Lcpechin , Reisen . liT, pi
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Peihsclioia. Pallas ajoute que l'espèce abonde pendant toute Tannée dans le lit du lénisëï et dans les lacs voisins. Elle se montre au printemps en plus grande quantité. Les nombres sont très-semblables à ceux de lespèce précédente.
Je crois que cette description de Lepechin se rapporte au poisson décrit dans cet article. Si l'observation faite sur la nature montrait qu'il s'agit ici d'une espèce distincte, elle prendrait rang dans le genre sous le nom de Coregonus pelecL
L'OuvL.
(Coregonus omiil^ Lepechin.)
L'Omul de Lepechin ressemble par la forme régulière de son corps ovale à un Cyprin, ou si l'on veut, aussi à une Alose.
La tête est petite, conique, convexe, et la mâchoire inférieure est plus longue. Le corps est assez épais, comprimé et presque caréné sur le dos. Les écailles sont grandes, surtout au-dessous de la ligne latérale. D. 11; A. 13; C....; P. 16; V. 12.
La couleur est un blanc argenté, passant au bleu au-dessus de la ligne latérale, et devenant tout à fait rembrunie sur le dos et sur le vertex. La dorsale est brune. L'adipeuse et les autres nageoires sont blanches.
Telle est la description d'un poisson qui remonte en troupes immenses de la mer Glaciale à la fin de l'automne dans les fleuves du Petscboia, du lëniseï, de la Lena et du Kovyma. L'Omul parvient ensuite dans les lacs alpins du Madschar par la Tuba , et par la Tungusca et l'Angara, dans le Baikal, oii il se multiplie en telle abondance, que des migrations régulières ont lieu de ces lacs vers ces fleuves. Il ne paraît pas cependant que l'espèce se porte sur les rives occidentales du Baikal, mais la péclie s'en fait sur les sables des côtes méridionales en août, ou quelquefois en juillet, et elle continue pendant l'automne jusqu'à l'époque de la congélation des fleuves. On prend l'espèce par myriades, tellement qu'elle sert à la nourriture des tribus transbaïkales pendant le carême des Russes. On la vend à si bas prix, que les habitants conservent ce salmone salé dans de grands tonneaux, à la porte de leur maison comme une sorte de don de la nature. Le froid fait rentrer les individus dans les profondeurs des lacs. Quand les poissons sont salés récemment, ils sont assez agréables à manger, surtout grillés; mais ils se gâtent facilement; ceux qui sont pris plus tard sont conservés par la congélation. Les œufs, conservés dans un peu de sel,
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sont un condiment agréable. Les Russes, en Sibérie, disent proverbialement : Celui qui a goûté aux œufs de l'Oniul ne revendu pas la Russie.
La pèche de cette Corëgone occupe un grand nombre de bras des différents points de la Sibérie j il n'est pas rare c[u'un coup de filet ramène deux à trois mille de ces poissons, de manière à en remplir sept à huit grands tonneaux. On connaît la présence de ce poisson quand les pélicans ou les mouettes poursuivent activement ces troupes de corégones; les pélicans surtout en remplissent en nageant la grande poche qui leur pend sous la mandibule inférieure.
Pallas avait d'abord désigné ce poisson , dans ses voyages, sous le nom de Sahno autuninalis, épithète qu'il a ensuite donnée à une autre espèce, ainsi que nous l'avons vu plus haut. Il a ensuite reconnu que Georgi avait désigné la même espèce sous le nom de Sahno migratorius. Gmelin , n'ayant pas saisi l'identité de ces deux espèces nominales, les a introduites dans le Sjstema naturœi d'où elles ont passé dans l'Histoire naturelle de M. de Lacépède.
CIIAP. VIII. CORÉGONES. S5I
La CORÉGONE RUDOLPHIENNE.
(Coregomts Riidolphianus » nob.)-
Je dédierai à la mémoire de mon célèbre ami Rudolpbi l'espèce que j'ai trouvée étiquetée dans la collection de Pallas, sous le faux nom de Sahno peled.
C'est un poisson qui a le corps allongé. Le profil est un peu plus soutenu vers la nuque qu'à la dorsale. La hauteur à cet endroit est un peu plus grande que la tête, et est comprise cinq fois et trois quarts dans la longueur totale. Celle du tronçon de la queue derrière l'adipeuse, surpasse un peu la moitié de cette hauteur. La tête est étroite et a le museau pointu j la mâchoire inférieure plus longue. Les écailles sont de moyenne grandeur : il y en a quatrevingts le long des flancs, et dix-neuf dans la hauteur. J'ai trouvé pour nombres :
Le corps m'a paru avoir été verdâtre sur le dos, blanc sous le ventre et à reflets argentins. Les nageoires avaient encore upe teinte rougeâtre.
Ce poisson, remarquable par son corps trapu et sa tête allongée, est étiquetée, dans la collection de Pallas, sous le nom de Sahno peled^ mais, en lisant la description de la Faune russe, il est impossible d'admettre cette détermination ; car il est bien évident que Pallas a établi
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son espèce d'après Lepechin, qui nous a fait ■ connaître par une figure la physionomie de son poisson. Puisque M. Rudolphi a généreusement donné au Cabinet de Berlin toutes les espèces de l'illustre naturaliste de Pétersbourg, on comprendra pourquoi j'ai dédié à ce savant anatomiste le poisson dont il s'agit ici.
La CORÉGONE HARENG.
{Coregonus harengus^ Richards.)
Le naturaliste anglais, que j'ai tant de plaisir à citer, a décrit un poisson du lac Huron que je n'ai pas vu, mais dont il a donné une figure montrant que cette Corégone est extrêmement voisine de la précédente. Elle s'en distinguerait cependant beaucoup si, comme le dit M. Ricliardson,
la langue est vérilablement recouverte de trois rangées de petites dents visibles à la loupe. Le poisson est d'un vert olive sur le dos, argenté sur les côtés et sur le ventre.
Je ne puis placer qu'avec doute cette espèce à la suite de ce genre; car j'ai tout lieu de croire que le curieux caractère signalé par M. Pûchardson entraînera la séparation gêné-