AAA ARS AAA AAA AAA AA AE A LUE LEA ELEVEUR VAR ER LES CANÉLIPHAGES
(CINNAMOLEGUS.)
- Les canéliphages conduisent des épimaques aux: véritables sucriers. par l'intermédiaire du plaledon mohoet: du: promerops du Cap; le merops cafer et l'upupa promerops du systema naturæ. Leur bec recourbé est beaucoup plus long que la tête, comprimé sur les côtés, denté à la pointe des deux mandibules, qui sont inégales, la supérieure dépassant l'inférieure. Les narines sont latérales, basales, et revêtues par les plumes veloutées du front, bien que celles qui couvrent le crâne soient écailleuses, celles du menton sont piliformes. Les plumes des flancs ont les barbes externes bien plus longues que les internes, et se trouvent recourbées et élargies à leur sommet; toutes sont amples, alongées, et forment deux larges parures sur les côtés, surmontées par deux touffes épaisses de plumes longues, décomposées, droites et pointues. La queue est énormément longue, de manière que les rectrices, toutes taillées en lames d'épée,
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se trouvent être les deux moyennes plus longues,
les latérales plus courtes, et successivement très-
étagées, car les deux plus externes ont à peine
six pouces de longueur, suivant les individus. Les femelles possèdent une livrée terne émail-
lée de barriolures brunâtres. Les jeunes mâles
tiennent des adultes et de leurs mères.
Les habitudes et les mœurs des canéliphages sont entièrement ignorées. La seule espèce connue vit à la Nouvelle-Guinée, Pline donnait le nom de cinnamolegus à un oiseau asiatique d'espèce. iidéterminée, |
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LE CANÉLIPHAGE PAPOU.
(CINNAMOLEGUS PAPUANUS.)
(Le mare, PL. XXXIX ; La FEMELLE , PL. XL.)
Lorsque cet oiseau est bien adulte et du sexe mâle ( PZ. XXXIX ), ila jusqu’à trois pieds et demi de longueur, et dans ces dimensions le corps n'entre guères que pour huit à neuf pouces. Son bec, long de trois pouces deux à quatre lignes, est fortement recourbé, de couleur noire, ainsi que les tarses. L'iris est, dit-on, d’un jaune noirâtre. La tête est revêtue de plumes imbriquées, de forme écailleuse, et qui ne dépassent pas l'occiput; elles sont d'un vert glauque métallisé. Sous le menton, des plumes soyeuses s'avancent jusqu'entre les branches de la mandibule inférieure, et sont teintes en cuivre rouge à reflets d'iode. Le corps est abondamment fourni de plumes ches, brunâtres, avec des reflets luisans, dorés et violâtres. Celles du dos sont d'un vert brillant, ainsi que le haut de l'abdomen et la poitrine, Les ailes sont noir violâtre. La queue
est formée de douze rectrices très-étagées : les deux moyennes sont les plus longues, les deux externes les plus courtes. Elles sont uniformes, à pointe mousse à leur sommet, à rachis dur et droit, d'un brun teint de vert emeraude en dessus, et uniformément marron brun ou chocolat foncé en dessous. Les dimensions de ces rectrices varient beaucoup, et c'est ainsi que les moyennes ont depuis deux pieds jusqu'à trois, et les externes depuis six pouces jusqu'à deux. Les plumes uropygiales, étendues en couverture supérieure sur la queue, sont longues, décomposées et d’un beau noir.
Ce qui distingue surtout le canéliphage papou sont, sur les côtés et recouvrant les ailes, deux sortes de plumes formant double parure sur chacun des flancs. Le premier faisceau est composé de plumes thoraciques abondantes, épaisses, s'alongeant graduellement au fur et à mesure qu'elles s'implantent en arrière du thorax et proche les épaules. Toutes ces plumes sont molles, flexueuses et peintes d'une certaine façon. Les huit à dix premières sont en entier d’un noir velouté. Celles qui suivent ont à leur sommet une raie azur relevée par une frange d'un vert émeraude des plus purs; puis les postérieures se trouvent être largement bordées d’un bleu céleste des plus luisans, tandis que les dernières et les
plus larges sont d'un noir uniforme et velouté. Ces parures ont cela de particulier, que la texture de la plume présente des barbes très-longues sur le bord extérieur du rachis, puis des barbes trèscourtes sur le côté opposé. Il en résulte que l’extrémité est contournée presque en demi-cercle par une inversion dans l'alongement des barbes qui la garnissent, et qu'il semble qu'elle soit taillée artificiellement.
Derrière ce large faisceau marginal, si abondamment fourni, et s'élevant sur le côté de l'oiseau avec tant de grâce, est placé un second faisceau composé de plumes à teinte sombre, qui toutes ont des barbes lâches, décomposées, à barbules finement barbulées elles-mêmes, de sorte que la plume a une forme pointue, alongée et droite.
La femelle ( P/. XL), de moitié plus petite que le mâle, a la queue fortement étagée, mais sans aucune parure des flancs. La tête et le cou, de même que le dos, les couvertures desscapulaires, sont d’une teinte rousse-cannelle, tirant au brun sur le crâne, et passant au noir en devant du cou. Les rectrices elles-mêmes sont chocolat clair; le bec et les pieds brunâtres. Le dessous du corps est de couleur de suie avec des rayures squammuleuses blanches.
Les mâles, dans leur jeune âge, ressemblent
A ls DRE COTE!
aux femelles par la plus grande partie de leurs traits; mais déjà les plumes écailleuses et métallisées se dessinent sur la tête et apparaissent
. dès la seconde année.
Sonnerat (1),.qui le premier fit connaître le canéliphage papou sous le nom de grand promerops de la Nouvelle-Guinée, a figuré une variété de femelle, ou un jeune, sous le nom de promerops brun. Voici textuellement ce qu'il en dit : Cet oiseau a vingt-deux pouces de l'extrémité du bec à celle de la queue. Le bec est noir, luisant, étroit, arrondi et fort arqué. Il a deux pouces et demi de long. La queue a treize pouces de son origine à son extrémité. Elle est composée de douze plumes, dont les deux du milieu , qui recouvrent les autres quand la queue est relevée, sont les plus longues. Chaque paire de rectrices latérales va toujours en diminuant, et la plus extérieure a au plus quatre pouces de long. Le sommet de la tête et les côtéssont couleur d’acier poli. Le col et la gorge sont d'un beau noir, ou bruns. Le col en arrière, le dos, les ailes, les plumes scapulaires, le dessus de la queue, sont bruns. Le col , les ailes et le dos sont lavés de vert-brun. Le ventre est rayé transversalement de noir et de blanc. Les plumes sont grisâtres
(1) Voyage à la Nouvelle-Guinée , p. 164 et suiv.
à leur origine : elles deviennent ensuite noires, et sont coupées par une raie blanche, ensuite par une noire , et terminées par une blanche. Les pieds et l'iris sont noirs.
Labillardière dit avoir rencontré le canéliphage papou dans l'île de Waigiou. Nous nous en sommes procuré des dépouilles à la Nouvelle- Guinée.