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CHAP. XXXII. ALÉPISAURES. 551

pense est au-dessus des premiers rayons de l'anale. Ce poisson est couvert d'une peau lisse et sans écailles, d'une belle couleur bleue avec des reflets roses et vert brQnzé sur le tronc.

La longueur de l'individu , qui a échoué sur les plages de la grande Canarie à la suite d'un mauvais temps, était de cinq pieds trois pouces. Les rayons antérieurs de la dorsale avaient un pied et demi. L'observateur qui a envoyé le dessin , d'après lequel je parle de ce poisson , dit que le foie était petit et de couleur verdâtre; que l'intestin fait un long repli. Il a cru observer une vessie natatoire de forme arrondie , légèrement étranglée à l'une de ses extrémités , et petite eu égard au volume du poisson.

Je termine, par ce chapitre, l'histoire de la nombreuse et importante famille des Salmonoides. Les genres qui la composent donnent de nouveaux et utiles exemples des variations du caractère principal et fondamental constituant le type de la famille, et par conséquent des nombreuses affinités qui lient entre elles les familles naturelles. Toutes les espèces de Salmonoides ont une adipeuse. La Truite et le Saumon, chefs de file de ce grand groupe, appellent à eux tous les Sal-

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monoïdes qui ont l'arc de la mandibule supérieure forme par les intermaxillaires et les maxillaires. Les variations de la dentition nous ramènent, dans la tribu des Characins, à la famille des Cyprinoïdes sans dents par les Curimates; à celle des Brochets et des Erythrins parles Hydrocyns, par les Piabucines et par les Leporins. D'autres genres nous représentent les caractères de plusieurs Clupéoïdes dans la dentelure abdominale des Serrasalmes, et par la composition de la mâchoire des Gonostomes et des Scopèles. Ces petits poissons nous font souvenir des Athérines et de quelques autres Percoïdes. Ils nous préparent à voir la nature, si féconde, établir des combinaisons inattendues des formes empruntées aux Percis dans la ventrale des Saurus; aux Scorpénoïdes, aux Cirrhites, aux Chéilodactyles, genres de trois familles distinctes, dans les rayons simples des pectorales des Aulopes. Les Scombéroïdes sont représentées dans les Alépisaures qui ont une grande ressemblance avec les Lépidopes ou les Thyrsites , tout en conservant le type caractéristique des Salmonoïdes.

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