LEE
généraux que
à strié, à été Goudot, Son pngitudinales
FAMILLE DES VIVERRIDÉS, 5
brunes dont le nombre est de six sur le dos et de huit sur les lombes ; la queue est en grande partie blanchâtre, Les oreilles sont arrondies et velues, La taille égale celle du Furet,
TREMELAT
GALIDICIIS SEUIÉE, 9 de grand
M, Gray signale aussi à Madagascar une seconde espèce de ce genre, qu'il nomme GALIDIGTIS BARRÉE (Galidiclis villala), et il donne à son égard quelques détails recueillis par le docteur Thompson. Ce médecin à possédé pendant six mois, à bord, cette Galidie vivante ; elle était fort agile, gracieuse dans ses mouvements et complétement diurne,
M, le D. Coquerel, chirurgien de la marine française, a également eu l’occasion d'observer vivantes des Galidictis et des Galidies, et ce qu'il a remarqué à leur sujet montre que leurs mœurs ont, comme leur organisation, beaucoup d’analogie avec celles des Ichneumons. Ces Animaux vivent dans les bois, mais ils se rapprochent souvent des habitations pour surprendre les volailles, et ils entrent jusque dans les poulaillers, Les Malgaches, qui les connaissent sous le nom de Vortsire, ont beaucoup de peine, dans certains endroits, à soustraire leurs Poules et leurs œufs à la voracité de ces petits carnassiers, Les dégâts que ceux-ci commettent sout parfois très-considérables, les Vontsires ayant, comme nos Putois, l'habitude de saigner tous les Oiseaux qu'ils trouvent dans une basse-cour pour les abandonner de même, après en avoir bu le sang ou mangé la cervelle,
Ils ne sont pas à l'état sauvage dans l'ile Bourbon, mais on les y porte quelquefois et-on se plaît à les tenir dans les habitations, Il est facile de les conserver dans un état à peu près complet de domesticité, Au rapport de M, Coquerel, rien n’est curieux comme la gentillesse de ces Animaux, et leur légéreté est réellement étonnante, Sans cesse en mouvement, ils aiment à se promener partout lorsqu'on leur accorde un peu de liberté; ils se laissent caresser un instant, mais bientôt ils glissent brusquement entre vos mains, sont sans cesse occupés à fureter et fout entendre une sorte de petit gloussement analogue à celui de certaines espèces d'Oiseaux,
Les Galidies et les Galidictis font une guerre continuelle aux Insectes de toutes sortes: ils détruisent les Rats avec autant d'adresse que pourraient faire les meilleurs Chats, et, grâce à la finesse de leur corps, ils peuvent les poursuivre Jusque dans leurs retraites, Quand ou les nourrit bien, ils finissent par oublier leur goût pour les Poules et on les voit souvent vivre avec elles en assez bonne intelligence, Hs jouent volontiers avec les Chats et aves les Chiens qu'ils connaissent; mais si par hasard un Chien étranger a pénétré dans la maison, ils se
précipitent sur lui, quelle que soit la taille, et ils lui mordent les jambes jusqu'à ce qu'il ait battu en retraite, On s'amuse souvent à donner un œuf aux Galidies. Ils commencent par le faire rouler par terre en poussant un petit cri en signe de joie et après s'en être amusés pendant quelques instants, ils cherchent à briser sa coquille pour en manger le contenu, Afin d'en venir à bout, ils emploient un singulier procédé : après avoir roulé l'œuf vers un arbre, une pierre ou tout autre corps résistant , ils se renversent sur le dos, saisissent l'œuf entre leurs quatre pattes et les détendant tout d'un coup, ils le lancent avec force, cet quelquefois à une distance de plusieurs pieds contre le corps dur dont ils se sont approchés, Les Galidictis se bornent à saisir l'œuf entre leurs pattes de devant et à le frapper contre quelque objet qui leur permette d’en briser la coquille, M, Coquerel a constaté que ces espèces de Mangustins craignent beaucoup l’eau,
FAMILLE pes CANIDÉS
La famille des Canidés comprend le Chien domestique (Canis), le Loup, le Ghacal, le Renard et beaucoup d'Animaux analogues, vivant dans des pays plus ou moins éloignés de l'Europe. C’est l’une des plus intéressantes de toutes celles que comprend l’ordre si varié des Carnivores, Les espèces qui s’y rapportent sont nombreuses , toujours plus ou moins semblables les unes aux autres par leurs caractères fondamentaux , et répandues sur presque tous les points du globe, Ce sont des Mammifères intelligents, qui se réunissent, en général , par petites troupes pour attaquer les Animaux dont ils font leur proie, Ils mangent aussi des charognes, et, dans certains cas, ils se rabattent sur les substances végétales,
Ges Canidés sont des carnivores très-faciles à distinguer de tous les autres. Leur corps est élevé sur pattes ; ils sont digitigrades, et leurs doigts, pourvus de griffes non rétractiles , sont au nombre de cinq en avant et de quatre en arrière, Ils ont la queue assez longue et plus ou moins touffue; leurs sens ont de la finesse, principalement celui de l’odorat; leurs hémisphères cérébraux ont des circonvolutions assez nombreuses, séparées par des replis profonds et disposées sur un plan qui leur est propre; leur humérus n’a pas de trou suscondylien , mais il montre constamment uno perforation de la fosse olécranienne; enfin leur système dentaire a une disposition fort caractéristique,
Les incisives des Canidés ont en général un tubercule de chaque côté de la partie priucipale de leur couronne, et elles conservent pendant un temps plus ou moins long l'apparence d’un trèfle; les canines sont fortes et pointues , et les molaires, en général au nombre de six à la mâchoire supérieure et de sept à l’inférieure, sont ainsi réparties : 5 avant-molaires croissant en dimension , + carnassière et ? tüberculeuses, La carnassière supérieure à 5on talon antérointerne plus ou moins rudimentaire, et sa partie principale forme deux ailes tranchantes; la carnassière inférieure est également tranchante et bi-ailée dans sa moitié antérieure, dont les deux lames tranchantes répondent aux deux pointes externes de la carnassicre de beaucoup d’autres Garnivores, par exemple, à celles de la Loutre, tandis que la troisième pointe qui caractérise la même dent chez les Carnivores est ici très-petite et accolée à la base postérointerne de la seconde aile, La deuxiéme portion de la dent carnassière inférieure est émoussée,
‘abaissée au niveau des tuberculeuses, et à peu près disposée comme elles à sa couronne; les deux paires de dents tuberculeuses de chaque mâchoire sont ovalaires ayant le grand diamètre transversal pour la mâchoire supérieure, et ovalaires à grand diamètre longitudinal pour la mâchoire inféricure.
Le nombre et la forme générale des dents souffrent peu d’exceptions dans la série des Canidés; cependant, un de ces Animaux qui est propre au Brésil, et que M, Gray a désigné par le nom de Cynailique mélanogastre, n’a, comme je m'en suis assuré, que # molaires , par suite de la présence d’une seule paire de tuberculeuses à chaque mâchoire,
Dr 7 1
isqu'à ce qu'il s commencent iprès s'en Ôtre en manger le ir roulé l'œuf dos, saisissent avec force, ct ont approchés, frapper contre
cau,
cal, le Renard ignés de l’Eu- ‘e si varié des u moins sem- ! presque tous 1 général, par ent aussi des , Leur corps on rétractiles , ongue et plus 'odorat; leurs ar des replis de trou susne; enfin leur
tie principale )parence d’un re de six à la ires croissant talon antéroanchantes ; la ‘ure, dont les de beaucoup ne pointe qui Jase postérost émoussée, Sa Couronne; ant le grand ètre longitu-
la série des ray à désigné & molaires, EG;
Re
FAMILLE DES GANIDÉS, 53
Le Canis buansu et quelques espèces voisines qu'on lui a réunies génériquement sous le nom de Cuons, ont bien les deux paires de tuberculeuses supérieures, mais ils n’en ont qu’une iuférieurement, ce qui leur donne & molaires seulement, C’est une disposition inverse que l'on voit chez l'Olocyon, lequel a + molaires, ses tuberculeuses étant au nombre de trois paires en haut comme en bas,
Dans les Amphicyons, genre éteint de Canidés, dont les espèces, en général plus grandes que celles d'aujourd'hui, ont habité l'Europe pendant l’époque miocène, il y avait sept paires molaires à chaque mâchoire; les tuberculeuses de ces Animaux sont en effet au nombre de 5,
Certaines espèces du genre des Amphicyons dépassaient sensiblement le Lion et le Tigre en grandeur, On suppose qu’elles étaient plantigrades et qu’elles avaient cinq doigts à chaque pied, Leur humérus était plus semblable à celui des Viverridés qu’à celui des Canidés, tel que nous les avons définis, Le même caractère existait aussi dans quelques espèces plus petites et d’une époque plus ancienne (époque proïcène), dont on a recueilli des débris dans les départements de Vaucluse, de la Haute-Loire et de la Seine. Celles-ci constituent dans la méthode zoologique d’autres genres, dont on trouvera la description dans ma Paléontologie française et qui ont aussi une grande analogie avec les Viverridés,
AupHicyon pu Gers (dents supéricures), 1/2 du grand.
Les espèces actuelles de Canidés nous occuperont seules; on peut les diviser en quatre genres principaux, sous les noms de Cynhyène, Canis, Renard et Olocyon ; on devra leur adjoindre aussi le genre Cynailicus, sur lequel nous ne reviendrons plus dans l’énumération qui va suivre.
GENRE CYNHYÈNE (Cynhyæna, F. Guv.), La dentition ordinaire des Canis, c’est-àdire $ molaires, dont les tuberculeuses ont les couronnes émoussées, s’observe chez un Animal africain que l’on peut aisément distinguer de toutes autres espèces de la même famille par son système digital. En effet, la Cynhyène n’a que quatre doigts, aussi bien aux pieds de devant qu’à ceux de derrière, Ce genre a aussi reçu les noms de Zycaon (H. Smith) et d'Hyænoïdes (Is. Geoffroy).
La CYNBYÈNE PEINTE (Cynhyæna picta), que Burchel et M. Temminck avaient d'abord décrite comme une Hyène, sous les noms d'Hyène chasseuse et d'Hyène peinte, est bien une espèce de la famille des Canidés par ses dents ainsi que par son ostéologie, et elle n’a rien de commun avec les Hÿènes, si ce n’est le nombre de ses doigts, Ses allures sont celles des Loups ou des Chiens,
DENTITION DE LA CYNHYÈNE, 9/4 de grand,