Rissii, Iclilh. cir Nice, 2." criit., p
CHAP. III. MICROSTOMES. 561
seconde citation ne laisse donc plus de doute sur la détermination que nous venons de faire de la Serpe microstome de la première édition. Cependant le nom vulgaire de l'espèce est changé en celui de Yassou. Mais, de plus, ce que M. Risso a fait dans cette seconde édition m'est entièrement inexplicable, après ces deux citations. En effet, la caractéristique du genre signale une première dorsale située un peu en arrière des ventrales , et il ne parle plus de la seconde nageoire du dosj plus bas il ajoute : «les nageoires dorsales sont transparentes '', et trois lignes au-dessous, « i .^^' n. d., dix rayons, i.^ peu visibles." Comment cette fois n'a-t-il pas pu compter les cinq rayons de cette nageoire, si bien indiqués dans la première édition? D'ailleurs, comment concilier cette remarque d'une nageoire peu visible avec la figure n." 36 de cet ouvrage? Le dessin représente un poisson qui aurait une seconde nageoire adipeuse sans rayons apparens, haute de deux lignes, large d'une ligne, et beaucoup plus visible que celle de beaucoup de saurus. Celte figure est une des plus mauvaises de cet ouvrage. La tête a été faite très-probablement d'après celle du niicrostoma j mais la dorsale est insérée au-dessus, et même un peu en avant des ventrales 5 les écailles sont épaisses,
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imbriquées , striées longitudinalement 5 elles ne ressemblent en rien à celles du microstome. On dirait que l'auteur a mis la tête d'un individu de ce genre sur un corps de quelque saurus.
Après avoir donné dans les remarques quelques détails de mœurs, M. Risso termine par cette réflexion : « Ce poisson est assez rare • «c'est dans cette famille qu'il doit être placé, « et non dans celle des ésoces. "' Il aurait bien du donner les motifs de sa détermination, et nous démontrer comment un poisson à une seule dorsale, dont tous les rayons sont articulés, le canal intestinal simple et sans cœcum, peut être associé aux percoïdes, dont il le rapproche, ou même aux athérines.
M. le prince de Canino n'a cité notre poisson que d'après M. Risso , ou plutôt d'après M. Cuvier, dont il suit tout-à-fait la méthode pour la composition fautive de la famille des ésoces. Il remarque la ressemblance extérieure du microstome avec les athérines, en observant que les intestins sont ceux des brochets. Il n'en dit pas davantage, et je crois qu'il a évité par ce silence d'ajouter une confusion de plus aux précédentes; car il cite pour espèce unique le Microstoma angustideiis de Risso , c'est-a-dire, qu'il associe à l'espèce du genre
CHAP. m. MICROSTOMES. 305
Microstome le nom du poisson dont M. Risso a fait le genre Macros tome.
M. Millier ne se prononce pas sur le genre , sujet de ce chapitre; mais il laisse croire, d'après le peu de mots qu'il en dit, que le poisson du Muséum, que je lui ai laissé examiner, ne serait pas du genre Microstome de Risso, tandis que c'est exactement le même poisson.
Après ces observations préliminaires je passe à la description de l'espèce qui a servi de véritable type au genre établi par M. Cuvier ' - Le corps est arrondi, la hauteur l'emporte peu sur l'épaisseur; elle est contenue dix fols dans la longueur totale. La tête a la partie supérieure élargie et un peu sillonnée; les côtés élevés, le dessous trèsétroit, et le museau petit et arrondi. L'œil est trèsgrand : son diamètre horizontal est un peu plus long que le vertical. Il est compris deux fois et demie dans la longueur de la tête, qui est ellemême contenue cinq fols et un tiers dans la longueur totale. Le sous-orbitaire est très- mince et composé de trois pièces. La première forme un grand arc, étendu depuis le bord antérieur du maxillaire, qu'il recouvre, jusqu'au bord du préopercule, entièrement caché aussi par cet os. La seconde et la troisième pièce, mince et assez large pour cacher aussi l'espace préoperculaire, complètent le bord de l'or-