‹ Histoire naturelle des poissons (volume 4)Chapitre 48 sur 108 · LIVRE VINGTIEME · texte numérisé non relu

LIVRE VINGTIEME

DE QUELQUES FAMILLES DE MALACOPTÉ- RYGIENS, INTERMÉDIAIRES ENTRE LES BROCHETS ET LES CLUPES.

Lorsque j'ai traité de la famille des Cyprins , j'ai établi que le caractère essentiel des cyprinoïdes, tels que nous l'entendions, M. Cuvier et moi, était d'avoir le cercle de la bouche bordé supérieurement par les intermaxillaires, mobiles, et plus ou moins protractiles, sans que les maxillaires vinssent concourir à former l'arc de l'ouverture orale , et d'avoir en même temps un canal intestinal sans ccecums. Je n'ai pas hésité, d'après ces principes, à retirer de cette famille les gonorhynques qui ont des appendices pyloriques. La présence ou l'absence de dents maxillaires n'a été pour moi qu'un caractère secondaire, parce que la nature nous montre ces organes variant à l'infini, depuis leur plus grand développement jusqu'à leur absence complète dans les autres familles de malacoptérygiens, et je pourrais même dire, en donnant à cette proposition la généralisation qu'elle doit atteindre, dans toutes les familles de la classe des poissons.

En passant aux ésoces, j'ai retrouvé d'autres 19. 10

i 4G LIVRE XX. MALACOPTÉRYGIENS.

espèces extrêmement voisines des cyprinoïdes , ayant comme elles un canal intestinal simple et sans cœcums, mais chez lesquelles le maxillaire commence à concourir avec l'intermaxillaire à former l'arcade supérieure de l'ouverture de la bouche : le premier de ces os s'articule derrière le second, et monte par conséquent plus ou moins haut derrière celui-là : ce maxillaire manque de dents. Ayant observé que chez les dupées les intermaxillaires se raccourcissent encore, et qu'ils ne forment plus que la partie moyenne de l'arcade dentaire complétée par. les maxillaires armés de dents; que tous les poissons de ces deux familles ont de nombreux cœcums , et ayant trouvé, qu'en prenant pour caractère dominateur dans la famille des dupées, la dentelure d'un ventre caréné , armé d'une série de pièces osseuses que je décrirai; ayant aussi observé, que le caractère dominateur dans la famille des salmonoïdes porte sur la présence de l'adipeuse ; parce que, si l'on ne tient pas compte de cette nageoire, il devient impossible de séparer des salmonoïdes plusieurs petites familles de malacoptérygiens assez voisins des clupéoïdes; je n'ai pas balancé à continuer les modifications que j'ai apportées aux premiers essais de classification, fruit de notre travail commun, et

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