‹ Histoire naturelle des oiseaux exotiquesChapitre 72 sur 116 · COQ DE ROCHE YERD1N · texte numérisé non relu

COQ DE ROCHE YERD1N

RUPICOLA VÏRIDIS. TEMM.

Le Coq de roche Verdin, ou plutôt le Rupicoîe-Verdin, est un oiseau d’un port assez lourd. L’on remarque un petit trait noir près du conduit auditif. Les remiges sont de cette dernière couleur. Il existe sur les couvertures alaires trois bandes transversales également noires. Le reste du plumage est d’un beau vert. Le bec et les pieds sont noirâtres. La femelle n’a pas cette petite huppe verte qui chez le mâle existe de chaque côté du front, et s’étend jusque sur le bec. Elle n’a pas non plus le petit trait noir du méat auditif, ni les trois bandes sur les ailes. Cet oiseau se trouve dans î’île de Sumatra.

GENRE MANAKXN.

PIPRA. L1NN.

La huppe dont est surmontée la tête du Coq de roche, parut à Rrisson un caractère suffisant pour former son genre rupicola , distinct du genre manacus. Linnée et Latham réunirent ensuite ces deux derniers genres sous la dénomination commune de Pipra. Il y a en effet, comme on va le voir, une analogie très grande entre les caractères ornithologiques des Rupicoles et des Manakins ; ceux-ci, rangés dans l’ordre des Passereaux syndactyles, de la famille des Pipridès, et de la section des Dentirostres , ont un bec court et fort, comprimé vers le bout. La mandibule supérieure a à peu près la même forme que celles des Coqs de roche, seulement un peu moins voûtée. Elle est légèrement recourbée et échancrée à sa pointe. La mandibule inférieure est un peu retroussée et aiguë. Les narines placées sur les côtés du bec, et vers la base, sont en parties recouvertes par une membrane. Il y a quatre doigts ; un en arrière et trois devant, dont l’interne est uni à l’externe.

Les Manakins, d’une forme généralement petite et gracieuse, ont un plumage paré d’assez vives couleurs. On ne les voit jamais en pleine campagne, ils recherchent l’intérieur des bois frais et humides. Ils vont par troupes de huit à dix. Leur nourriture consiste en petits fruits sauvages.

MANAKIN ROUGE.

PIPRA AUREOLA. LIA A . ET LATII.

La têle, le derrière du cou et la poitrine sont d’un rouge safrané. Le bord du haut de l’aile est jaune. Tout le reste du corps est noir. Le bec et les pâtes sont bruns.

Cet oiseau habite la Guiane.

La femelle a le dessus du corps olivâtre, ainsi que le ventre et la poitrine. La tête est couronnée d’un peu de rouge.

MANAKIN A TÊTE D’OR.

PIPRA ERYTROCEPHALA. L1NN.

Tout le corps est noir, la tête d’un jaune doré, et les cuisses d’un rouge-carmin. Bec et pâtes brunâtres.

Cet oiseau habite les forêts de la Guiane, du Brésil et du Mexique. La femelle n’est pas bien connue.

MANAKIN MILITAIRE.

PIPRA MÎLTTARIS. SHAW.

Une plaque d’un rouge-carmin existe sur le front. La tête et le derrière du cou sont noirs. Les parties latérales de ce dernier, la gorge, la poitrine et le ventre sont gris. Les petites couvertures des ailes et le dos sont noirs. Les grandes couvertures sont vertes. Les remiges sont brunes. Le croupion est rouge. La queue est noire. Le bec est brun. Les pieds sont gris.

MANAKIN TIGE.

PIPRA P A REGLA. LATII.

Tête surmontée d’une huppe rouge. Le manteau bleu. Tout le reste

du corps noir.

Ois. Ex.

i5e Liy.

Le bec est noir, les pâtes jaunâtres. Ce Manakin est très commun au Brésil.

La femelle n’a point de huppe. Plumage d’un vert-olivâtre en dessus du corps, et d’un vert-jaunâtre en dessous. Légère teinte de gris sur la poitrine.

GENRE GUEPIER

MEROPS. linn.

Les Guêpiers sont de Tordre des Passereaux, de la tribu des Syndactyles, de la famille des Méropidès, et de la section des Longirostres. Leur bec est grêle, triangulaire à la base, allongé, un peu arqué et terminé en pointe. Les narines sont placées de chaque côté à la base du bec, et recouvertes par de petits poils. Les ailes sont suraiguës, ce qui est le type de la plus grande perfection. Leurs tarses sont excessivement courts. Ces oiseaux ont fixé au plus haut degré l’attention des observateurs. Pourvus d’un vol aussi puissant, ils sont toujours en mouvement. On les voit en troupe, voguant sans cesse au milieu des plaines de l’air, et recherchant surtout les insectes que les autres oiseaux savent éviter avec le plus grand soin, tels que les frelons, les abeilles et les guêpes. Leur peau qui est très ferme, peut facilement les préserver de la piqûre de ces insectes. On les voit encore raser la surface des eaux, pour y faire la guerre aux insectes de tout genre. Dans Pile de Candie on prend des Guêpiers à la ligne, en attachant aux hameçons des sauterelles qui peuvent encore s’agiter en volant. La peau des Guêpiers répand, dit-on, une odeur fort agréable. Ces oiseaux déposent leurs œufs dans les trous d’arbres ou de rocher. Les services qu’ils rendent en détruisant les insectes, les ont fait révérer dans certains pays.

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