GENRE VANESSE
VANESSE FAUVE (pè 4, fig. 4) (1).
Ce papillon a le dessus des ailes d’un brun noirâtre, légèrement entrecoupé de jaune ; le reste de la surface est fauve, avec des taches noires, disposées sur les inférieures en trois lignes transverses, dont l’extérieure est chargée d’une série de croissants violâtres.
Les premièrés ailes ont, sur le bord supérieur, trois taches d’un jaune d’ocre, et vers le milieu du bord postérieur, deux points très-blancs, placés l’un au-dessous de l’autre.
Le dessous des quatre ailes est fauve, brun et noir, croisé par des nervures jaunâtres cendrées.
Les antennes sont d’un noir pâle.
Ce papillon paraît en avril et en juillet.
VANESSE BRUNE (piA, fig. 8) (2).
Le dessous des ailes est d’un brun noir, traversé par
(1,2) C'est par erreur que ces papillons se trouvent intercalés pl. 4.
une bande blanche, et aux extrémités, par une ligne fauve souvent interrompue sur les premières ailes.
Le dessous des quatre ailes est fauve, brun, noir et jaune, croisé par des nervures de cette dernière couleur.
Le corps est noir en dessus, blanc en dessous, et annelé de gris.
Les antennes sont d’un noir pâle, et la massue ferrugineuse.
Ce papillon paraît en juillet aux environs de Paris.
VANESSE BELLE-DAME (pi. 7, fig. 1).
Cette espèce a les antennes allongées, ne marche que sur quatre pattes, et porte les deux de devant croisées sur la poitrine en guise de palatine; sa chrysalide est nue et angulaire ; la beauté de ses couleurs, blanc et jaune satiné, et l’élégance de ses formes lui ont fait donner le surnom de Belle-Dame. Le vol de ce papillon est lent ; il aime les lieux fréquentés ; on le voit le plus souvent sur les chemins, dans les jardins et dans les prairies ; il s’éloigne peu du lieu où il est éclos. Il paraît en été ; cependant il n’est pas rare de le voir encore dans les premiers jours d’automne. Bien qu’il soit un papillon de jour, il se retire très-tard dans sa demeure, et souvent on le rencontre dans l’obscurité, voltigeant au milieu des phalènes.
VANESSE VULCAIN {pl. 7, Jig. 2).
Le Vulcain a le dessus des ailes noir; les supérieures sont traversées vers le milieu par uue bande couleur de feu, et semées, vers leur extrémité, de taches blanches ; les inféiieures sont bordées d’une frange rouge, avec une ligne de petits points noirs ; leur extrémité est dentelée. Le dessous des ailes est marbré de diverses couleurs. Ce papillon, remarquable par la richesse de sa parure, est très-commun. On le rencontre dans l'Ancien et le Nouveau Monde. Il connaît peu le danger ; il s’approche sans crainte du chasseur. Il chasse tous les autres papillons de l’endroit qu’il a choisi pour sa demeure, et combat ses adversaires avec intrépidité. Une singularité qu’il est bon de signaler, c’est que ce papillon est produit par des chenilles très-différentes. Telle est brune avec deux bandes jaunes, interrompues par des taches brunes et s’étendant le long des pattes ; telle est vert pâle avec une bande pareille ; une troisième est carmélite clair; une quatrième, gris ardoise.
VAHESSE PAON DU JOUR {pl. 7, fig. 3).
Les deux sexes ne présentent aucune différence. On ne connaît pas non plus de variété de cette espèce. Le dessus des ailes supérieures, inégalement dentelées à leur extrémité , ainsi que les inférieures, est d’un fauve rouge très-vif; elles sont traversées longitudinalement par un filet noir, qui les coupe en deux parties ; sur la
partie antérieure, on remarque un grand œil rougeâtre au milieu, entouré d’un cercle jaune, bordé à la partie supérieure d’une frange noire amincie ; à la partie inférieure existe une tache noire interrompue par une autre de couleur jaunâtre, en forme d’une dent de feston.
Les deux ailes inférieures ont aussi chacune une grande tache en forme d’œil rougeâtre, avec un cercle gris autour et semé de marques bleuâtres. Le dessous des ailes est d’une couleur foncée, tirant sur le noir. Ce papillon, qui est partout le même, a cela de commun avec le Vulcain qu’il s’établit le maître absolu du domaine qu’il a choisi pour ses excursions. Du reste, il ne parcourt qu’une enceinte très-circonscrite, et ne quitte qu’avec regret le lieu qui l’a vu naître. Malheur au papillon qui voudrait partager avec lui l’empire des lieux qu’il habite ; il lui livre un combat à mortet n’abandonne le champ debataille qu’après lui avoir arraché la vie. Il habite les forêts, les jardins et les prairies. Il plane presque toujours ; le mouvement de ses ailes est mesuré ; il semble étudier et calculer sa marche.
On dirait, à la majesté de son vol, qu’il craint de ternir les riches couleurs dont la nature l'a doté.
VANESSE GRANDE TORTUE (pl. 8, fig. 1).
Ce papillon est d’un fauve clair, mêlé de jaune cuivre; ses ailes, échancrées à leur extrémité, sont sillonnées
longitudinalement de nervures; le bord postérieur en est noir. Elles offrent deux rangées de lunules bleues, entre lesquelles il y a une double ligne d’un jaune obscur. Les ailes supérieures ont, sous la côte, trois bandes noires, séparées entre elles et de la bordure par du jaune ocre. Les inférieures présentent, sur le milieu du bord anté rieur, une tache noire environnée de jaune en dehors.
Le vol de ce papillon, qu’on rencontre en juillet sur le saule, l’orme et le chêne, ainsi que sur plusieurs arbres fruitiers, est rapide. On le voit à travers les jardins et sur les promenades ; la présence de l’homme ne l’effraye pas. Il s’élève facilement dans l’air, en suivant une ligne presque droite.
VANESSE PETITE TORTUE {pl. 8, fig. 2).
Cette espèce, offre une analogie frappante avec la précédente. La seule différence qui se rencontre est que ses ailes ne sont point frangées, et que l’extrémité des supérieures est bordée d’une bande blanche, qui ne se remarque jamais dans la Grande Tortue. Ce papillon est sédentaire et se trouve depuis le commencement du printemps jusqu’à la fin de l’été.
VANESSE GAMMA {pl. 8, fig. 3).
Ce papillon, qui s’appelle ainsi gamma, du nom d’une lettre de l’alphabet grec, a un G très-bien marqué qu’il porte au: milieu des ailes inférieures ; sa couleur est fauve.
plus prononcée chez le mâle que chez la femelle. Les premières ailes sont semées de huit taches noires; les secondes n’en ont que trois qui occupent le milieu delà surface, en tirant vers le bord supérieur. Elles sont suivies d’une ligne transversale ferrugineuse dans le mâle, et noirâtre dans la femelle.
Ce papillon, qu’on trouve en grand nombre, paraît en juillet.