‹ Histoire naturelle des poissonsChapitre 43 sur 158 · Spix. Leporinus novemfasciatus , tab · texte numérisé non relu

Spix. Leporinus novemfasciatus , tab

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indiquées par Bloch est plus considérable ; car il y en a trois ou quatre qui sont doubles. Il y en a aussi sur la tête. Bloch avait reçu son exemplaire de Surinam par les soins de M. de Fréderici, gouverneur de cette colonie. M. Muller en a reçu d'autres exemplaires venant du Brésil.

Le Léporin a queue épaisse.

(Leporinus pachyxirus , nob.)

Nous avons plusieurs Léporins, voisins de ceux que nous venons de décrire, mais qui ne me paraissent pas avoir des taches noires sur les flancs.

L'une de ces espèces, remarquable par la taille de quelques individus, a été rapportée de l'Amazone par M. de Castelnau.

Ce sont des poissons à corps trapu, à queue courte, dont la caudale est remarquable par la largeur et l'épaisseur de ses rayons. L'anale est basse.

Les écailles sont de grandeur moyenne, assez épaisses ; il y en» a quarante entre l'ouïe et la caudale. La tête est courte et grosse. Le front est très-large. Les dents sont fortes; celles de la mâchoire supérieure tout à fait tronquées ; les deux mitoyennes d'en bas sont longues, épaisses et proportionnellement beaucoup plus pointues que celles du L oblu-

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sidens, quoique l'individu que je décris soit beaucoup plus grand ; ce qui prouve que les dents de ces poissons ne deviennent pas émoussées avec lage.

La couleur me paraît avoir été un vert assez uniforme sur le dos et sur les flancs, avec le centre des écailles un peu plus clair. Le dessous du ventre était blanc argenté; les nageoires n'ont conservé aucune trace particulière de taches.

Le plus grand de nos individus a dix-sept pouces; un second, plus petit, n'en a que quatorze.

Le Léporin allongé.

(Leporinus elongatus , nob.)

Une seconde espèce, sans tache sur les flancs, se distingue

par son corps allongé; la tête, et surtout le museau, sont proportionnellement plus longs que dans les précédentes. La caudale a aussi les lobes proportionnellement plus longs , plus étroits et plus pointus ; toutes circonstances qui tendent à faire paraître le corps plus allongé. La hauteur du tronc est à peu près du cinquième de la longueur totale. La dorsale est assez haute et étroite; l'adipeuse est allongée; l'anale n'atteint pas à beaucoup près au lobe de la caudale. La pectorale est courte et arrondie.

Les écailles sont assez grandes, et cependant, à

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cause de l'allongement du corps, on en compte quarante -deux rangées entre l'ouïe et la caudale. Elles ont toutes un assez large bord membraneux, coloré en vert argenté, plus foncé que l'écaillé ellemême. Je ne vois aucune tache sur les nageoires, mais les pectorales me paraissent un peu plus grises que les ventrales et même que l'anale. La dorsale était verdâtre.

Nous avons reçu un individu de cette espèce, long de quinze pouces et demi, par les soins de M. Auguste de Saint -Hilaire. Notre confrère a pris ce poisson dans le Rio San-Francisco du Brésil. M. d'Orbigny en a envoyé un second, long d'un pied, pris dans la Plata à Buénos-Ayres. Je ne m'étonnerais pas que l'on rencontrât des variétés de cette espèce qui porteraient quelques taches sur les flancs, car il semble qu'il y en ait eu une sur le côté gauche de l'individu rapporté par M. Auguste de Saint-Hilaire.

Le Léporin anostome.

(Leporinus anostomus , noh.)

En lisant avec attention la description de Gronovius , et en comparant la figure que ce célèbre zoologiste a donnée de son Anostome, il me paraît douteux qu'il faille faire de ce poisson un genre distinct. La saillie de la

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mâchoire inférieure me paraît être un caractère tout à fait spécifique. J'en trouve déjà quelque trace dans certaines espèces de Leporinus.

L'avance de la mâchoire a déterminé la position de la bouche, qui, d'ailleurs, est armée de dents petites, conliguës, brunes, parallèles entre elles et situées sur un seul rang. Le corps est comprimé, oblong et épais. La tète est petite.

La couleur est brune, variée de lignes brunâtres peu marquées le long des flancs.

La première description de ce poisson a paru sous le nom d'Anostomus dans le Muséum ichthyologicum l de Gronovius. Elle a été reproduite dans le Zoophylacium. Les auteurs de l'Encyclopédie en ont donné une copie. C'est sur ce renseignement que repose le Salmo anostomus du Systema naturœ.

Si je ne me trompe pas dans la détermination que j'établis ici, il est certain que le genre Leporinus aurait déjà été établi par Gronovius, et qu'il faudrait par conséquent rapporter à cet auteur la création de cette coupe générique. Mais la dénomination qu'il a employée désigne un caractère trop spécifique. C'est sur ce caractère qu'a porté l'at-

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