‹ Histoire naturelle des orangersChapitre 8 sur 134 · Fleur de cédratier · texte numérisé non relu

Fleur de cédratier

15. Coupe horizontale d’un ovaire de pompoléon à huit loges, très-grossi. On voit que les ovules sont sur deux rangs dans chaque loge. Le nectaire a est sillonné parla pression des étamines.

14. Coupe horizontale du stigmate de lovaire de la figure 15, montrant la correspondance des vaisseaux du stigmate avec les loges de l’ovaire.

15. Coupe verticale d’une fleur très-grossie pour faire voir la position relative de chacune de ses parties, Ainsi, en allant de la circonférence au centre, on rencontre le calice a, la corolle d, les étamines c, le nectaire d, et enfin l’ovaire e, dans les loges duquel on voit les ovules pendans, superposés et attachés vers le milicu de sa hauteur.

16. La forme naturelle du pistil de l’oranger est celle de la fig. 5; mais cette forme se trouve souvent altérée par la cohésion des étamines avec cet organe, et par d’autres causes encore

dai i ì DA inconnues, d’où résultent des fruits cornus, irréguliers et monstrueux. La fig. 16 représente

d’un còté un filet d’étamine a adhérant à l’ovaire et au stigmate, et de l’autre còté une étamine 5 très-courte, dont le filet fort épaissi adhère longitudinalement è l’ovaire. La partie de l’étamine soudée à l’ovaire perd peu-à-peu sa couleur blanche pour prendre celle de l’ovaire, è mesure qu'elle s'identifie avec cet organe et se nourrit de ses sucs.

Dans les orangers , les étamines sont naturellement placées au-dehors du nectaire, comme on le voit dans les fig. 13 et 15; mais quand une étamine adhère à l’ovaire, son point d’insertion est dans le plan méme du nectaire, et elle y cause une interruption.

17. Ici l’étamine conserve une portion d’anthère & vers son milieu, et elle forme une bride qui fait courber le style.

18. Dans cet exemple, l’étamine @ adhère è l’ovaire et au style dans toute leur longueur.

19. Nous venons de voir des étamines placées dans le plan du nectaire : la fig. 19 nous en montre placées dans l’intérieur méme de ce plan. On n’a conservé qu’une seule de ces éta- ‘mines 4; toutes les autres ont été coupdes à leur base 5; elles sont insérées sous l’ovaire c qui est élevé sur un podogyne d, au bas duquel on remarque le nectaire e et le calice f La position des étamines dans l’intérieur du plan du nectaire et le podogyne alongé, sont deux aberrations remarquables dans la famille des orangers.

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