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particulier dans les athérines, les melettes et les anchois, a été la source des mauvaises déterminations faites par Commersou ; faibles erreurs d'ailleurs, et bien pardonnables quand on songe que l'homme habile qui les commettait, n'avait pour s'éclairer, et peut-être pour toute bibliothèque que la dernière édition du Systema naturœ.
C'est par suite de ces confusions que l'on voit dans la grande Ichthyologie française de 1788 l'hémiramphe espadon désigné comme habitant les mers des deux Indes, tandis que les espèces ont des zones parfaitement limitées.
Tous les auteurs s'accordent à dire de la chair de ces poissons qu'elle est grasse et délicate; qu'ils sont toujours abondants sur les côtes où on les rencontre ; qu'on les attire aisément dans les filets, au moyen de feux allumés pendant la nuit.
La discussion sur l'emploi des matériaux fait par nos prédécesseurs, prouve que nous n'avons pas dû essayer de rapporter à l'une des nombreuses espèces à décrire dans ce chapitre, les dénominations diEsox brasiliensis > et celles d'JEs. gambarur et d'Es. marginatus. Nous avons donc eu une nomenclature nouvelle à faire. Les caractères qui nous ont servi à la distinction des espèces sont tirés de la forme
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et de la longueur proportionnelle du bec et du plus ou moins de largeur du crâne. Mais nous ne pouvons nier qu'il n'y ait dans l'ensemble de tous ces poissons des ressemblances assez marquées , pour qu'il ne soit très-difficile de prendre dans tel ou tel de leurs traits une expression caractéristique qui puisse devenir l'épitliète ou le nom spécifique de chacune d'elles. Quelques rares variations dans les couleurs sont venues cependant à notre aide pour trouver des dénominations convenables. Nous avons regardé comme un moyen d'éclaîrcir les difficultés synonymiques de donner aux différentes espèces les noms des auteurs qui les ont fait mieux connaître, et alors nous avons étendu ce mode de nomenclature en dédiant à chaque voyageur les espèces dont ils ont enrichi le Cabinet du Roi , et par suite, notre ouvrage. Passons maintenant à la description des espèces.
Le Balaou des Antilles ou l'Hémiramphe