dents incisives sont plus petites que celles des autres, La chute précoce des deux incisives intermédiaires de la mâchoire supérieure laisse même un intervalle entre les deux paires latérales qui sont persistantes, La facilité avec laquelle on apprivoise cet Ours le fait rechercher par les bateleurs indiens, et la variété des tours qu'il exécute lui a valu le nom d'Ours jougleur que
ont pas moins de pour les petites peau donne une aut, et quelques de leur dentition n générique dont
nent à terre, se tentation, Ge ne nnent bientôt le nent à l'Océan ju moins Consique des dispole plus souvent ès d'un bassin, apparence haletout leur train es supérieures ; » à son pelage es fort grands ; patrie est l’Inde isives sont plus res de la mâqui sont perr par les bates jongleur que
et
OURS JONGLELK (Urans \abiatus |
du Bengale.
in stenM
. sm ” . - D root nm
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beaucoup de naturalistes lui ont conservé, I] atteint à peu prés la taille de l'Ours des Asturies, qui est, comme on le sait, moins gros que les autres Ours européens; il est d’ailleurs plus large du corps, et fort différent par la plupart de ses caractéres,
Un Ours jongleur entièrement dépourvu de ses incisives qui avaient été arrachées pendant qu'on le montrait dans l'Inde, ayant été conduit vivant en Europe, vers la fin du dernier siècle, fut, à cause de l'absence même de ces dents, considéré comme une espèce de mammiféres Édentés, Les naturalistes d'alors, linnéens malencontreux, s'étant rappelés que pour Linné tout Mammifére Édenté était caractérisé par l’absence des incisives, considérérent cet Animal, alors nouveau pour eux, comme appartenant à cet ordre, et il fut d’abord enregistré dans la science sous le nom de PArREssEux OURSON et URSIFOnME (Bradypus Ursinus et Ursiformis). Gependant un examen plus attentif et une plus juste appréciation des caractères zoologiques devaient démontrer que cet Animal n'avait rien de commun avec les Bradypes ou Paresseux, De Blainville fit connaître, en 1817, que ce n’était réellement qu'une espèce d'Ours, et tous les auteurs qui sont venus après ont admis cette rectification, M. Tiedemann la fit aussi de son côté, mais en 1820 seulement. Aujourd’hui on accepte
: que l’'Ours jongleur constitue un genre à part dans la famille des Ursidés ; ce genre a reçu plusieurs noms : Chondrorhynchus, G. Fischer; Prochilus, Hliger, et Melursus, Meyer),
Quoique moins redoutable que les Ours ordinaires, l’Ours jongleur est cependant loin : d’être inoffensif, et l’on se rappelle, au Jardin des Plantes, qu'il y a une vingtaine d'années un jeune préparateur attaché à l'établissement fut fort maltraité par un de ces Animaux qui paraissait très - familier et dans la cage duquel il s'était imprudemment introduit,
5. L'espèce qui n’a que ? molaires en série continue à chaque mâchoire a servi à former le genre HELARCTOS.
C'est l'Ouns vazars (Ursus malayanus, Ralfles), ou l'Ours curyspile, l'Ours des coculiers , etc, 1lest petit et il a le pelage d'un beau noir luisant, DENTS MOLAINES DE L'OunS MALAIS, 3/f de grand sauf sur le haut de la poitrine où il porte un croissant de couleur blanchâtre, Dans le jeune âge, il a de plus une tache fauve pâle au-dessus de chaque œil, Sa tête est presque arrondie et ses fausses molaires sont persistantes ; il n’en a que deux paires à chaque mâchoire, Get Animal sert de iyÿpe au genre Zelarctos de M. Horsfield ; il est à peu près gros comme le Blaireau, mais il est moins bas sur jambes et son Corps est moins allongé; sa langue est fort extensible.
On le rencontre dans les ties de Sumatra
CRANE DE L OURS maraue, 1/4 da srand
20 ORDRE DES CARNIVORES, et de Bornéo, et, d'après quelques auteurs, sur différents points du continent asiatique ; mais il reste quelque doute sous ce dernier rapport, H grimpe sur les arbres, et en parti= culier sur les palmiers où cocotiers, avec plus d'agilité encore que ne sauraient le faire les
autres Ours,
Se FPE
Ours MALAIS, 1/13 de grand,
Dans les ménageries, il se montre | assez doux et trés-soumis, Un de k ces Animaux, que nous avons vu dernièrement au Jardin zoologique F d'Anvers, passait la plus grande