Spix, p. 75, Pl
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beaucoup à la précédente, mais qui en diffère par plusieurs caractères essentiels.
Elle a le corps beaucoup plus haut et plus arrondi. La hauteur n'est que deux fois et deux tiers dans la longueur totale. La longueur de la tête mesure encore le cinquième de cette même longueur; mais l'œil est beaucoup plus grand ; car le diamètre de l'orbite est à peine plus petit que le quart de la longueur de la tête. Le museau est de même forme, et les dents ne me paraissent pas différer; mais le troisième sous - orbitaire est encore un peu plus étroit; le quatrième est un peu plus long. Le limbe de l'opercule est beaucoup moins large. Le bord montant est presque vertical; ce qui rend l'angle de l'opercule à peu près droit.
B. 5; D. 16; A. 25, etc.
Enfin, ce qui est un caractère extérieur encore très -sensible, c'est que les écailles sont infiniment plus petites ; il y en a cent soixante entre l'ouïe et la caudale. Tout le poisson me parait d'une teinte uniforme, verdàtre, rembrunie sur la tête et sur les nageoires verticales, et glacée d'argent sur les flancs et sur le ventre, dont le fond est jaunâtre.
Le seul exemplaire rapporté de l'Amazone par MM. de Castelnau et Deville, est long de vingt et un pouces. J'ai conservé le nom que Spix lui a donné, quoique je ne trouve pas cette épithète très-convenable.
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Ceux qui ne peuvent consulter que les figures données dans l'Ichthyologie de la Guyane, auront de la peine à croire que le Mjletes pacuy figuré par M. Schomburgk, soit encore le poisson décrit dans cet article, mais comme je tiens de la générosité de l'auteur le calque colorié du beau dessin, long de quatorze pouces, qu'il a fait sur les lieux, je ne puis hésiter à établir cette synonymie. C'est la même forme dans l'opercule, dans les sousorbitaires , et la description que M. Schomburgk nous donne des dents, complète ce qui pourrait rester incertain par le seul examen de la figure. M. Schomburgk colore ce Mylètes en brun rougeâtre avec de grandes marbrures noires dans le voisinage de la dorsale et derrière l'épaule. La femelle a les couleurs plus foncées que le mâle. Les Pacus sortent des grandes rivières pour aller frayer dans les savanes ou lieux inondés, puis ils reviennent, après la ponte, sur les fonds granitiques de l'Ésséquibo ou du Mazaruni. Leur nourriture principale et favorite consiste dans le Veyra ou Haya, espèce de podostémacées voisines des Arums, qui couvrent ces roches granitiques. M. Schomburgk vante aussi beaucoup l'excellence de sa chair.
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Le Paco de l'Amazone.
{Mylètes Paco, Humboldt.)
Je place auprès de cette espèce le Mylètes que M. de Humboldt a fait connaître sous le nom de Paco de l'Amazone. Je ne suis pas même très -sûr que ce poisson soit différent du précédent. Voici ce qu'en dit l'illustre voyageur qui nous l'a décrit. Je vais transcrire sa description, parce qu'elle prouvera avec quelle sagacité ce grand physicien a observé tout ce qui se présentait autour de lui dans ses magnifiques tableaux de l'Amérique équinoxiale. Il était impossible de mieux désigner le caractère des dents des Mylètes que par les expressions employées sur le journal de route écrit vingt ans avant les travaux de M. Cuvier sur les Mylètes.
Corpus albo - virescens , compressum , squamis minutis tectum , dorso arcualo. Os parvum , labio inferiore longiore. Dentés vatidi, anthropomorphi , duplici ordine dispositi. Max. superior : dentés minores, in antica parte g, in postica 6. Max. inferior : in postica parte dentés i minimi acuii, in antica parte 10, quorum 6 duplo majores intermedii. Lingua crassa ovata 7 absque dentibus. O percuta ossea radiai irn striata, haud squamis tecta. Oculi maximi latérales, lutei. Nares tubu-
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losœ. Pinna dorsalis prim. magna 16 radiala, librans ; postica minuta, adlposa. Pinna analis maxima usque ad caudam protensa. Cauda bifurca.
D. Pr. 16; D. sec. 0; P. 12; V. 8; A. 28; C. 22. Pinnœ omnes ovatœ , sine aculeis, radio anleriori solummodo crassiore , arcuaio. Abdomen acute carinatum, carina albida, carlilaginea, non serrata. Linea lateralis parum conspicua.
M. de Humboldt a vu des individus longs de deux pieds neuf pouces et larges de neuf pouces. Il a observé que la vessie est double, oviforme, très-grande; l'antérieure a huit pouces; la postérieure six pouces cinq lignes. Il dit que le Paco est un poisson d'un goût exquis, cependant rempli d'arêtes. J'ai été extrêmement frappé, dit-il, en décrivant le Paco à Lomependa dans la province de Brocamaros, de la forme des dents; je le rapprochai dans mon journal, et avec raison de la Palometa des plaines de Venezuela, et je croyais que ces deux poissons formaient un nouveau genre. En comparant le dessin que M. de Humboldt1 nous a laissé de son Paco avec le poisson que M. de Castelnau nous a rapporté, je ne puis croire que j'ai sous les yeux l'espèce du haut Maragnon. Il ne faut pas que le lecteur oublie