‹ Histoire naturelle des poissons (volume 4)Chapitre 96 sur 108 · Loc- cit., pi. anat. , fig. G · texte numérisé non relu

Loc- cit., pi. anat. , fig. G

CHAP. IX. VASTRÈS. 401

lieu de croire qu'elle avait élé retirée d'un individu au moins aussi grand.

Le Vastrès arapaïma.

( V as très arapaima 3 nob. )

Je trouve dans l'Icnthyologie de la Guyane de M. Robert Schomburgk la description malheureusement incomplète et la figure d'un Vastrès que l'éditeur de cet ouvrage a confondu avec le Vastrès géant de Cuvier. Quoique la figure ne soit pas très-correcte, je crois qu'elle représente une espèce particulière de ce genre,

parce que la tête me paraît plus petite que celle des autres, et que les nageoires postérieures me semblent encore plus élevées que celles des précédentes. Ces nageoires sont pointues, au lieu d'être arrondies.

La couleur du poisson, au moment où l'on vient de le prendre, est plus brillante qu'aucune représentation ne peut en donner l'idée. Le dessus de la tête et du tronc est d'une riche couleur terre d'ombre, s'affaiblissant par degrés jusqu'à la ligne latérale; à partir de cet endroit le ventre devient d'un beau carmin brillant. La base ou la partie écailleuse de la dorsale et de l'anale est de la même couleur. La membrane de la dorsale, de l'anale et de la caudale est verte, et les rayons sont d'un brun rougeâtre.

A&2 LIVRE XX. IffÂLACÔPTÉRYèlENS.

M. Schomburgk en a pris un individu long de huit pieds dans le Rupununi.

De Vos hyoïde de plusieurs V astres.

L'usage que les peuples de l'Amérique font de l'os lingual des Vastrès, a fait rapporter en Europe, comme objet de curiosité, un assez grand nombre de ces os, dans lesquels le voyageur ne voyant que la râpe employée par les naturels, ne s' in qui étant point du poisson dont cet os provenait, les donnaient aux amateurs comme la langue d'une espèce inconnue. Nous possédons dans le Cabinet du Roi neuf de ces hyoïdes, tous remarquables par l'espace creux de leur partie supérieure et antérieure. Cette cavité très-sensible est due évidemment à la courbure et à la forme de l'os, et n'est pas le résultat de l'usure des dents par l'emploi que les naturels en auraient fait.

En comparant la surface de cette langue osseuse à celle qui est conservée sur notre exemplaire du Vastrès du Mapa, il est facile de se convaincre promptement que ces os doivent appartenir à une espèce particulière que nous ne connaissons pas encore; il faut donc la signaler à l'attention des voyageurs.

Je ferai remarquer que beaucoup de natu-

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