‹ Histoire naturelle des poissons (volume 2)Chapitre 129 sur 157 · Mars., Danub., t. IV, p. 75, pi. 25, f.g · texte numérisé non relu

Mars., Danub., t. IV, p. 75, pi. 25, f.g

que la distance entre ces différentes variétés lui avait fait faire trois figures qui nous auraient beaucoup éclairé, si nous avions pu les consulter. J'ai examiné et dessiné à Berlin un de ses exemplaires. La hauteur des rayons de la dorsale ne me laisse aucun doute sur ce prétendu Salmo thymalus : il appartient évidemment à notre quatrième espèce.

Je trouve aussi dans les dessins faits au Kamtscliatka par M. Mertens , un Tliymalc qui y est désigné par le nom russe de cette espèce [Charius). Je crois que ce poisson offre quelque caractère distinctif, si le dessinateur les a rigoureusement observés. Ce que nous pouvons conclure des observations de Pallas, cest que les Thymales existent dans toute la Sibérie, dans la Tarlarie, cliez les Samoyèdes, au Ramtschatka et au Japon. Cet illustre zoologiste a présenté, sous le nom de Salmo arcticus, qu'il faut bien se garder de confondre avec l'espèce décrite sous ce même nom par Otlion Fabricius , des Thymales de l'Oural.

Enfin, pour terminer cette revue des auteurs qui ont parlé des Thymales, il ne me reste plus qu'à ajouter que M. Nordmann a cité, dans sa Faune pontique, qu'on ne prend ce poisson qu'un à un dans les rivières de la nouvelle Russie.

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On ne fait subir aux Ombres aucune des préparations conservatrices, qui en rendraient le transport facile pour d'autres pays. Cela tient à ce que fespèce n'est pas assez abondante pour être sëchëe, ni sale'e, ni marinée; il n'est pas d'ailleurs certain que la chair pourrait supporter ces apprêts. Dans la Sibérie et dans la Laponie, ainsi que dans les montagnes de la Hongrie et de la Transylvanie, l'Ombre procure un aliment recherché. Linné dit, dans son Fauna suecica, que les Lapons se servent des entrailles de ce poisson , au lieu de pressure, pour faire cailler le lait de leurs rennes et obtenir ainsi leur fromage.

D'après ce que j'ai fait remarquer en commençant ce chapitre , nous allons , à la suite de cette revue critique, donner les descriptions des espèces, faites d'après nature.

JL'Ombre d'Auvergne.

{Thj'malus ajexillifer j, Agassiz.)

Les nombreux individus de cette espèce réunis dans le Cabinet du Roi , nous viennent des rivières de France et des différents lacs de la Suisse; j'ai donc lieu de croire que j'ai sous les yeux le poisson figuré par M. Agassiz, planches 16 et i^j de son Histoire des pois-

CnAP. Vir. OMBRES. 430

sons d'eau douce de l'Europe centrale. 11 me semble que le dessinateur a indiqué quelques écailles au-dessous des pectorales ; il est évident cependant que ce caractère n'a pas été nettement rendu sur la figure , parce que l'auteur n'avait pas son attention éveillée sur cette particularité. Je crois aussi devoir rapporter à notre espèce la figure du Thymale donnée par M. Jurine, qui a représenté peut-être trop fortement les écailles abdominales.

Le Tliymale est un élégant Salmonoide, qui a la tête petite, le profil du dos convexe jusqu'au premier rayon de la dorsale; celte ligne s'abaisse ensuite d'une manière régulière jusqu'à la queue. Le profil inférieur est à peu près droit; il remonte cependant par une courbe insensible depuis les ventrales jusqu'à l'extrémité de la queue. La plus grande hauteur se mesure en avant de la nageoire du dos, et elle est le cinquième de la longueur totale. Les flancs sont méplats; l'épaisseur du tronc est à peu près moitié de la hauteur. La tête est petite ; elle mesure à peu de chose près le sixième de la longueur totale. Le profil, depuis le bout du museau jusqu'à la nuque , est convexe ainsi que l'arc transversal qui passe entre les deux yeux et qui est égal à une fois et demie le diamètre longitudinal de l'oeil , lequel d'ailleurs est sensiblement plus grand que le diamètre vertical; car celui-ci mesure le cinquième de la longueur de la tête , tandis que l'autre n'est compris que quatre fois et un tiers dans celle même

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mesure. Nous trouvons cinq osselets sous-orbitaires: l'antérieur est couché tout à fait au-devant de l'œil ^ il est à peu près triangulaire; le second et le troisième sont plus étroits; le quatrième et le cinquième sont trapézoïdes et tout à fait relevés derrière le bord de l'orbite. Le préopercule a un très-large limbe arrondi; l'opercule est petit, mais situé sur le haut de la joue; le sous -opercule est assez large et arqué ; l'inieropercule, qui forme une langue étroite sur le bord intérieur du préopercule, s'étend entre cet os et le sous-opercule en une palette triangulaire assez large. Le bord membraneux de l'opercule est extrêmement étroit, mais l'ouieest très-largement fendue. Nous avons dix rayons à la membrane brancbiostège. La partie supérieure du museau est convexe et l'extrémité charnue s'avance au delà de la- mâchoire inférieure qui est tout à fait aplatie. Sa branche se porte en arrière jusqu'à l'aplomb du bord postérieur de l'orbite; elle a peu de mobilité, et à cause de la petitesse des intermaxillaires et des maxillaires l'ouverture de la bouche est très-petite. Les intermaxillaires sont placés en travers, et l'articulation du maxillaire se fait à leur extrémité externe; ils n'ont presque pas de mouvement. Les maxillaires forment deux petites palettes mobiles sur les côtés de la bouche en dehors de l'angulaire de la mâchoire inférieure, qui est assez élevée. Ces deux mâchoires ont de petites dents coniques très-courtes et sur un seul rang. Il y en a un tout petit groupe sur le chevron du vomer et à l'extrémité des palatins; mais celles du vomer me paraissent caduques, car sur un grand

individu rapporté de la Moselle, le vonier n'a plus de dents. Le reste de la bouche, ainsi que la langue, est entièrement lisse. La ceinture humérale est assez forte, mais en partie cachée avec les écailles. La pectorale est insérée tout à fait vers le bas et tout près de la fente de l'ouïe. Cette nageoire est pointue et sa longueur est comprise six fois et demie dans la longueur totale. La ventrale, qui est triangulaire et beaucoup plus large que la pectorale, est un peu plus courte. Elle a dans son aisselle une assez forte écaille. Elle est insérée en avant sur la première moitié du corps. La dorsale est longue, haute j son premier rayon est plus avancé que le tiers de la longueur. La nageoire est à peu près deux fois aussi longue que haute; ses rayons les plus longs mesurent la moitié du tronc sous eux. L'adipeuse est haute et assez grande. L'anale est petite; la caudale est profondément échancrée.

B. 10 ; D. 21 — 0 ; A. il ; C. 27 ; P. 15 ; V. 10. Les écailles sont disposées en séries longitudinales régulières, dont on compte ficilement seize rangées dans la hauteur. Celles de la ligne latérale sont sensiblement plus petites. Une d'elles, isolée, montre que la surface radicale est beaucoup plus large que celle restant externe. Il n'y a que de fines stries d'accroissement, mais point de stries rayonnant du centre vers la base radicale ; mais il y a deux ou trois dentelures sur le bord, qui correspondent évidemment aux rayons de l'éventail. Tout le dessous du ventre, depuis la gorge jusqu'aux nageoires paires, est couvert d'écaillés; il y a cepen-

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daiit une peille place nue sur le devant de la ceinture ihoracique , cachée par la membrane branchioslège. H y a aussi du nu auprès de l'insertion de la pectorale. On compte quatre-vingt-sept écailles depuis les ouïes jusqu'à la caudale.

La couleur de nos poissons, conservés dans l'esprit de vin , est un argenté plus ou moins pur. Nous avons beaucoup d'individus sans aucune tache , mais nous en avons un aussi grand nombre qui ont le corps rayé de lignes grises longitudinales comme les écailles. Les membranes des nageoires varient de couleur suivant les saisons. A l'époque du frai, les pectorales ont une teinte rougeâire; les ventrales et l'anale sont plus colorées; la caudale et l'adipeuse ont une teinte bleu de lavande; la dorsale est rayée de taches carrées, nuancées de rouge, de violet et de brun. Plusieurs ont des taches noires , de figure inégale, situées obliquement entre deux rangées d'écaillés. Il y en a davantage au-dessous de la ligne latérale. M. Jurine a compté trente-deux points sur un individu de huit pouces de longueur. Il ajoute qu'on prétend que les ombres ponctués ont la chair plus savoureuse que les autres.

A l'ouverture de l'abdomen , le foie se fait remarquer par sa petitesse. L'oesophage descend sous la vessie natatoire; arrivé un peu au delà du tiers de la cavité abdominale, il se courbe et remonte sur le diaphragme, en se dilatant un peu et en s'épaississant, mais sans former de cul-de-sac. Pi.evenu sous le diaphragme, on voit l'intestin se recourber pour descendre droit à l'anus. Nous avons compté vingt-

deux appendices cœcales autour du duodénum. Les ovaires de l'individu que j'ai disséqué formaient deux petits rubans plissés à la partie antérieure , flottant librement dans la cavité abdominale où les œufs tombent librement comme dans les autres salmonoides. La vessie natatoire est d'une grandeur remarquable. Elle occupe plus de la moitié de la cavité abdominale, car elle est étendue depuis le diaphragme jusqu'à l'anus; elle est très-large, et arrondie aux deux extrémités. Elle communique avec l'intestin dans le haut de l'œsophage par un conduit pneumatique remarquablement petit.

Le squelette de cette espèce ressemble dans ses principaux traits à celui des autres salmonoïdes. J'y trouve deux grands, trous mastoïdiens latéraux. J'ai compté cinquante-huit vertèbres, trente-trois côtes, dont les dix à douze premières ont à leur articulation, près de la vertèbre, une apophyse styloide horizontale, et les vingt-cinq premières vertèbres ont en outre à la base de l'apophyse épineuse un autre osselet horizontal. C'est là ce qui explique le grand nombre d'arêtes que l'on trouve dans ces poissons, car on voit que ce squelette rappelle à beaucoup d'égards celui des dupées. La longueur de nos différents individus varie entre douze et dixsept pouces.

Nous avons reçu plusieurs exempiaires du Thymale écailleux : ils nous sont venus de Nancy par les soins de M. Riener; du Doubs, auprès de Montbéliard, par les soins du pas-

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teur Berger. M. de Caiidolle et M. Major nous l'ont envoyé du lac de Genève. On le trouve aussi dans le lac Majeur et dans le Pô ; car M. Savigny en a rapporté de ces localités. Enfin , cette espèce se trouve aussi dans le Danube; M. le conseiller aulique Schreibers en a envoyé de Vienne au Cabinet du Roi.

Les Thymales paraissent dans le Ehône dès le mois de novembre; en décembre il y en a davantage ; à la fin de l'hiver le poisson remonte les torrents, et principalement celui que l'on nomme Alondon. Aussi le connaîtt-on à Genève souS le nom d'Ombre de l'Alondon. Les Ombres remontent le llhône en troupes, en s'élançant fréquemment hors de l'eau pour attraper les éphémères et les phryganes. M. Jurine dit que c'est un spectacle assez amusant à voir. Il croit, que le peu d'Ombres pris dans les nasses de Genève, dépend du passage que trouvent ces poissons dans les interstices du clayonnage. Lorsqu'ils ont passé dans le lac, ils ne tardent pas à remonter les rivières qui s'y jettent, et même le llhône en Valais *, car on en prend jusque dans le torrent de Pissevache, au delà de Saint- Maurice.

La chair de l'Ombre est préférable à celle de la Fera : elle est blanche, ferme et de bon goût.

Ce poisson n'a pas la vie dure; car il meurt presque aussitôt qu'on le tire de l'eau, et il ne se développe que dans les eaux vives et rapides. On ne peut pas le faire prospérer dans les eaux tranquilles.

jL'Ombre a poitrine nue.

( Thjmaliis gjmno thorax j nob.)

J'ai rencontré fréquemment sur le marché de Berlin un Thymale, qui a été, sans aucun doute , confondu avec l'espèce précédente ; il offre cependant un caractère qui le rend trèsfacile à reconnaître. Tous les individus que que j'ai achetés

ont le dessous de la gorge nu, sans écailles. On en trouve seulement un petit groupe au-devant de l'insertion de la pectorale. Le nu ne dépasse pas la longueur de celte nageoire, c'est-à-dire que le reste du dessous du ventre, jusqu'aux nageoires ventrales, se trouve recouvert d'écaillés qui augmentent sensiblement à mesure qu'elles s'en approchent, pour devenir aussi grandes que celles des flancs. On les voit commencer sous la ligne médiane, à peu près au milieu de la longueur de la pectorale. H y a donc une pointe avancée d'écaillés sous le milieu du ventre qui limite de chaque côté les deux profondes échancrures du nu de la gorge. Je compte de soixantedix à soixante -quinze rangées d'écaillés le long

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des flancs ; il y en a donc moins que dans l'espèce précédente. Le museau me paraît moins avancé. Les dents palatines et voméiiennes sont plus fortes. La dorsale me paraît un peu moins grande. La couleur est semblable à celle de l'espèce précédente.

Les viscères ne m'ont pas offert de différences notables.

Je trouve d autres exemplaires de cette espèce parmi les poissons envoyés de Russie par S. A. I. la Grande-Ducliesse, à qui nous avons déjà adressé plusieurs fois nos remerciments. II est probable que Bloch a fait dessiner des individus de cette espèce pour représenter son Salmo thjmalus ^ mais sa planche est tout à fait incorrecte.

Z'Ombre a ventre nu.

( Thjmalus gjmnogaster, nob.)

Le Thymale que j'ai reçu de la Nëwa est encore différent des deux précédents. Les trois exemplaires conservés dans le Cabinet du Roi

ont le dessous du ventre nu , beaucoup au delà de la pectorale. L'échancrure de ce nu atteint jusqu'aux deux tiers du dessous du ventre. Ces poissons ont le museau plus arrondi j la mâchoire supérieure plus saillante; la dorsale beaucoup plus basse, les écailles sensiblement plus petites, puisque nous

en comptons au moins cent rangées le long des flancs. L'examen des viscères nous confirme dans la distinction spécifique que nous venons d'établir; car nous trouvons le canal intestinal proportionnellement beaucoup plus gros. Les cœcums sont plus forts, mais moins nombreux; il n'y en a que dix-sept. L'animal avait pris des crevettes et des larves de phryganes.

Nos individus sont longs de treize pouces. Ils ont été donnés par S. A. I. la grande duchesse Hélène.

Il est possible que Pallas ait vu ce poisson ,

puisqu'il paraît commun dans la Néwa : c'est

peut-être le Charius des Russes de Péters-

bourg.

X'Ombre d'Elien.

{Thjmalus ^lianî , nob.)

J'ai observé, dans les collections faites en Italie par M. Savigny, un Tliymale du lac Majeur^ différent de ceux du lac de Genève et des espèces des contrées septentrionales de l'Europe, que j'ai décrites, quoiqu'elle paraisse se rapprocher de celles-ci par quelques caractères.

Cet Ombre

a le corps allongé, étroit; sa hauteur est cependant du cinquième de la longueur totale. Sa tête n'en mesure que le sixième. La dorsale est beaucoup plus

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courte et beaucoup plus basse j les pectorales sont peu pointues, égales, en longueur, aux ventrales.

Les écailles sont petites, et cependant il n'y en a que quatre-vingt-quatre rangées le long des flancs. Il y a du nu sous la gorge et le long de la pecioralejmais cependant les écailles de la ligne moyenne s'avancent en une bandelette encore assez large jusqu'auprès de la ceinture humérale. Les couleurs sont d'un gris argenté, mêlé de bleu sur le dos ; la dorsale a quelques points rouges.

J'ai sous les yeux trois individus parfaitement semblables, longs de neuf pouces. Je ne doute pas que ce poisson ne soit encore une espèce particulière de ce genre ; il ne ressemble à aucun de ceux déjà décrits.

J'ai donné à cette espèce le nom du naturaliste grec qui a fait connaître le Thymale comme un des poissons originaires des fleuves de cette partie de l'Italie. Que l'on ne croie pas cependant que je sois très-sûr de retrouver ici l'espèce décrite par Elien.

Z/'Ombre de Pallas.

{Thjmalus Pallasii, nob.)

Nous avons reçu des eaux douces de la Russie par les soins de S. A. I. la grande du-

chesse Hélène un Thymale, qui se distingue par la plus grande élévation de sa dorsale ;

car les rayons sont aussi hauts que le tronc mesuré au-dessous d'eux. Je trouve aussi que ce poisson a l'adipeuse un peu plus petite, les ventrales plus larges, la pectorale moins aiguë. H y a quelques stries rayonnantes sur l'opercule que l'on n'observe pas dans l'espèce précédente. Les maxillaires sont un peu plus longs et un peu plus étroits. Ces différences, quoique légères, jointes au plus grand nombre de rayons à la dorsale, me prouvent que nous avons là une espèce particulière de Thymale.

Ces différences nous paraissent d'autant plus remarquables , que nous avons reçu le véritable Salmo thjmalus décrit dans l'article précédent dans le même envoi que ces poissons. Nos plus grands exemplaires ont près de quinze pouces.

Je publie cette espèce sous le nom de ce grand naturaliste, parce que je l'ai trouvée dans le Cabinet de Berlin; elle faisait partie des belles collections données à l'université de cette ville par M. Rudolphi. Je l'ai dessinée , et la hauteur des rayons de la dorsale ne me laisse aucun doute sur cette détermination.

450 livre xxii. salmonoïdes.

Z'Ombre de Back.

( Thjmaîus signifer, Ricliardson.)

Il faut placer à côté de l'espèce de Pallas, celle que le docteur Ricliardson* a publiée, d'abord dans l'appendice zoologique du voyage du capitaine Franklin, et qu'il a reproduite ensuite dans sa Faune de l'Amérique boréale "* sous le même nom de Tlijmalus signifer. Il l'a dédiée à son ami, le capitaine I3ack, midsliipman de l'expédition du célèbre J. Franklin. Il l'avait prise d'abord dans le lac Winter; il l'a retrouvée ensuite dans le lac du grand Ours (Great Bear lac)', mais les exemplaires du second lac ont des teintes un peu différentes de ceux du premier, probablement parce que ces derniers avaient été pris au moment du frai. Il a vu ce poisson s'étendre jusqu'au 62° latitude nord, entre la rivière Mackensie et Welcome. Ce Tliymale

a le corps comprimé, la tête petite, les intermaxillaires plus longs et plus étroits que ceux des Corégones; de petites dents pointues sur les mâchoires; deux rangs sur les os palatins, et six ou sept à l'extrémité antérieure du vomer, La langue est lisse.

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