GENRE CLIO
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GENRE SPONGIOBRANCHE,
Spongiobranchea, d'Orbigny.
M. d'Orbigny a proposé ce genre pour des Mollusques ptéropodes qui ressembleraient presque entièrement aux Pneumodermes par leurs caractères extérieurs et par leur organisation interne, mais qui en différeraient par la forme de leur appareil branchial constitué par une partie spongieuse occupant l'extrémité postérieure du corps. Une pareille structure dans l'organe de la respiration est si peu conforme à l’analogie, qu'il nous parait nécessaire d'attendre, pour admettre le genre proposé par M. d'Orbigny,
que de nouvelles observations aient confirmé ce que ce naturaliste en a dit. En effet, des deux espèces placées dans ce genre par M. d'Orbigny, l’une, le Spongiobranchea australis (1), nous semble n'être qu’un Pneumoderme très voisin du 2, Peroni, dont les branchies auraient été dessinées à l’état de contraction; et l’autre, le Spongiobranchea elongata n'est évidemment qu'une espèce de Clio, très voisine et peut-être la mème que celle que nous avons fait connaître sous le nom de Clio longicaudatus.
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GENRE CLIO, CLIO, Linne.
Clione , Pallas; Cliodita, Quoy et Gaimard.
Corpus, ut in Pneumodermis; caput ad oris latera appendicibus conicis et acetabuliferis instructum. Branchiis cutaneis.
Corps comme dans les Pneumodermes; la tète munie, sur les côtés de la bouche, d’un nombre variable d’appendices coniques, recouverts de suçoirs extrèmement petits. Branchies formées par la peau.
Historique. Les Mollusques que les zoologistes désignent aujourd’hui sous le nom de Clos (1), ont été signalés, pour la première fois, par F. Martens, dans son Voyage au Spitzberg et au Groënland, comme nous l’avons déjà dit précédemment. Longtemps après, Pallas, dans ses Spicilegia zoologica, en donna une description assez exacte; mais c’est Cuvier qui, le premier, dans son mémoire sur le Clio borealis, a fait connai-
(4) Nous avons déjà vu que ce nom avait été donné originairement par Brown aux Mollusques ptéropodes dont Péron et Lesueur ont fait plus tard leur genre Cléodore.
tre l’organisation intérieure de ces Mollusques et a établi leurs véritables affinités, en les rapprochant des Hyales et des Pneumodermes.
M. de Blainville reprit, un peu plus tard, l’étude de ce genre qu’il décrivit, sous certains rapports, d’une manière plus complète que ne l'avait fait Cuvier. Les voyageurs qui ont parlé depuis de ces Mollusques, MM. Quoy et Gaimard, Rang, etc., s'étaient bornés à en faire connaitre quelques espèces nouvelles; mais, plus récemment, M. Eschcricht, professeur à l’université de Copenhague, a publié sur le Clio borealis un mémoire étendu dans lequel il a décrit ces Mollusques et leur organisation interne d’une manière très détaillée (2) ; nous avons pu étudier aussi ce genre dont nous avons donné une description complète dans la partie zoologique du Voyage de la Bonite (3).
(4) Nous avons fait représenter cette espèce sur les planches de cette monographie, d'après M. d'Orbigny. (Voir pl.X V, fig. 21-27.)
(2) Mémoire déjà cité.
(3) Voir cet ouvrage, t. II, p. 275.
Observations. Les Clios ressemblent beaucoup aux Pneumodermes par la forme de leur corps et par la plupart de leurs autres caractères ; mais ils en diffèrent d’une manière bien tranchée par l'absence des feuillets branchiaux qui, chez ces derniers, occupent la partie postérieure du corps, et par la conformation des diverses parties de la bouche.
MM. Quoy et Gaimard avaient proposé le genre Cliodite pour quelques petites espèces de Clios qui ont la tête séparée du tronc par une sorte de cou étroit et allongé, et qui seraient en outre tout à fait dépourvues de tentacules ; mais le premier de ces caractères, plus ou moins prononcé chez les Clios, comme chez les Pneumodermes, ne peut guère servir de base à une division générique; et, quant à l'absence des tentacules, il nous paraît très probable que ces organes avaient échappé aux recherches de MM. Quoy et Gaimard, qui, du reste, ont renoncé eux-mêmes depuis au genre qu'ils avaient proposé.
Mœurs, habitudes, distribution géographique.
Les mœurs et les habitudes des Clios paraissent être les mêmes que celles des Pneumodermes.
Ces Mollusques habitent surtout les mers voisines des pôles : ainsi on sait que le Clio boréal est extrèmement commun dans les mers du Nord ; mais quelques espèces de ce genre se trouvent aussi dans les régions chaudes.
Le genre Clio ne comprend, comme le précédent, qu’un petit nombre d’espèces dont la plupart n’ont pu également encore être caractérisées que d’une manière assez incomplète.