‹ Histoire naturelle des poissons (volume 2)Chapitre 152 sur 157 · Jerijns, p. 432, u · texte numérisé non relu

Jerijns, p. 432, u

OQ fume ces marènes, ou on les encaque dans des tonneaux, comme les harengs, pour les répandre dans le pays.

Je trouve dans les dessins que M. Mertens a faits au Kamtschatka, la représentation d'un poisson

qui a le dos verdâtre; les flancs teintés de bleu- le

ventre argenté et toutes les nageoires grises. La tête

est courte : elle est comprise près de huit fois dans

la longueur totale. La caudale est peu fourchue. On

a indiqué :

Ce poisson a beaucoup de ressemblance avec le Core^onus alhiday et cependant je n'ose affirmer qu'il soit de la même espèce : c'est une indication que je laisse aux soins des voyageurs.

La CORÉGONE CLUPÉIFORME.

{Coregonus clupei/onJiis,Mitch.',Coreg07ius Jrtedi, Lesueurj Coregomis hicidus , Richardson.)

Les eaux douces de l'Amérique septentrionale ont aussi leur Marène à mâchoire inférieure plus longue que la supérieure. Il faut cependant bien remarquer que la saillie de cette mâchoire est beaucoup moins forte que celle des autres espèces.

^24 LIVRE XXII. SALMONOIDFS.

La forme du corps est allongée et plus régulière que celle de notre marœnula ^ parce que la courbure du dos est plus semblable à celle du ventre. La hauteur est comprise cinq fois et deux tiers dans la longueur totale. La tête est un peu plus allongée j l'œil est grand; le maxillaire atteint jusqu'au cercle de la pupille. La dorsale est basse ; la pectorale petite et pointue; la ventrale assez grande; la caudale fourchue.

Les écailles sont plus grandes que dans aucune autre espèce. Le dos est bleu d'acier; le ventre blanc; la dorsale et la caudale' grises et foncées. Les autres nageoires sont blanches.

Nos exemplaires , longs de dix à douze pouces, ont ëtë envoyés du lac Ontario par M. Milbeit.

Cette espèce, très-commune en Amérique, a reçu, comme la plupart des poissons qui sont observés successivement par pltisieurs naturalistes, plusieurs uoms. Elle a d'abord élé décrite par Mitcliill sous le uom que nous lui conservons. Cette dénomination est, selon moi, parfaitement fixée, attendu qu'elle a été adoptée avec raison par M. Dekay', qui a donné dans sa Faune de New-York une trèsbonne figure : c'est le Sliad Scthnon des lacs.

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