Ausone , Mosella, v
2. Elien, De nat, anîm. edente J. G. Schneider. Leipz. 1184, p. 455.
450 LIVRE XXII. SALMONOÏDES.
{\a Liibrax et du Céphale. Or, la dépression du museau et l'ouverture de la bouche, justifient très-bien la comparaison avec le Muge. Ce Tliymale, poisson du Tessin, est remarquable par son odeur de thym. On le prend à la mouche; c'est le seul appât qui lui convienne , parce c[u'il fait sa nourriture habituelle des cousins (kc^voù-^), petits insectes fort incommodes à 1 homme par leurs morsures et par leur bourdonnement.'' Il est impossible de se méprendre sur cet article d'Elien, parce que le poisson que l'on trouve en abondance dans le P6 et dans ses affluents, est encore nommée aujourd'hui par les riverains de ces fleuves, Temelo f Temalo ou Teniola, qui a l)ien, comme l'expression grecque, la même origine. Toutes ces dénominations sont tirées de l'odeur du thym qu'exhale le poisson. Cependant je n'ai pas remarqué ce parfum du thym sur les individus que j'ai vus vivants.
Si des auteurs anciens nous arrivons à ceux de la renaissance, nous trouvons dans Belon* une figure un peu grossière du TJijmalus. Il y en a aussi une dans Salviani ^ ; celle-ci , plus