VII. GENRE. — SERICULE
(Sericulus, Swainson.) Synonymie.
Oriclus, L., Gm., auct.
Icterus, Brisson.
Paradisea , Shaw.
Meliphaga, Lewin.
CaracrÈres. (Cons. pl. XXIV.) Bec plus court que la tête, assez
fort , comprimé sur les côtés, à arête légèrement convexe, à pointe légèrement recourbée, nu à la base. Narines percées dans une fosse
triangulaire sur le rebord des plumes du front. Mandibule inférieure mince, pointue, échancrée à la pointe, ainsi que la supérieure. Langue ciliée , et frangée à la pointe et sur les bords. Plumage des mâles séricéeux, ras et épais ; celui des femelles ordinaire.
Ailes s'étendant un peu au delà du croupion, pointues, à première rémige courte, les troisième et quatrième les plus longues. Tarses médiocres, assez robustes, scutellés, à doigt médian le plus long , intimement soudé à la base avec l’externe. Pouce robuste : tous armés d’ongles recourbés, comprimés, assez forts. Queue moyenne, presque égale, formée de douze rectrices à extrémité rectiligne.
Observations. Ce genre renferme deux espèces que la plupart des auteurs ont jusqu'a ce jour confondues avec les loriots, et cependant elles en diffèrent au premier aperçu. et par la forme du bec, et surtout par la longueur relative des tarses avec les autres proportions du corps. Les séricules vivent d'insectes, de petits mollusques, et de quelques baies charnues dans les bois peu fournis de la Nouvelle-Galles du sud, ou dans les sombres et vastes forêts de la Nouvelle-Guinée.
M. Swainson, le créateur du genre sericulus, l'a ainsi caractérisé : Rostrum orioli rostro simile; tarsi elongati, validi ; caud@ subfurcaté. Au sericulus re-
g'ens cet auteur, avec juste raison, proposa d’ad'oindre le paradisea aurea des auteurs, ou le loriot de paradis de Levaillant.
9e. ESPÈCE. — LE SÉRICULE ORANGÉ. (Sricilus aurantiacus, Lesson. ) Synonymie.
Golden of paradise-bird, Edw., G1., pl. CXIL, t. II, p. 112. * Paradisea flavo-fulva, Mus. ad Fred., I, p. 15. Icterus indicus ou troupiale des Indes, Briss., Orn., supp., t. VI, p- 37.
Coracias aurea, L., Syst. nat., edit. X.
Oriolus aureus, L., Gm., Syst. nat., ed. XII: Wagler, esp. 1. Rollier de paradis, Buff., Hist. nat. des ois., t. III, p. 149. Paradisea aurea , Shaw, Gen. zool.
Loriot de paradis, Levaill., pl. XVII (Parad.) ; Borowsky, Naturf.,
Il, p. 122; Daudin, Ornith., t. 11, p. 277; Latham, Ind., genre 12, esp. 11.
Oriolus paradisea, Temm. ; Stark, El., t I, p. 206. Oriolus aureus : le paradis orangé, Vieill., Ois: dorés, t. II, pl. XI et XIT (variété) ; Encyel., Ornith , t. IT, p. 695. L'oiseau de paradis orangé, Cuv., Règ. an., f.1, p. 428; Voigt, trad. allem., t. I, p.618.
Loriot orangé, Dumont, Dict. se. nat., t. XXVII, p. 215. Habite la Nouvelle-Guinée, l’île de Waigiou.