Cocco, Lett. su Salm., p. 12, tab. 2, fig
CHAP. XXVII. SCOPÈLES. 437
la queue serait beaucoup plus grêle et plus étroite, mais M. Yarrell ne présente pas ce caractère aussi tranctié. La dorsale est reculée sur l'arrière du dos. Les ventrales sont petites et très - rapprochées de l'anale. L'adipeuse est très-basse.
Dans la figure donnée par M. Clarke, les premiers rayons de l'anale s'allongeraient un peu, et laisseraient croire que cette nageoire est coupée en faux : elle est représentée plus courte et plus égale par M. Yarrell. Ce qu'on peut dire des autres caractères du poisson ressemblerait à tout ce que nous avons observé sur notre premier Scopèle. Cette espèce parut d'abord dans la Zoologie britannique de Pennant; mais, par une inconcevable confusion, il y rapporta toute une synonymie qui convient à l'Argentine. Je vois que, dans l'édition de 1769, Pennant avait eu communication de son petit poisson par Brunnich. Celui-ci l'avait trouvé sur les côtes de Shepy. Pennant paraît en avoir eu un second exemplaire qui fut pris dans le comté de Flinshire, près de Downing. M. Law serait, d'après l'ouvrage de M. Yarrell, le second naturaliste anglais qui ait vu ce petit poisson : il l'a péché aux Orkneys. Un troisième observateur , M. William Walcott , l'aurait également observé sur le rivage près d'Exmouth.
458 LIVRE XXII. SALMONOÏDES.
Enfin , on trouve dans le Magasin d'histoire naturelle une notice sur un quatrième individu pris dans le Firth de Forth à Portobello. Il est fâcheux que ces habiles observateurs aient consacré dans leurs récents écrits le nom d'Argentine , cette dénomination tendant à continuer la confusion faite par Pennant.
Le ScOPÈLE BORÉAL.
(Scopelus borealiSj Nilsson.)
Je trouve, dans le Prodrome de l'Ichthyologie Scandinave de M. Nilsson , l'indication d'un Scopèle sous le nom que je lui conserve. Bien que l'auteur cite la Zoologie britannique de Pennant, il rapporte encore à son espèce la figure qu'on trouve dans les écrits de la Société d'histoire naturelle de Copenhague1. L'habile ichthyologiste que je cite, dit de son poisson
que la tête est assez grosse • que le museau est court et obtus; que la mâchoire inférieure monte au-devant de la supérieure, et que les yeux sont grands.
Ces observations faites sur la nature par un naturaliste aussi distingué que M. Nilsson, se rapportent parfaitement à la figure que j'ai ci-