‹ Histoire naturelle des oiseaux de paradis et des épimaques; ouvrage orné de planches, dessinées et gravées par les meilleurs artistes;Chapitre 43 sur 63 · LE SÉRICULE PRINCE-RÉGENT · texte numérisé non relu

LE SÉRICULE PRINCE-RÉGENT

(S£ERICULUS REGENS.)

(Le Mare, Pl. XXVI; La remecce, PL. XXVIL.)

Le prince-régent mâle a son plumage nuancé de deux seules couleurs, et par la douceur des plumes veloutées, comme par le brillant du jaune ou du noir qui les teint, cette livrée, si simple en apparence, est une des plus riches et des plus belles qu'on puisse voir. Il vit à la Nouvelle-Hollande dans la partie orientale que les Anglais nomment la Nouvelle-Galles du sud, où , sans être précisément rare , on ne peut se le procurer que très-difficilement. 11 paraît se tenir principalement sous les latitudes tropicales à partir de l'établissement de New-Castle. Il est très-recherché et très-estimé par les Anglais, qui l'ont consacré à Williams IV, alors prince-régent de la Grande-Bretagne; car c'est Lewin qui le premier l'a fait connaître en le figurant dans son Fascicule, et lui appliquant la dénomination de sucrier de King. Cependant le capitaine King,

fils de l'ancien gouverneur de la colonie de Sydney, a réclamé en faveur de son père la consécration de ce nom de King, quisignifie aussi roi. Nous sommes les premiers Français qui ayons apporté dans notre patrie et donné au Muséum des dépouilles de séricules princes-régens, que les amateurs se sont procurées par la voie d'Angleterre.

La taille de l'individu est donc d'environ huit pouces. Les plumes qui recouvrent la tête sont courtes , très-serrées , et d'un toucher trèsvelouté. Leur coloration est un jaune légèrement mordoré, et cette teinte règne aussi sur le cou, les épaules, autour de l'œil et sur les rémiges secondaires. Les paupières sont noires, ainsi que tout le reste du corps, et ce noir très-lustré offre l'aspect soyeux. Le bec est jaune citron, l'iris est rougeûtre , les pattes noirâtres, et la langue est terminée par un pinceau de papilles nerveuses très-alongées.

L'individu (P/. XXVII) que nous avons décrit dans le voyage de la Coquille comme étant du sexe féminin, avait été tué au port Macquarie, et nous avait été remis par M. Fenton, chirurgien anglais de la garnison de Sydney. Cette femelle a presque tous les caractères des séricules mâles, excepté la taille qui est plus forte et la coloraüon du plumage. Sa livrée en effet est terne et

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