LE MAÏPOURI
PSITTACUS MELANOCEPHALUS. LINN .
Buffon a fait de l’oiseau que nous allons décrire , un petit genre à part , auquel il donne le nom de Maïpouri , et qu’il place entre les Perriches et les Papegeais. Nous conserverons, suivant Brisson et Linnée, le Maïpouri parmi les Perroquets, en faisant toutefois remarquer que son corps est un peu moins gros que celui des autres Perroquets.
Le nom de Maïpouri vient de ce que l’oiseau fait entendre un sifflement tout à fait semblable à celui du Tapir , quadrupède désigné à Cayenne sous le nom de Maïpouri. Tout le dessus de sa tête est noir. On remarque au pourtour de la paupière inférieure , une rangée de petites plumes verdâtres. Un demi-collier de couleur jaune doré , enveloppe le dessus du cou. Les côtés de la tête , la gorge et la partie inférieure du cou , sont d’un assez beau jaune clair ; cette couleur se réunit de chaque côté au jaune doré du dessus du cou. La poitrine et le ventre sont colorés en blanc jaunâtre. Les plumes des jambes et du bas-ventre, sont d’un jaune également doré. Le dos , le croupion , les couvertures supérieures des ailes et les pennes de la queue , sont d’un beau vert luisant. Les grandes pennes des ailes sont bleues à l’extérieur et noires à l’intérieur. Le bec est gris. Les pieds sont d’un gris noirâtre.
Cet oiseau n’apprend point à parler. Il est impossible de l’élever en domesticité. Il refuse la nourriture et se laisse mourir de faim.