‹ Histoire naturelle des poissons (volume 3)Chapitre 59 sur 100 · Pag. 103, n.n · texte numérisé non relu

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la ceinture numérale, ne laissent aucun doute à ce sujet. Brunnich dit de son Clupea harengus, qu'il est sans tache, et qu'une ligne jaune est tracée le long des flancs, depuis l'opercule jusqu'à la caudale. Cette bandelette jaune, que l'on retrouve dans plusieurs autres espèces de Chipes, semble rapporter le Clupea harengus de Brunnich au Clupea phalerica de Bisso , au Clupea allecia de Bafinesque , que M. le prince de Canino croit être le même que le CL argyrochlora de M. -Cocco.

Un caractère de coloration semblable rapprocherait encore des espèces précédentes le Cl. auro-vittata de Swainson, considéré par le prince de Canino comme identique au Cl. chrysotœnia de M. Cocco. Mais tous ces caractères ne portant pas sur un organe essentiel, celui des dents, nous restons encore dans une complète ignorance des vraies diagnoses de ces clupéoïdes, indiqués plutôt que décrites par ces divers auteurs.

Le genre Sardinelle se compose de, poissons, qui ressemblent tellement à la sardine par la forme extérieure, qu'il faut, pour l'en distinguer, faire attention aux caractères tirés de l'opercule, et plus encore à ceux des dents. En effet, nos sardinelles manquent de ces organes aux mâchoires et au vomer, ce qui les

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(•stingue complètement des harengs ou du genre Clupee et du genre Harengule. Elles en ont sur les palatins, sur les ptérygoïdiens et sur la langue, ce qui empêche qu'on puisse les confondre avec les genres dont nous parlerons plus tard. Ainsi caractérisées, les espèces de ce genre sont faciles à classer.

La Sardinelle auriculée.

(Sardine lia aurifa, nob. )

L'espèce que je prends pour type de ce genre et qui paraît assez commune dans la Méditerranée, ressemble à la sardine par la forme arrondie de son corps et par l'échancrure que sa membrane branchiostège fait avec l'interopercule, mais la dentition est tellement différente qu'il est impossible de confondre l'espèce que je vais décrire dans cet article avec celle que je lui compare.

Notre poisson a le corps allongé et le dos beaucoup plus épais que celui du hareng. L'épaisseur du tronc fait la moitié de la hauteur, laquelle est comprise cinq fois et quelque chose dans la longueur totale. La longueur de la tête est un peu plus courte que le tronc n'est élevé. La mâchoire inférieure étant un peu plus longue que la supérieure, ne fait pas au-devant de celle-ci une saillie mentonnière, comparable à celle du hareng. La mâchoire

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supérieure porte dans le milieu une petite échafccrure, sorte de vestige de celle beaucoup plus profonde, que M. Cuvier avait prise pour caractériser les aloses. Les intermaxillaires sont petits et couchés le long du maxillaire. Celui-ci est assez semblable, pour la forme et pour la position , au maxillaire du hareng, et il est, comme lui, composé de trois pièces. Je ne vois aucune dent aux intermaxillaires et à la mâchoire inférieure, et l'on n'aperçoit que quatre ou cinq petites scabrosités près de l'extrémité libre du maxillaire : elles sont si fines que c'est à peine si elles méritent le nom de dents. Il n'y en a pas non plus sur le vomer ni sur son chevron , mais une petite plaque de dents en râpe très -fines et très-serrées couvre l'extrémité antérieure du palatin et le bord interne du ptérygoidien. Une plaque de dents semblables existe sur la langue. L'œil, un peu ovale, est placé plus haut sur la joue que dans le hareng; le bord de Forbite touche à la ligne du profil, mais ne l'échancre pas. Il est éloigné du bout du museau d'une fois son diamètre, lequel est compris trois fois et demie dans la longueur de la tête. La paupière adipeuse est grande et large; le sous-orbilaire est étroit , très-petit et presque entièrement perdu sous les écailles qui couvrent la joue. Le préopercule a le bord tout à fait arrondi, et le limbe, très-large, n'a que quelques fines veinules seulement visibles a la loupe. L'opercule est deux fois plus haut que large; son bord postérieur est échancré; la plaque qu'il forme au-devant de l'ossature de l'épaule est agrandie et prolongée par un

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pelit sous -opercule dont l'angle externe est tout à fait arrondi. L'interopercule , presque entièrement caché sous le limbe du préopercule, ne se montre ( que par un bord étroit et arqué comme l'os qui le recouvre. La membrane branchiostège est soutenue par six rayons; son bord va se rejoindre au sousopercule, en remontant carrément au-devant de la pectorale, et formant ainsi, au bas du bord libre de la fente de l'ouïe, cette espèce d'échancrure que l'on retrouve dans les sardines. La ceinture huméraie est étroite et presque entièrement cachée par le bord operculaire. La pectorale est pointue , as*sez longue, et quand elle est développée, sa surface triangulaire a assez d'étendue; elle vient se replier le long du corps dans une rainure qui lui est fournie . par cinq ou six écailles pectorales au-dessus, et par trois ou quatre en dessous. La dorsale a ses premiers rayons hauts et pointus, et elle est insérée beaucoup plus en avant que celle du hareng; car elle répond, à peu de chose près, au tiers du corps. La ventrale est petite et répond au dixième rayon de la dorsale. L'anale est extrêmement basse. La caudale est fourchue.

B. 6; D. 20; A. 15; C. 21; P. 16; V. 9. Les écailles sont grandes, minces, lisses, à peine striées. Nous en comptons cinquante-deux rangées entre l'ouïe et la caudale. Celles qui forment la carène du ventre, ont leur disque moyen pointu en avant, et semblent au contraire obtus du côté postérieur, qui donne cependant la petite épine formant l la dentelure en scie du ventre. Les épines latérales

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sont longues et fortes. La couleur me paraît assez semblable à celle du hareng et aussi brillante. Le dos, qui est bleu, tirant sur l'ardoisé, tranche assez nettement avec l'argenté des flancs et du ventre. La tête est aussi brillante que les côtés; tous nos exemplaires portent une petite tache noire sur le haut de l'opercule.

La splanchnologie de notre sardinelle -ressemble , par la disposition générale des viscères, à celle de notre hareng. La différence la plus frappante consiste dans un nombre beaucoup plus considérable ^'appendices cœcale*s; il y en a ici une telle quantité qu'il devient inutile de passer son temps à les compter. Le foie est aussi beaucoup plus petit; d'ailleurs nous retrouvons un assez long œsophage se continuant dans un estomac conique dont l'extrémité communique avec, la vessie natatoire par un canal pneumatique très -grêle. La branche montante naît . vers le milieu de la distance prise entre le pharynx et l'extrémité de l'estomac; elle se porte jusque sous le diaphragme; elle remonte alors vers la région vertébrale de la cavité viscérale, après avoir fourni les appendices piloriques qui entourent la branche montante. Cette portion de l'intestin descend à droite de l'estomac. Arrivée à l'origine de la branche montante, l'intestin se recourbe, remonte dans le côté gauche jusque sous le diaphragme , puis il se replie pour se rendre droit et le long de la ligne moyenne jusqu'à l'anus sans changer de diamètre. De grosses laitances embrassaient toute celte masse viscérale. La vessie aérienne, longue et argentée, se

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rétrécit antérieurement et se termine près de la seconde vertèbre; ses ligaments suspenseurs sont longs et grêles.

Nous avons reçu de Messine un assez grand nombre d'individus de cette espèce. Les plus grands ont onze pouces de longueur : ils ont été donnes au Cabinet du Roi par M. Bibron. Nous voyons cette espèce s'avancer jusque dans le golfe de Morée. Les naturalistes de l'expédition scientifique de Grèce y ont pris un exemplaire.

Cette espèce doit être abondante dans le canal de Messine, si j'en juge par les nombreux individus que M. Bibron, cité plus haut, en a rapportés. Il me paraît probable qu'on la pèche avec la sardine et que le commerce la distribue après lui avoir fait subir les mêmes préparations qu'à ce poisson.

La Sardinelle granuleuse.

(Sardine lia granigera, nob.}

La Méditerranée nourrit une seconde espèce de sardinelle facile à distinguer de la précédente par ses formes larges et trapues.

La hauteur du tronc contient trois fois son épaisseur, et elle est comprise cinq fois dans la longueur totale. La tête est un peu plus courte que le corps

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n'est éJevé: elle est plus triangulaire et moins pointue que celle de notre première espèce. Les dents sont tout à fait semblables. L'échancrure de la membrane branchioslège est plus profonde. La pectorale est un peu plus courte ; la. dorsale est un peu moins pointue de l'avant, et son bord est plus profondément échancré. La caudale est profondément fourchue; l'anale est basse et longue comme celle de l'espèce précédente.

Les écailles sont plus larges et moins nombreuses que celles de l'espèce précédente : elles portent des stries visibles à l'oeil nu, et sur le bord membraneux des granulations qui donnent un caractère tout particulier à cette espèce. C'est d'après ce caractère que nous en tirons le nom spécifique. La teinte du dos est un gris-bleuâtre peu foncé; les flancs et le ventre, ainsi que la tête, brillent d'un bel éclat argenté. Il n'y a point de tache au bord de l'opercule. La dorsale, d'un gris pale, a une petite tache noire sur la base des premiers rayons. La caudale est rembrunie; les autres nageoires sont transparentes.

Nous ne possédons qu'un seul" individu de cette espèce : il est long de six pouces et demi; il a été rapporté d'Egypte par M. Lefèvre, ingénieur civil, connu par ses recherches géologiques en Egypte, et dont nous regretterons toujours la mort prématurée.

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La Sardinelle anchovie.

(Sardinella ancliovia , nob.)

Nous retrouvons sur les côtes du Brésil ua nouvel exemple des grandes affinités existant entre les espèces de la Méditerranée et celles nourries sur les côtes méridionales de l'Atlantique. Il faut, sans contredit, un examen attentif pour ne pas confondre le poisson dont nous allons parler, et notre grande sardinelle du canal de Messine.

L'espèce d'Amérique a les mêmes proportions, la même forme de tête, les mêmes dents, la tache noire sur le haut de l'opercule; cependant sa région sousorbitaire est veinée, ce qu'on n'observe pas dans la première espèce. Les écailles sont plus striées; celles qui forment la carène dentelée du ventre sont sensiblement différentes ; l'épine est beaucoup plus longue; le disque est beaucoup plus étroit; les épines latérales sont beaucoup plus grêles. La pectorale est aussi plus courte.

Les couleurs sont semblables à celles des autres espèces.

Ce poisson, originaire de la baie de Rio- Janeiro , en a été rapporté d'abord par M. Delalande, puis par M. Gay, et enfin il a été retrouvé par M. d'Orbigny.

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Nos plus grands individus sont longs de sept pouces et demi.

Cette espèce se retrouve aussi à la Martinique. M. Plée nous en a envoyé un individu, en nous apprenant que les colons de la Martinique lui ont transporté le nom d'anchois, bien que les deux poissons soient complètement différents.

La Sardinelle a ventre édenté.

(Sardinella leiogaster , nob. )

Nous trouvons aussi des sardinelles dans les mers, de l'Inde.

L'espèce que j'ai sous les yeux

a la tête aussi allongée, mais le corps plus arrondi et plus trapu. Les écailles paraissent facilement caduques; celles qui couvrent la carène du ventre ont une forme caractéristique très -remarquable. Nous en avons compté trente -deux depuis la gorge jusqu'à l'anus. Une d'elles, retirée du corps et examinée avec soin, nous montre que la pièce moyenne de ce chevron est grêle et prolongée en pointe par devant; qu'en arrière elle se dilate en une petite palette squamiforme , imbriquée sur la pointe du chevron suivant. Cette palette n'a pas d'épine, ce qui rend la carène du ventre écailleuse comme. dans les clupées, mais qui lui ôte les dentelures. C'est de ce caractère que j'ai appelé l'espèce S. Jeiogasler. La

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dorsale est pointue de l'avant ; la pectorale est

courte, et les lobes étroits et pointus ; l'anale est

très - basse.

La couleur est bleue sur le dos, blanche et argentée en dessous. Le bleu du dos tranche par une ligne droite avec le blanc du ventre; le long de celte ligne on voit se détacher, sur le bleu, une série de gros points noirs.

La longueur du plus grand individu est d'environ neuf pouces : il a été rapporté de l'Océan indien par MM. Hombron et Jacquinot, chirurgiens de l'expédition au pôle sud, commandée par M. Dumont-d'Urville. Nous • en possédons d'autres exemplaires , dus aux recherches de M. le professeur Regnault pendant la campagne de la corvette la Chevrette; ils viennent de la rade de Trinquemalé, à Ceylan.

Cette espèce se trouve aussi à Java. Ruhl et Van Hasselt en ont envoyé de cette île un dessin colorié, sous le nom à'Elops j avariions. L'examen de ce poisson ne me laisse aucun doute sur ma détermination. Cette peinture représente l'animal brillant de belles couleurs, bleu d'indigo mêlé de vert sur le dos; des raies jaunes, bleues et lilas alternent sur les flancs. Les joues sont irisées de jaune et de bleu, les nageoires, pâles, ont quelques teintes jaunâtres.

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La Sardinelle- linéolée.

(Sardinella lineolata , nob.)

Nous avons reçu des mêmes mers une autre petite sardinelle qui ressemble, par la forme comprimée du corps , la largeur de la tête et par le brillant de ses couleurs, aux petites espèces de nos côtes de Normandie , confondues sous le nom de Blanches ou de Blanchailles.

La hauteur est quatre fois et deux tiers dans la longueur totale. La tête est assez large, mais la nuque de cette espèce n'a pas les stries que nous observons sur la partie postérieure des frontaux de presque toutes nos autres sardinelles.

Les rayons postérieurs de la dorsale sont assez élevés- les écailles qui couvrent le chevron du ventre ont leur partie antérieure très -pointue et la postérieure très-courte, armée d'une petite épine acérée, dépassant très-peu la profonde échancrure du bord antérieur ; les épines latérales sont grêles , fines • comme des aiguilles, mais peu longues. D. 18; A. 17.

La couleur bleuâtre du dos se fond dans l'argenté du dessous du corps. A l'endroit de la réunion des teintes on voit deux ou trois lignes plombées, tracées longiludinalement.

Nous ne possédons que de petits individus de cette espèce : ils sont longs de quatre pouces

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et originaires de la rade de Trinquemalé de Ceylan, d'où M. Regnault les a apportés au Cabinet du Roi.

Nous avons trouvé, dans les collections faites par MM. Lesson et Garnot, à bord de la corvette la Coquille, commandée par M. le capitaine Duperrey, un individu un peu plus long que ceux de Ceylan, et qui ne nous a offert d'autre différence que d'avoir l'œil un peu plus petit. Comme il ressemble parfaitement au précédent par tous les autres points , je n'ai pas osé, sur cette différence légère, le considérer comme une espèce distincte. Il fallait cependant signaler cette variété.

L'individu est long de près de cinq pouces : il vient de l'île Bourou.

La Sardinelle a tête longue.

(Sardinella longiceps , nob.)

Cette espèce

a la tête longue et grosse; le corps étroit et atténué vers la queue ; la longueur de la tête fait le tiers de celle du corps, çn n'y comprenant pas la caudale, dont les lobes mesurent, a peu de chose près, le sixième de la longueur totale. Le museau est un peu relevé et paraît renflé sur les côtés. La carène du ventre est couverte d'écaillés donnant en arrière une pointe très-petite et acérée qui ne paraît pas sortir 20. 18

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d'une entaille du bord. La dorsale a ses derniers

rayons très -bas.

Nous ne possédons de cette espèce que des individus décolorés et en mauvais état : ils sont longs de six pouces. Ils faisaient partie des collections réunies par M. Bellanger sur la côte de Pondicliéry.

La Sardinelle de Nieuhoff.

{Sardinella Neohowii, nob.)

Nous trouvons aussi sur cette côte une sardinelle très-voisine de la précédente , mais qui s'en distingue ,

parce qu'elle a la tête plus courte; car elle est comprise quatre fois dans la longueur totale. Cette brièveté de la tête , observée sur des individus bien conservés, donne à cette espèce une physionomie différente facile à apprécier. Le corps paraît aussi proportionnellement plus trapu ; la queue paraît un peu plus haute; ce sont cependant les mêmes formes, soit de la nageoire, soit des écailles; les nombres des ravons ne sont pas différents.

Cette espèce a été prise à Cananor par M. Dussumier. Les notes recueillies par ce voyageur sur le poisson frais, nous apprennent que le dos est vert à reflets dorés, glacés d'argent; que les flancs et le ventre sont argentés; que

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la tête du poisson , verte , est ornée d'une tache d'un beau jaune doré sur le haut de l'opercule. La dorsale est vert d'eau; la caudale verdâtre; les autres nageoires sont blanches et transparentes.

Nos exemplaires ont six pouces de long, et M. Dussumier dit qu'on n'en voit pas de plus grands. Le nom de l'espèce en Malabar est Mathi. Elle est très-abondante et très-bonne à manger ; on la pêche en si grande quantité que l'on s'en sert pour fumer les cocotiers.

Cette observation de M. Dussumier a eu pour nous une grande importance; car elle nous a servi à reconnaître le Meer-blejer (la brème de mer), figuré par Nieuhoff1, qui a été reproduit par Willughby 2. Le naturaliste hollandais nous apprend que cette espèce s'approche en grandes troupes de la côte malabare, comme le font chez nous les harengs. Il dit que son goût est agréable, sans ressembler cependant à la clupée de nos côtes. Les Malabares l'emploient à fumer les champs où ils cultivent le riz.

En examinant avec soin la figure de Nieuhoff, on peut y reconnaître notre espèce. Ce

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