DES
Gette dernière opinion a été pendant quelque temps celle de F. Guvier, et, bien qu'elle ait été abandonnée par son auteur, elle a été reprise par Lesson, Dans son Nouveau Tableau
du règne Animal, ce dernier naturaliste fait encore du Gercolepte le dernier genre de l'ordre des Quadrumanes,
Cependant le Gercolepte, quoique pourvu de cinq doigts à chaque extrémité, n'a le pouce opposable ni en avant ni même en arrière; ses mamelles ne sont qu'au nombre de deux et leur position est inguinale ; enfin, il a trois paires de dents incisives à chaque mâchoire, ce qui l'éloigne encore des Quadrumanes où Primates pour le rapprocher des Garnivores, L'ensemble de son organisation ne permet pas de douter qu'il n'appartienne au même ordre que ces derniers, et s’il a dans son habitude extérieure quelque ressemblance avec les Sajous et les Lémuridés, c'est parce qu'il vit dans des conditions analogues à celles de ces Animaux; cette ressemblance, quoique évidente, ne se montre d’ailleurs que dans les caractères tout à fait secondaires, tels que la forme arrondie de la tête, la longueur et la disposition préhensile de la queue, l'allongement du corps et la nature laineuse du pelage, Le Kinkajou vit, en offet, sur les arbres, comme les Lémuridés ou les Sajous, et sa queue, à la fois velue dans toute sa longueur et en partie prenante, lui permet de se tenir plus facilement sur les branches au milieu desquelles il habite, Ses pieds courts , plantigrades , à doigts armés d'ongles crochus et comprimés, lui servent aussi à se fixer et en même temps à arrêter les Oiseaux ou les autres petits Animaux dont il se nourrit en partie, Le Kiokajou est plutôt omnivore que réellement carnassier ; aussi joint-il aux substances animales qu'il peut se procurer, du miel, des œufs, des insectes et surtout des fruits, Ses dents molaires sont même assez semblables à celles des espèces frugivores de l'ordre des Primates, Elles sont au nombre de cinq paires à chaque mâchoire; les deux premières supérieures et les trois premières inférieures ont l'apparence de fausses molaires ; les autres sont arrondies à la mâchoire supérieure, Ovalaires à l'inférieure, à couronne plate, et rappellent celles des Sajous ou des Cheiromys, Le squelette des Kinkajous présente plusieurs particularités intéressantes dont on trouvera la description dans le grand ouvrage de Blainville ; leurs narines sont ouvertes sur les côtés d'un petit mufle; leur langue est douce et fort extensible! leurs oreilles sont arrondies, et leurs yeux, qui ont les pupilles rondes, sont assez grands,
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FAMILLE DES VIVERRIDÉS, 23
L'espèce unique de ce genre est particulière aux régions chaudes de l'Amérique, c'est le KixkaJou Porro (Cercoleples caudivolvulus), petit Animal assez gracieux, de couleur fauve roussâtre, plus sombre en dessus qu'en déssous, et dont l'apparence extérieure tient à la fois de celle des Sajous et des Chats, 1 passe la plus grande partie du jour roulé en boule elendormi; il grimpe avec une extrême facilité; il reçoit des naturels de la Nouvelle-Grenade le nom de Cuchumbi, I vit aussi dans la Guyane, au Brésil et au Pérou, Sa taille est inférieure à celle du Chat, C'est un Animal assez doux et qui ne manque pas d'intelligence,
GENRE PANDA (Aiurus, F, Cuvier), Corps assez trapu, à pelage très-fourni; pieds courts, plantigrades, pourvus d'ongles comprimés; mâchoires assez courtes ayant leur apophyse coronoïde très-montante; dents molaires # dont la première inférieure est caduque ; les vrais molaires supérieures, fort différentes de celles des autres Carnivores, ont quatre pointes principales et de plus trois pointes externes supplémentaires ainsi qu'une quatrième interne, Les inférieures sont assez différentes; l'ensemble du système dentaire approche par sa forme de celui de quelques ongulés omnivores,
Le PanDa ÉGLATANT (Ailurus fulgens, VF. Cuvier), qui est l'unique espèce de ce genre, est à peu près gros comme un Chat: il se distingue extérieurement par l'élégance de son pelage qui est en même temps très-fourni, Sa couleur générale est d'un roux vif, passant au brun sur les membres, pâle à la tête et marqué d'anneaux sur la queue,
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Panva ÉcLATANT, 1/6 de grand,
Get Animal vit dans les monts Iimalayas, et se tient près de la région des neiges perpé-
tuelles, Son crâne, quoique d'une forme assez particulière, à cependint quelque analogie avec celle du Kinkajou, et il paraît évident que ces deux genres d'Animaux doivent être rapprochés dans la méthode naturelle,
GENRE RATON (Procyon, Storr). Les Ratons sont américains comme les Kiukajous et
ns ensuite; ils s'étendent même bien davantage dans
Comme les Coatis dont nous parlorons : i
ORDRE DES GARNIVORES,
l'Amérique septentrionale ; on en trouve même dans des parties assez froides de ce dernier continent, Hs sont plantigrades, peu grimpeurs, et leur queue n'est pas prenante, Ainsi que lo corps , elle est garnie de poils bien fournis: le museau est fin sans être allongé ni mobile comme celui des Coatis; les habitudes sont essentiellement terrestres, Les mamelles sont au nombre de six et ventrales, Il y a sur chaque mâchoire six paires de molaires, dont les trois premières d'en haut et les quatre premiéres d'en bas sont des avant-molaires, leur volume va en augmentant; parmi les autres, la carnassière supérieure différe peu des deux tuberculeuses qui la suivent, et la carnassièro inférieure ressemble beaucoup à la dent placée derrière elle; cependant elle est plus forte et d'apparence plus carrée, Le’ régime de ces Animaux est omnivore et leur marche plantigrade,
Les Ratons ont quelque analogie avec les Blaireaux dans leur genre de vie, mais ils ont les formes moins lourdes; ils ont aussi les allures plus dégagées et même élégantes, Ge sont des Mammifères faciles à apprivoiser et qui deviennent fort gras, 11 n’est pas rare d’en voir a entre les mains de gens dont le métier consiste à montrer quelque animal étranger; une simple chaîne ou même une corde suffit pour retenir les Ratons, car ils ne sont ni farouches ni turbulents, et, en général, ils se prêtent assez complaisamment aux volontés de leur maître aussi bien qu'à celles du publie, On ne distingue avec certitude que deux espèces parmi ces Animaux,
Le Raron LAVEUR (Procyon lotor) est ainsi nommé à cause de l'habitude qu'il a de porter à l'eau pour les laver ou les détremper, les objets qui servent à sa nourriture,
Dents pu Naron chanien, grand, na!
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FAMILLE DES VIVERRIDÉS. 25
C'est l'espèce de l'Amérique septentrionale, Son pelage, qui peut devenir presque entièrement gris, est plus habituellement gris brun, avec du blanc au museau, un trait brun en travers des yeux et quelques anneaux foncés sur la queue, Son corps a 0,60 et sa queue 0,25, C'est lo Aaccoon des Anglo-Américains, On en a séparé, comme indiquant des espèces dislinctes, quelques individus qui paraissent plutôt constituer de simples variétés: ce sont les Procyon nivea et Procyon psora,
Le RaTon chanien (Procyon cancrivorus, G, Cuvier et E, Geoffroy) dont il est question dans les Suppléments de Buffon, est un peu plus fort que le précédent et moins bien vêtu. Ses poils sont en général fauves, mêlés de gris et de noir, plus pâles en dessous et à la face; les anneaux de sa queue sont moins foncés, On le rencontre dans les parties chaudes de l'Amérique, au bord de la mer et près des lacs salés qui s'y rattachent, où il recherche les Grabes eten fait sa principale nourriture; c'est ce qui lui a valu son nom d'espèce, I appartient principalement à la Guyane et au Brésil,
GENRE COATI (Wasua, Storr), Le corps des Coatis est assez allongé et leur tête est étroite, prolongée en un petit mufle nu, qui a la mobilité d'un groin; leur queue est presque égale au tronc par sa longueur, non prenante et annelée; leurs yeux sont petits; leur langue est douce et extensible, Ces Animaux sont grimpeurs; leurs pieds sont plantigrades et armés d'ongles robustes; ils s'en servent pour saisir les objets qu'ils veulent porter à leur bouche; ils boivent en lappant comme la plupart des autres carnivores; l'odeur qu'ils répandent est désagréable, Leur taille est à peu près égale à celle du Chat, mais, comme le montre cette courte description, leurs formes et leurs allures sont différentes, et ils sont bien moins gracieux dans leurs mouvements, Leur robe n'a rien de remarquable; elle se compose de poils assez durs , variés en proportions diverses de roux et de brun. L'odorat est leur sens le plus perfectionné, Leur voix est un petit sifflement ou gr'ognement assez doux, lorsqu'ils sont contents; dans la colère, c'est un cri fort aigu, Les mamelles des Coatis sont au nombre de six, et chacune de leurs portées est de quatre ou cinq petits,
Le système dentaire de ces Animaux, de même que celui des Ratons, du Panda, du Benturong et du Kinkajou, les distingue très-sûrement des Mustélidés plantigrades, tels que le Mydaus, le Blaireau, l’Arctonyx et le Taxidée, auxquels Blainville les avait associés dans son Osléographie, sous le nom de Subursus, et il les rapproche évidemment des Viverrins,
« Est-ce pour cette raison que Linnée, dont les erreurs ont si souvent un côté rationnel, plaçait les Goatis dans son genre Viverra, sous les noms de Viverra nasue et narica ? Nous W'oserions l'affirmer, Ce qui nous paraît évident, c’est que, malgré certaines analogies apparentes avec les Viverra, les Coatis et les genres voisins sont de véritables plantigrades, auxquels les naturalistes modernes ont assigné leur place réelle, » C'est ainsi que, dans an des articles du Dictionnaire universel d'Histoire naturelle, nous avions apprécié les affinités les Goatis, mais il nous paraît aujourd'hui moins certain encore que l'opinion de Linnte doive être abandonnée, et nous croyons indispensable de faire deux parts dans les Subursus de Blainville, Les uns, plus rapprochés des Blaireaux, doivent être reportés avec eux parmi les Mustélidés, dont ils sont les genres plantigrades et ursiformes ; les autres ou les Coatis, etc., quoique n'étant pas de véritables Viverra, si l'on s’en tient à la définition actuelle des Civettes, sont bien des Animaux viverroïdes, des espèces appartenant très-probablement à ce groupe , mais plus plantigrades que ne le sont la plupart des Viverrins, et Linné avait sans doute mieux saisi leurs véritables rapports qu’on ne l'a fait depuis lui,
Certains caractères de la dentition des Coatis, leur squelette manquant entièrement de clavicule, leur organe mâle soutenu par un os considérable les isolent jusqu'à un certain point des Civettes et des Genettes, mais ils ne justifient pas, Comme nous l’avions nous-même admis , leur association avec le Blaireau, ni leur adjonction aux Ours véritables, Linné a Ôté moins heureux, lorsqu'il a fait du Raton une espèce du genre des Ours, car le Raton a tout autant d'affinités avec tes Viverridés que les Coatis, Un des principaux caractères des Viver- 1° PARTIE, 4
STE ETUI
RES gi à om
À rm ent
ridés est d’avoir en arrière des carnassiéres, supérieureinent deux paires et inféricurement une paire de tuberculeuses, Cette particularité ne manque ni aux Coatis, ni aux Ratons, ni aux Ictides, ni même au Kinkajou, et si chez ces Animaux la carnassitre perd en grande partie sa forme distinctive pour ressembler à une luberculeuse, cette disposition est en harmonie avec leur régime complétement omnivore, Cette apparence n’est d’ailleurs qu’une simple exagération de ce que l’on observe chez les Viverrins des genres Paradoxure et Cynogale, ainsi que chez plusieurs autres Viverridés,.
ES Cette distinction établie, nous dirons quelques mots de la forme particulière qui caractérise les
Dénrs pu Coatt bE COLOMBIE, grand, na!
dents du genre Coati,
Les incisives y sont petites; les canines fortes et assez singulicres : les inférieures étant recourbées en défenses, rappellent jusqu'à un certain point celles des Sangliers, quoique moins développées; les supérieures, très-comprimées, sont surtout renforcées au collet dans leur diamètre antéro-postérieur ; il y à $ molaires : les avant-molaires, peu cor. rables, ont chacune deux racines; la quatrième inférieure, que Blainville appelle principale, est dans ce cas; la carnassière supérieure a trois pointes émoussées sur son bord externe et un gros talon interne; la deuxième tuberculeuse de la même mâchoire est moins longue que la première de la mâchoire inférieure ; enfin la tuberculeuse inférieure diffère peu de la carnassière, dont les trois pointes antérieures sont surbaissées et dont le Lalon postérieur est large et tuberculeux,
Coaris BRUNS, 1/6 de grand,
et inféricurement ni aux Ratons, ni ni même au Kinhez ces Animaux perd en grande e distinctive pour une luberculeuse, nn est en harmonie me complétement le apparence n’est ne simple exagéque l'on observe ins des genres Paynogale, ainsi que autres Viverridés, tion établie, nous s mots de la forme ui caractérise les
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FAMILLE DES VIVERRIDÉS, 27
Où a constaté l'existence des Coatis au Mexique, à la Nouvelle-Grenade, à la Guyane, au Brésil, au Pérou, et jusque dans la vallée de la Plata, Comme la plupart des Carnivores plantigrades, ces Viverridés sont omnivores, ct, suivant les circonstances, leur régime se compose d'insectes, de Vers, de Limaçons, de fruits, de miel, d'œufs ou de petits Animaux, Leur caractère n’est pas farouche, et on les apprivoise aisément : aussi sont-ils communs ‘dans los ménageries, Dans celle de Paris, on les tient avec les Singes, et l'habitude qu'ils ont de grimper leur donne une certaine analogie avec ces Animaux. Quoique embarrassés dans leurs mouvements, ils ne sont pas maladroits, et leur douceur jointe à leur curiosité, qui à quelque chose d'inquiet, en fait des Animaux assez intéressants à observer, MM. Quoy et Gaimard, F, Cuvier et plusieurs autres observateurs ont parlé des Coatis tels qu'ils se montrent en captivité, Azara, le prince Maximilien, ete., les ont étudiés dans leurs forêts,
Les auteurs admettent qu'il y en à plusieurs espèces; on trouve, en effet, dans la colo-
ration des Coatis quelques différences qui sont incontestables, mais il a été impossible de reconnaître dans leur squelette aucune particularité qui justifie les distinctions proposées, Ainsi que nous l'avons dit plus haut, Linné admettait déjà deux de ces espèces, et Buffon distinguait le Coali noirâtre du Coati ordinaire, Ce Coati noirâtre est le Coati brun (Nasua fusca) de l, Cuvier et de Desmarest, Le Coati roux ou Coati ordinaire (Viverra narica, L.) est aujourd'hui le Nasua fusca, Le prince Maximilien le réunit au précédent, sous le nom commun de … Coati social (Nasua socialis) , et il en sépare le Coati solitaire (Nasuu solitaria). Quelques auteurs ont essayé d'appuyer ces distinctions sur des différences d'habiludes, mais le Coali solitaire de Maximilien de Neu-Wied, que celui-ci distingue spécifiquement de son Coali social, ne repose, d’après d'autres voyageurs, que sur des individus mâles, qui, chassés de leurs troupes, continuent à vivre éloignés des autres Animaux de leur espèce, Azara élait déjà en garde contre cette cause d'erreur, Voici comment it s’exprimait :
€ On dit qu'il y a des Coatis qui vont seuls, et on les appelle Haegno (qui va seul) ou . Mondé; mais beaucoup de personnes croient qu’ils sont d’une espèce différente de celle qu’on * appelle simplement Couati, Les différences qu’elles assignent ne consistent point dans les couleurs , puisqu'elles attribuent à l'un et à l'autre les deux poils cités, ni dans les formes, hi en autre chose qu’en ce que ce Couati mondé est solitaire et déparié, et avec des dimensions
plus grandes, quoique proportionnelles à celles du Couati ordinaire. Pour moi, je suis persuadé qu'il w’y a qu’une espèce de Couati, et que la différence qu'on indique dans la taille dépend de l’âge ou du sexe, comme aller seul vient de ce qu'il y à beaucoup de mâles qui, Bbandonnant la société, tâchent de rencontrer des femelles dans les endroits écartés, » fais Maximilien n’admet pas cette manitro de voir, même pour les Coatis des lovalités bbservées par Azara, et, comme on l'a dit plus haut, il rapporte à son Costi social les Coalis run, roux Cl noirâtre, que F, Cuvier et Desmarest regardaient comme autant d'espèces à part, D'après M. Tschudi, il y aurait même cinq espèces de ces Animaux au lieu de deux, savoir : e COATI SOGIAL, le Coarit SOLITAIRE, l0 COATI LEUCORHYNQUE (Nasua leucorhyncha, schudi), le GoaTr À BANDES (Nasua villata, id), et le Coart MONTAGNARD (Wasua ontana, id.) : celui-ci vient des hautes montagnes du Pérou; le précédent n’est connu qu’en uyane, Siles caractéres assignés par M. Tschudi à ces cinq sortes de Coatis avaient réellement à valeur que leur attribue ce naturaliste, on devrait aussi distinguer comme espèce le Coati de olombie, qui présente, comme tous les Animaux de la même contrée, quelques légères ifférences, lorsqu'on le compare aux espèces analogues de la G uyane et du Brésil; ce Coati Colombie est le Nasua olivacea de M. Gray, } GENRE ICTIDE (Zctides, Valenciennes), C'est avec r S Paradoxures, auxquels F,
aison que M, Valenciennes a séparé iuvier les avait d’abord associés, les Viverridés du genre tide, Ces Animaux, que M. Temminck nomme Arctictis, ont les ongles c grimper: leurs pieds sont blantigrades et fo ssez différent de celui des Par
omprimés et propres ur queue 6st longue et prenante; leur crâne est adoxures et leurs molaires sont plus arrondies, assez petites,
28 ORDRE DES GARNIVORES, émoussées à la couronne et habituellement au nombre de ?, Leur deutition indique un régime omnivore, et de Blainville a invoqué ce caractère ainsi que plusieurs autres, parmi ceux qui distinguent les Ictides, pour associer ces Animaux à son groupe, suivant nous peu nalurcl,
des petits Ours ou Subursus, Les Ictides sont de l'Inde insulaire,
Cnave p'Ictibe, 1/2 d: grand Dinrs D'IGTIDE, grand. nait
Icrine Noir (/ctides alter, Valenciennes) ou le Viverra benturong de Rafies.
Teripe Noir, 1,10 d2 grand,
dique un régime , parmi ceux qui us peu naturel,
and. nat
de Raffles,
FAMILLE DES VIVERRIDÉS. 29
Get Animal est noir avec un peu de tiqueté gris sur la l'ace et aux membres: ses oreilles sont pénicillées ; son corps est long de 0,60 et sa queue de 0,65. L'ictide à front blanc, appelé en latin /ctides albifrons, a tout le pelage gris brun, comme neigeux, Ge n’est point une espèce à part, mais seulement la femelle de l'Ictide noir. Les jeunes ont aussi le même mode de coloration,
On trouve ces Animaux dans les forêts de Java et dans celles de Sumatra.
TRIBU pes VIVERRINS
La deuxième (ribu des Viverridés ou les Viverrins proprement dits, réunit des espèces plus nombreuses que celles auxquelles nous avons laissé le nom de Subursins, imaginé par de Blainville, et qui rappelle une plus grande ressemblance avec les Ours véritables. Les Viverrins, dont la Genette et la Civette peuvent nous donner une idée, se partagent en dix genres, Savoir :
Cynogale, Civelle, Genclte, Linsang, Paradoæure, Hémigale, Euplère, Nandinie, Cryploprocte et Bassaris.
Ces genres appartiennent tous à l'ancien continent, sauf le dernier qui vit au Mexique, Plusieurs d’entre eux sont remarquables par l'élégance de leur pelage, Ce sont des Animaux d’un naturel sauvage, qui répandent, en général, une forte odeur de muse,
GENRE CYNOGALE (Cynogale.) Ge genre a été nommé en même temps Cynogale par M. Gray, Lamictis par de Blainville, et Polanophilus par M. S. Muller, C’est un des plus curieux parmi ceux dont la famille des Viverridés s’est récemment enrichie, L'espèce unique qu'il renferme à des habitudes aquatiques et représente pour ainsi dire les Loutres dans la catégorie qui nous occupe, Son Corps, peu élevé sur jambes, est assez allongé, mais la queue qui le termine n’est pas aussi longue que celle des Loutres, et ies pattes, quoique palmées, ne le sont pas autant que celles de ces Animaux; les doigts sont en même temps moins longs etils ont des griffes plus acérées. Le crâne ressemble assez à celui des Zibeths et des Paradoxures; enfin les dents molaires, au nombre de & sont remarquables : les deux paires postérieures par leur couronne tuberculeuse et arrondie, les antérieures par la forme comprimée, surélevée et tout à fait carnassière de leur couronne; ce qui, joint aux fortes canines des Cynogales, leur permet de saisir plus facilement les Poissons dont ils font leur principale nourriture, Le pelage de ces Carnivores est abondant et moelleux ; il rappelle celui des Loutres , Diais il a plus de longueur.
Cane D CYNOGALE, 1/3 de grand,
DENTS DE CYNOGaLE, grand, rat,
Le CyNoGALE DE BENNETT (Cynogale Bennelti, Gray) est brun cannelle un peu glacé de gris, Sa taille égale à peu près celle du Zibeth. mais ilest proportionnellement pins allongé et moins haut, Il fiéquente les endroits humides, entre dans les lacs et les rivicres, et paraît
Tite vu CyNOGALE, 1/3 de grand,
n'exister que dans l’tle de Bornéo. De Blainville en a décrit le squelette dans son Ostéographie, et j'ai donné quelques nouveaux détails à son égard dans la zoologie du voyage de la Zonite,
Pa mp
Suricate, 1/6 de grand. (Voir p. 44;
CYNOGALE, 1/6 de grand.
GENRE CIVETTE:(Viverra, Linné) une bieh moindre étendue que cell
. Ge genre, tel qu'il est aujourd'hui circonscrit, a e qu'il avait reçue de Linné, 11 ne comprend que deux
Jstéographie, de la Bonile,
conserit, à 1 que deux
FAMILLE DES VIVERRIDÉS. 31
espèces authentiques, l’une propre à l'Afrique ou la véritable Givette, l'autre particulicre à l’Inde et à quelques-unes de ses Îles, c’est le Zibeth, Ces Animaux, qu’on a longtemps confondus en une seule espèce, n'ont été bien distingués l’un de l’autre que depuis les travaux de Buffon et de Daubenton, G. et F, Guvier les ont aussi étudiés avec soin.
Ces Viverra comptent parmi les plus grands Animaux de leur famille; ils ne dépassent cependant pas le Renard en dimension. Ils ont six paires de molaires à chaque mâchoire, et ces molaires ne sont guère plus carnassiéres que celle des Chiens. Leur pelage est varié de brun et de blanchâtre, et ils ont sur la ligne dorsale des poils un peu plus longs que les autres, simulant une espèce de criniére, Ils répandent une forte odeur de muse, et la substance dont cette odeur émane est assez abondante pour que l’on puisse la recueillir, l'organe qui la fournit étant plus développé chez eux que dans aucun autre Viverrin, En voici une courte description :
Entre l'anus et les organes de la reproduction des Civettes ou des Zibeths, dans le mâle comme dans la femelle, on remarque une fente longitudinale conduisant dans deux cavités qui semblent être un repli scrotal et dont l'orifice rappelle celui de certains hermaphrodites du sexe mâle. L'intérieur en est plus ou moins velu ; et il est percé d’une infinité de pores communiquant avec autant ‘le follicules sécréteurs. La matière odorante y est versée par ces derniers , et suivant l'âge de l’Animal, son sexe ou l'époque de l’année, elle est plus ou moins abondante, Son odeur approche beaucoup de celle du musc ; elle se répand avec la même facilité ; elle a la même persistance, et à une certaine
Onoise sfcnêreun DE La Civenis, grand, nat. distance elle est fort agréable, De tout temps
cette substance odorante a été un objet de
commerce, et l'on en a fait usage en parfumerie ainsi qu’en médecine, Une grande partie
de l'Afrique intertropicale ainsi que l'Inde contirentale en ont fourni pendant longtemps à
l'Europe par la voie d'Alexandrie ou de Venise; depuis lors on l'a également obtenue par le
Sénégal, et les relations des Hollandais avec l'archipel indien l'ont fournie avec une égale abondance,
Il paraît qu'on avait essayé d'élever des Civettes en Hollande pour la production de leur parfum, et, qu’à cet effet, on avait amené dans co pays quelques exemplaires de l'éspèce du Zibeth pour les conserver en vie et en retirer Ja sécrétion musquée dont un fragment très-peu considérable peut Communiquer son odeur à une assez grande quantité de matière grasse, Cette sorte de domesticité des Civettes est, d’ailleurs, d'un usage habituel dans plusieurs parties de l'Afrique intertropicale; mais c’est là plutôt une captivité qu'une ‘lomesticité véritable, Le caractère farouche et irascible des Carnivores de ce genre ne le permet pas autrement, ,
On tient ces Animaux en cage, el l'on vide leur poche avec une cuiller, Dans quelques endroits on à bien soin d’y introduire préalablement un peu de substance onctücuse, où même des sucs végétaux qui, se mêlant à la maticre sécrétée, augmentent d'autant la quantité de la matière odorante.
La Civette du commerce est donc fort souvent falsifiée, Du temps de Buffon, on préférait celle d'Amsterdam comme préparée par les parfumeurs eux-mêmes. En Afrique, où l’extraction s’en répète deux ou trois fois par semaine, la quantité d'humeur odorante dépend de la qualité de la nourriture que l’on donne aux Civettes et de certaines dispositions particulières à ces dernières: elles en rendent d'autant plus qu'elles sont mieux et plus délicatement
32 ORDRE DES GARNIVORES,
nourries, Les mâles en sont plus abondamment pourvus que les femelles, et pendant l'époque du rut, ils en ont encore davantage, L'analyse de la Givette a été faite par M. Boutron-Charlard. Cette substance, autrefois très-vantée en médecine, n’est plus guère employée aujourd’hui que dans la parfumerie; c’est cependant un antispasmodique utile. Comme le musc, elle a une odeur très-persistante,.et les peaux des Givettes ou des Zibeths en sont encore fortement imprégnées après avoir séjourné longtemps dans les musées d'histoire naturelle; elles communiquent aussi cette odeur aux objets environnants,
Les Carnivores de ce genre ne sont pas très-rares dans les ménageries ; ils y conservent leur mauvais naturel, Ce sont des Animaux à deminocturnes, chez lesquels la colère est à peu près la seule diversion à une tristesse habituelle, Quand on ne les débarrasse pas de leur matière musquée, ils en laissent quelquefois tomber des fragments, et l'odeur qu'ils répandent ou qu'ils donnent à la cage dans laquelle on les retient captifs est très-intense. Elle augmente encore si on les iriite fréquemment,
CiverTe D'AFRIQUE (Viverra Civetta, Linré)? Ew#'Civette a sur un fond gris des bandes transversales étroites, parallèles entre elles sur les épaules, plus larges sur les côtés du corps et les cuisses, et quelquefois assez rappro:hées ou contournées pour former des taches œillées ; quatre ou cinq anneaux brun noir se remarquent sur sa queue, dont l'extrémité est entièrement noire sur une longueur de six pouces.
DENTITION DE LA Givettr, gand, nat.
Civerrk b'Arnique, 1/7 de grand,