C. radiata, Quoy et Gaimard
Tiedemannia napolitana , Van Beneden.
T. punctata , Souleyet.
FAMILLE DES EURIBIES.
GENRE EURIBIE, £URIBIA, Rang.
Psyche, Rang; Argivora? Lesueur.
Corpus globosum, anticè pede lateraliter aliformi instructum, posticè in pallio cartilaginomembranaceo testam simulante inclusum. Caput distinctum. Tentacula duo anticè sita. Oculi null. Os terminale, infra appendicibus duabus subconicis instructum. Anus infrà et in latere dextro collocatus. Orificia generationis disjuncta, anticè et deætrorsüm sita. Branchiæ membranaceæ, triangulari-elongatæ, ad partem anticam corporis eælus insertæ.
Corps globuleux, pourvu antérieurement d’un pied disposé sur les côtés en forme de nageoire, renfermé postérieurement dans un manteau cartilagino -membraneux , ayant l'apparence d'une coquille. Tête distincte. Deux tentacules tout à fait antérieurs. Point d’yeux. Bouche terminale, pourvue inférieurement de deux appendices subconiques (1). Anus situé en dessous et en avant, à droite de la ligne médiane. Orifices de la génération du même côté, en avant, et séparés; branchies extérieures, en forme de longues lanières triangulaires, insérées à la partie antérieure du corps.
Historique et observations. Ce genre a été proposé, en 1827, par M. Rang qui ne l’avait caractérisé que d’une manière très incomplète (2); aucun naturaliste n’en avait plus parlé depuis, jusqu'au travail que nous avons publié sur ces
Mollusques, dans la Zoologie du Voyage de la Bonite (3).
(1) Ces appendices sont au nombre de deux sur l’espèce d’après laquelle nous caractérisons ce genre ; mais il est possible que leur nombre soit variable, comme dans les Clios.
(2) Annales des sc. nat., t. XII (1° série), p. 328, pl. 45, B, f. 9-11. — Voir ausi le Manuel de l’hist. nat. des Mollusques, p. 117.
(3) Voir la description zoologique et anatomique que nous avons donnée du genre Euribie dans cet ouvrage, t. IL, p.241.
Le genre Euribie se distingue facilement de tous les autres genres du groupe des Ptéropodes par l’ensemble de ses caractères, mais surtout par la forme singulière du manteau et par la situation des branchies. Les expansions natatoires de ces Mollusques, réunies postérieurement par un lobe intermédiaire tres petit et de forme triangulaire, comme l'avait déjà indiqué M. Rang, rappellent encore celles des Hyales, des Cléodores, etc. ; mais, par la plupart de leurs autres caractères et par leur organisation interne, les Euribies se rapprochent bien davantage des Pneumodermes et des Clios : on peut donc les considérer comme établissant un passage ou un lien de transition entre les Ptéropodes nus et les Ptéropodes conchylifères (1).
Nous rapportons aux Euribies les Psychés de M. Rang. Nous établissons ce rapprochement d’après la remarque faite par ce naturaliste à la suite de la caractéristique qu'il donne du genre Psyché dans son Manuel de l’histoire naturelle des Mollusques, «que des dessins de Mollusques pteropodes rapportes par M. Reynaud, de son voyage dans l'Inde, paraissent s’y rapporter (2).» Ces dessins, que M. Reynaud a bien voulu nous communiquer, représentent d’une manière très exacte l'Euribie qui a servi à nos propres observatio..s. Les Psychés ne différeraient donc des Euribies que par leur manteau, qui n’est plus cartilagino -membraneux , mais simplement membraneux.
Enfin, nous croyons qu'il faut aussi rapporter au genre Euribie celui que M. Lesueur avait
(4) M. Raug avait cru les Euribies pourvues d’une coquille; mais ce naturaliste avait été induit en erreur par la forme singulière que présente le manteau de ces Mollusques, lequel a effectivement l'apparence et même les usages d’une coquille. (Voir ce que nous avons dit, à ce sujet, dans la description de ce genre, Voy. de la Bonite, t. Ll, p. 244.)
(2) Manuel de l'hist. nat. des Mollusques, p. 117.
établi sous le nom d’Argivora, pour une petite Cymbulie dépourvue de coquille (1).
Mœurs, habitudes, distribution geographique.
Les Euribies paraissent être des Mollusques rares. On les rencontre surtout dans les régions chaudes et tempérées; cependant M. Rang a recueilli l'espèce sur laquelle il a établi le genre Psyché, dans les mers de Terre-Neuve.
Les mœurs et les habitudes de ces Ptéropodes ressemblent encore beaucoup à celles des genres dont nous avons déjà parlé; comme les Mollusques de ces genres, ils nagent dans une position renversée.
Nous rapportons à ce genre les trois espèces suivantes :