‹ Histoire naturelle des mollusques ptéropodes; monographie comprenant la description de toutes les espèces de ce groupe de mollusquesChapitre 30 sur 79 · XII. CLÉODORE ALÈNE · texte numérisé non relu

XII. CLÉODORE ALÈNE

Cleodora subulata, Quoy et Garmano.

Quoyx et GaimanD, Ann, des sc. nat., t. X, p. 233, pl. 8, f. 4-3.

Rawc, Creseis spinifera, Ann, des se. nat.,t. XIII, PS 1A POSE Escuscnourz, Cr. conica ? Atl. zool., p.17, pl. 25, f. 3.

(PI. VI, fig. 6, et fig. 2.)

C., testä conicd, elongatd, pellucidä, posticé acutissimd, anticè obliquè truncatd, transversim leviter striatd, supernè sulco longitudinali et

ce naturaliste, ces individus, qui ne semblaient pas plus génés de cette double charge, se trouvaient plus en sûreté. (Loc. cil., p. 316.)

(4) Voirla figure que nous en avons donnée dans la Zoologte du Voyage de la Bonite.

(2) CanTRainE, Malac. médit., p. 32.

obliquo ornatâ; aperturâ circulari, suprà rostratà.

Animal, pede lateraliter elongato, posticè angusto, albido et pellucido.

Cette espèce a la forme d'un cône très allongé, obliquement tronqué en avant et terminé postérieurement par une pointe légèrement renflée, marqué de stries transversales très fines dans toute son étendue, Sa face dorsale présente une petite rainure qui, du bord antérieur, se porte un peu obliquement en arrière, pour se terminer à une petite distance du sommet. La bouche, oblique à l’axe de la coquille, est circulaire, à bords irréguliers et tranchants ; la lèvre supérieure, qui dépasse l'inférieure, se termine sur la ligne médiane par une pointe plus ou moins saillante, formant quelquefois une sorte de rostre qui n’est que le prolongement de la rainure dorsale, — Cette coquille est entièrement transparente et assez résistante.

L'animal a les expansions latérales du pied allongées et un peu plus étroites que dans les espèces précédentes; le lobe postérieur ou intermédiaire est aussi plus saillant. La bouche, l’æsophage et une partie de la masse viscérale sont d’une couleur rougeûtre; le foie est verdàtre, et l'ovaire d’un blanc jaunâtre; toutes les autres parties sont blanches et transparentes {1).

Dimensions de la coquille. Longueur, 10 millimètres ; diamètre (à l'ouverture), 1 millimètre et demi.

Observations. MM. Quoy et Gaimard, qui ont les premiers signalé cette espèce, en ont donné une figure qui permet si difficilement de la reconnaître, que M. Rang a pu la décrire plus tard comme une espèce distincte, sous le nom de C. spinifera (2); mais MM. Quoy et Gaimard ayant reconnu eux-mêmes depuis (3), que l’espèce décrite par eux sous le nom de C. subulata était la mème que la C, spinifera de M. Rang, cette dernière espèce doit aujourd’hui dispa-

(4) Dans les figures qui ont été données de cette Cléodore, les formes de l'animal n’ont pas été rendues d’une manière exacte; nous renvoyons à celle que nous en avons donnée dans la Zoologie du Voy. de la Bonite.

(2) M. Rang a décrit d’abord cette espèce, dans les Annales des sciences naturelles (loc. cit.), et il l'a reproduite plus tard sur les planches de cette monographie.

(3) Zoologie du Voy. de l'Astrolabe, 1. IX, p. 385.

raître des catalogues et figurer seulement dans la synonymie de la première.

Habitation. Cette Cléodore est très commune et parait appartenir à toutes les mers.

Elle a été décrite par les auteurs suivants :

Quoy et Gaimarp, Voy. de l’Astrolabe, t. I, p.382, pl. 27, f. 14-16.

D'Onsienx, Poy., t. V, p. 119, pl. 8, f. 15-19,

Desnayes, Lamarck, nouv. édit., t. VII, p. 432.

Desnayes, C. spinifera, mème ouvrage, loc. cit.

CanTRaine, C. spinifera, Malac. meéditer., p. 31, Pl112:

Papi, C. spinifera, Enum. moll, Süicil., t. II, p.72:

SouzeverT, €. subulata, Voy. de la Bonite, t. I,

p. 192, pl. 8, f. 5-9.

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