‹ Histoire naturelle des poissons (volume 5)Chapitre 23 sur 149 · Va)., dans Jacquemont, Poiss., pi. i5, fig. i · texte numérisé non relu

Va)., dans Jacquemont, Poiss., pi. i5, fig. i

des loches à sous-orbiiaire mobile. Elle appartient donc au groupe des premières loches.

La couleur est roussâ^re, avec des points fins sur les opercules, nuageux sur le corps, et plus dessinés sur la caudale.

La longueur de ce petit poisson est de deux pouces.

La Loche aux petites veivtrales.

{Cohitis micropus , nob. )

M. Gernsert, consul de France en Chine, a donné, parmi d'autres poissons curieux de ce pays, une loche assez grande

à corps comprimé, dont l'épaisseur est des deux tiers de la hauteur qui est comprise sept fois et quelque chose dans la longueur totale. La courbure du dos est plus arquée que celle du ventre; la tête est courte, comprimée. L'œil est petit , situé sur le haut de la joue et sur la moitié de la longueur de la tête. Le museau terminé en pointe, la bouche très-peu fendue. Il y a quatre longs barbillons au bord qui recouvre la lèvre supérieure. On en observe un autre, assez long, inséré à l'angle de la mâchoire inférieure , dont la lèvre, large et pendante, a vers le milieu une profonde échancrure. De chaque côté de cette entaille est un petit barbillon comme dans notre misgurne. Cette espèce lui ressemblerait donc beaucoup si elle avait un sous-orbitaire épineux. Mais avec quelque

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soin que je l'aie regardée, je n'ai vu aucune ouverture au-dessous de l'œil comme l'espèce d'Europe en a une.

La dorsale de notre poisson chinois est reculée sur le dos; la ventrale, très-petite, est insérée sous l'aplomb du premier rayon de la nageoire du dos. La caudale, arrondie, a deux carènes charnues sur le dos ou sur la base de la queue, qui semble augmenter la longueur de la nageoire ou simuler une sorte d'adipeuse. L'anale est petite et ronde; la pectorale est aussi une petite nageoire.

Les écailles sont au nombre de cent soixante-dix au moins entre l'ouïe et la caudale. Une d'elles, isolée , paraît ronde, échancrée vers le milieu, couverte de stries rayonnantes d'un point qui n'est pas central, et celles-ci sont croisées par des lignes très-fines, concentriques et parallèles au bord de l'écaillé.

La couleur est un vert olivâtre foncé sur le dos, pâle sous le ventre. Les flancs sont couverts de neuf à dix rangées de points ou de traits noirâtres que l'on retrouve sur toutes les nageoires.

Cette loche atteint à six pouces de longueur.

Elle ne doit pas être rare en Chine, car je la trouve figurée dans plusieurs recueils venus de ce pays. Six ou sept individus sont très -bien représentés dans ce cahier oblong de peintures chinoises, d'où M. de

Lacépède a emprunté plusieurs espèces, reconnues dans les diverses collections envoyées au Muséum. Il n'a pas fait usage de cette planche placée au folio 36 du cahier. Le dos est vert, le ventre plus ou moins jaune, tout le corps et les nageoires sont tachetés, les barbillons sont de longueur médiocre; et les nageoires répondent assez bien à celles de notre exemplaire. Je retrouve aussi cette même espèce, quoique moins exactement dessinée, dans le recueil que j'ai déjà cité plusieurs fois, et que je dois à la générosité de S. A..R. la princesse Marie d'Orléans.

Je la reconnais aussi dans l'imprimé japonais. Il y a cinq individus sur la page 26 de ce livre : le dos est couvert de points gris assez foncé, et le ventre est couleur de chair, ainsi que les barbillons. C'est d'ailleurs le même habitus. On voit donc que cette espèce est bien connue des auteurs chinois. D'après les explications remises à M. Cuvier par M. x\belRemusat, je puis dire que le nom chinois de cette loche est Doséo ou Doziaou,

En consultant d'autres dessins chinois, que je dois à l'amitié de M. Dussumier, je suis déjà en mesure d'avancer qu'il existe dans les eaux douces de ce pays une autre loche, remarquable par la longueur de ses barbillons

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mitoyens, les deux qui suivent sont un peu plus courts, et enfin, les deux autres sont petits. Le corps, brun verdâtre, est couvert de nombreux ocelles rapproches. Si les nageoires de ce poisson étaient mieux représentées, je n'hésiterais pas dès à présent à établir cette espèce par un nom spécifique.

ha Loche savona.

{Cohitis savona, H. Buch.')

L'Inde nourrit encore plusieurs espèces du genre des loches, qui ne me sont connues que par les ouvrages de M. Buchanan ou de M. J. M'clelland.

Parmi celles du premier de ces auteurs, je trouve plusieurs espèces qui paraîtraient manquer d'écaillés et d'épines sous-orbitaires. Ce second caractère les rendrait donc voisines de notre loche fianche d'Europe. Je suis d'ailleurs tout porté à croire que les écailles existent sur la peau de ces poissons comme pour celles des individus de notre pays , ou, comme je l'ai dit, leur présence est difficile à constater. Toutes les loches sans épines de M. Buchanan n'ont que six barbillons.

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