PERROQUETS PROPREMENT DITS
Nous placerons dans notre quatrième et dernier groupe les perroquets proprement dits, qui se distinguent des Aras par leur queue courte et carrée ; des Kakatoès, par l’absence de huppe, et des perruches parleur taille évidemment plus grosse, et leur queue qui n'est jamais étagée ni en fer de lance ; bien qu’il se trouve des Perruches qui aient aussi des queues carrées , mais plus longues que celles des Perroquets. Nous réunissons aux Perroquets, les Lorris dont Buffon avait cru pouvoir former un groupe à part, à cause de leur couleur , qui est généralement rouge et qui, en résumé, sont de véritables Perroquets, dont ils réunissent du reste tous les caractères physiques.
Les Perroquets ont une manière toute particulière de saisir les objets qu’on leur présente. Us avancent d’abord la pâte avec lenteur , renferment l’objet dans l’espèce d’anneau formé par leurs deux doigts de devant et de derrière réunis, et le portent ensuite à leur bec avec la plus grande nonchalance. S’ils ont dans leur cage des noyaux de fruits qui présentent une rainure, ils ont soin de placer le bord tranchant de leur bec dans la rainure du noyau, parviennent de cette manière à l’ouvrir avec la plus grande facilité , et font leur délices de l’amande qu’il contient.
Quand ces animaux sont en captivité, ils arrachent souvent leurs plumes pour les broyer. M. Latreille avait un Perroquet qui vécut quatre ans sans plumes; il se les était toutes arrachées, et ressemblait, comme le disent les auteurs qui rapportent ce fait, à un poulet qu’on va mettre à la broche.
Les Perroquets, comme on le sait, ont été dans tous les temps fort à la mode. On parle d’un Perroquet qui fut acheté cent écus d’or
par un cardinal de l’ancien temps, parce qu’il répétait par cœur son jpater noster. Terminons ici ces généralités, pour passer à la descrip tion des espèces les plus remarquables.