AcanrurAs UYATUS (2), Müll., Henle, Plag., p
Sq. uyatus, Rafin., Carait., p. 13, n° 33, pl. XIV, fig. 2, et Indice, p. 45, n° 355.
Sq. (Acanthorhinus) infernus (Sq. d'enfer), Blaïinv., Faune franç., p. 59, pas de fig.
Spinax (Spinax) uyatus (Sagri comune), Bonap., Iconogr. faun. üt., pl. 140, fig. 2. — Id.,?, Id., Cat.pesci europ., p. 16, n° 49 (3).
CARACTÈRES. — Formes générales très-analogues à celles de l’Ac. vulg., mais le museau un peu plus obtus; yeux trèsgrands, plus volumineux que chez les deux autres espèces, et dont le diamètre est presque égal à la distance quiles sépare soit du bout du museau, soit de la première fente branchiale ; évents situés plus haut que les yeux qui n’ont pas de sillon à leur angle postérieur; 1" dorsale commençant, comme chez l’Ac.Blainv., presque immédiatement derrière l'extrémité de la racine des pectorales, munie d’un aiguillon moins long et dont les 2/3 infé-
(1) Ce caractère n’est pas absolument constant, mais il est positif que si l’aiguillon offre quelquefois chez Ac. vulgaire une hauteur presque semblable à celle qu'il acquiert chez l’Ac. BL, jamais chez ce dernier, à taille égale, il ne reste dans les petites dimensions qu'il conserve fréquemment dans l’autre espèce. D'ailleurs, toutes proportions gardées, les aiguillons de l’Ac. Blaino. ne sont pas aussi robustes.
(2) Rafinesque à latinisé ainsi le nom vulgaire de ce Squale à Palerme, et quiest Ujato, mais dont il ne fait pas connaître la signification.
(3) Le point de doute, placé à la suite du nom de Spinaæ, montre que, dans son Catal. postérieur à sa Faune, le prince se rattachaïit à l'opinion émise par M. Agassiz (Poiss. foss , t IL, p. 61) et par MM. Müll. et Henle, que ce Squale ne peut pas rester dans le même genre que le Sagre, malgré leur caractère commun, d’avoir les aiguillons sillonnés.
440 PLAGIOSTOMES PLEUROTRÈMES OÙ SQUALES.
rieurs environ sont engagés dans l'épaisseur des téguments de cette nageoire qui est plus haute que l’aiguillon; 2 dorsale beaucoup plus rapprochée des ventrales, puisqu'elle commence avant leur terminaison, à aiguillon presque aussi haut que cette nageoire par les téguments de laquelle il n’est recouvert que dans son tiers inférieur; sur les deux aiguillons, de chaque côté, un sillon longitudinal profond; pas de fossettes caudales; au grand lobe, près de son extrémité, une échancrure.
Teinte générale d'un brun grisâtre, plus claire en dessous; bouche noire à l’intérieur.
Habitat. — Méditerr. : côte d'Alger, 2 exempl. adressés au Muséum par M. le docteur Bourjot. L'espèce reste petite comme les précédentes.
— Acanth. Sucklii, Girard, Proceed. Acad. nat. se., Philad., 1854, t. VIL, p. 196, et Explor. for a railroad route from Mississipi to the pacif. Ocean (fishes), 1858, p. 368.
Id., Putnam, Bull. Mus. comp. x0ol., Cambrigde, 1863, p. 14.
Je ne puis que signaler cette espèce inconnue au Musée de Paris, et dont aucune figure n’a été donnée. Son caractère essentiel est celuici : bord antérieur de la 1° dorsale presque à égale distance de la pupille et du bord antérieur de la 2 dorsale.
Sur les trois espèces européennes, on ne trouve une égalité de distance qu'en prenant comme point de départ pour aller soit vers la pupille, soit vers l’origine de la 2 dorsale : 4° chez l’Ac. uyatus, le bord postérieur de l’aiguillon de la 1"° dorsale ; 2 chez l'Ac. Blainv., et 3 chez l’Ac. vulg., le milieu de la base de cette dorsale.
C’est surtout à ce dernier que l’Ac. Sucklii ressemble, en ce que : 1° son museau, qui est long et déprimé, est subconique; 2° le corps a des formes élancées; 3° les régions supérieures portent des taches d’un blanc jaunâtre qui, irrégulièrement disposées chez l’adulte unique vu par M. Girard, forment des rangées longitudinales régulières chez les jeunes ou se transforment en bandes.
Serait-ce la même espèce que celle qui est signalée dans les faunes américaines sous les noms suivants, et qui ne parait pas avoir été comparée, non plus que l’Ac. Suckl. à notre Ac. vulgaris ? :
Sq.(spinazx) acanth., Richardson, Fauna boreali-amer., t. IE, p.291, simple mention sans détails descriptifs — 1d., Storer, Rep. fish. Massachuseits, p. 187. — Spin. ac.? Dekay, Fauna N.-York.; fish, p. 357, pl. 64, fig. 210. — Spin. ac., Ayres, Enumer. fish. Brookhaven, in : Boston Journ. Soc. nat. hist., 1844, t. IV, p. 288. — Ac. americanus, Storer, Synops. fish. N.-Amer. (Mem. Amer. Acad., nouv. série, 1846, t. Il, p. 506). — Jd., H. R. Storer, Fish. of nov. Scotia Pr. Bost. Soc., t. IL, p.270. — 1d., Th. Gill, Catal. fish. east. coast N.-Amer., 1861, p. 60. — Id., Putnam, Bull. Mus. comp. z0ol., 1863, p. 10.
A défaut de figures, et le Muséum ne possédant aucun spécimen du Nouv.-Monde, je reste dans l'incertitude au sujet de ces Acanth.
SPINACIENS. GENRE SPINAX. 441
Il. Genre SPINAX. SPINAX (1), Bonap.
CARACTÈRES.— Tête presque plate; museau allongé, à bords latéraux parallèles, un peu échancrés au niveau des yeux, terminé en avant par un angle obtus, dont les côtés prennent naissance au niveau de l'angle externe des narines ouvertes à l'extrémité antérieure de la tête, et, par conséquent, fort éloignées de la bouche qui est en arc de cercle très-ouvert: denis supérieures semblables à celles des Scylliens et les inférieures à celles des Acanthias; évents grands, presque circulaires, situés en arrière des yeux et sur la face supérieure de la tête; 1" dorsale entre les pectorales et les ventrales; la 2° immédiatement derrière ces dernières, plus considérable que l’autre, munies, toutes Les deux, d’un aiguillon creusé, de chaque côté, par un sillon profond; scutelles d’une forme toute spéciale, constituant de véritables épines fines, à pointe trèsaiguë, recourbées en arrière comme les dents d’une carde (ATLAS, pl. 4, fig. 14), extrèmement serrées les unes contre les autres et simulant, en quelque sorte, des poils {[tuberculis corporis setosis, Bonap.).
Les dentelures, de chaque côté de la pointe médiane des dents, sont au nombre de deux, etmême de trois sur les dents latérales, particulièrement chez le @. La bouche a des cartilages labiaux supérieurs et de longs plis angulaires. Les aiguillons des dorsales, par suite de la présence, sur chacune de leurs faces latérales, d’un sillon profond, semblent offrir plus d'épaisseur sur leur bord antérieur qui, selon l'expression de M. Agassiz#orme comme une sorte de quille. Les appendices des &! (arLas, pl. 4, fig. 13) portent deux épines fort acérées; il n’y a de sillon caudal ni en dessus, ni en dessous.
SPINAX NIGER, H. Cloquet, Dict. sc. natur. 1818. Suppl. au t. I,
ArLas, pl. 4, fig. 13, aiguillons des appendices génitaux, et fig. 14, épines des téguments.
Galeus acanthias seu Spinaz fuscus (Sagree, à Gènes), Willughbey, Hist. pisc., lib. III, sect. I, cap. X, p. 57. — Id., Rav, Synops. pisc., p.21 (2).
(1) Ce mot, qui paraît provenir du latin spina, se trouve dans Salviani et dans Belon, mais Cuvier, le premier, en a fait une dénomination générique comprenant les genres de Bonaparte, Acunthias et Spinax.
(2) Si les figures et les descriptions des ichthyclogistes du xvie siècle
449 PLAGIOSTOMES PLEUROTRÈMES OU SQUALES.
Sq. spinax, Gunner, Trondhiemske Selsk. shriffter, 11763, t. H, p. 313, tab. VIT, exacte (pl. VIT, des anim. marins parasites attachés aux téguments). —1d., 0. Müller, Prodr. 5001. dan., p. 37, n° 312.
Sq. pinna ani carens, naribus in extremo rostro, Artedi, Genera, p. 67, n° 4; éd. Walbaum, p. 506; Syn. p.95, n° 3.
Sa.sspinaz, Linn., Syst: nat., 19 édit., t. I, p. 398, n° 3, etrédit, Gmel., t. 1, pars LH, p. 4501, n° 3.
Le Sagre, Brouss., Mém. Ac. des se., 1180, p. 675. — Id., Lacép.,
Hist. Poiss., t. 1, p. 274. — Id., Risso, Ichth. Nice, p. 41, et Hisi.
nat. Eur. mérid., t. EU, p. 132.
Blaataske, Ascanio, Icones, pl. XXXVII, bonne fig. où les pores cutanés de la tête sont bien indiqués.
Sq. Gunneri, Reinhardt, K. Danske Selskabs, 4898, t.If, p. XVI.
Sq. spinax, Nilsson, Prodr., p. 118, etSkandin. Faun.; Fisk, p. 729:
Spinax niger, Sugri moreito, Bonap., Icon. faun.it., pl. 144, fig. 4, et Catal. pesci europ., p. 16, n° 50.
Acanthidium pusillum, Lowe, Proceed. xool. Soc., 1839, p. 91 {olim, ? Centrina nigra, 1d., Id., 4833, p. 144).
Sp. niger, Agass., Poiss. foss., t. IT, p.92, tab. B, fig. 5 (dents).
Id., Müll., Henle, Plag., p. 86.—1d., Krôyer, Danmark’s Fiske, 1. lil, p. 895, fig.
CaARACTÈRES. — Première dorsale éloignée de l’origine des ventrales par un intervalle égal seulement à la moitié de l’espace compris entre elles et les pectorales qui sont petites, à bords droits, et en forme de parallélogramme plus long que large ; 2 dorsale plus allongée et plus haute que la 1°, un peu échancrée à son bord postérieur, commençant derrière la terminaison de la base des ventrales dont la longueur, peu considérable, au reste, l'emporte sur let largeur; caudale trèsrapprochée de l’angle postérieur de la 2° dorsale, un peu plus longue que l’espace qui la sépare de l’origime des ventrales, arrondie à son extrémité, munie d’un très-petit lobe inférieur et légèrement échancrée vers le bout du grand lobe.
Teinte générale d’un gris noirâtre qui, par exception à ce qu'on remarque chez tous les autres Squales et chez les poissons ordinaires, est plus foncée en dessous où elle est tout-à-fait noire, de même que la ligne latérale et que l'extrémité des nageoires paires et impaires ; intérieur de la bouche également noir, comme chez l’Ac. uyatus et chez la Roussette dite Pristiurus melanostomus (p.325).
laissent de l'incertitude relativement aux espèces de Squaies épineux qu'ils ont nommés Acanthias et Spinax, on ne peut pas douter, cependant, qu'ils n'aient eu en vue des poissons du genre Acanthias tel qu’il est compris aujourd'hui, et non pas le Spinax de Ray et Willughbey, qui, selon la remarque très-juste de Broussonnet, n’était pas connu des anciens.
SPINACIENS. GENRE OXYNOTUS, 448
Habitat. — Méditerranée et mers septentrionales. Les exemplaires du Muséum ont été pris à Nice par Laurillard et par M. Coste. L’espèce se trouve aussi dans l'Océan, puisqu'il faut y rapporter l'Acanth. pusillum, Lowe, de Madère, et c’est probablement des Canaries que provient une peau de la collection d’Adanson. On ne le trouve ni sur la côte occident. de la France, ni sur les côtes d'Angleterre.
Il reste toujours très-petit, ne dépassant pas 0.50 à 0m.33,
M. Ph. Poey a décrit sous le nom de Spinax Hillianus (À), d'après une femelle longue de 0.269, un Squale qui offre de si grands rapports avec le Sp. niger, qu'il me semble difficile de ne pas la considérer comme lui étant identique.
IT. GENRE OXYNOTE. OXYNOTUS (9), Rafin., Indice üttiol. Sicil., p. 45, n° 536 et p. 60, n° XVII.
CARACTÈRES. — Corps court, trapu, offrant son plus grand volume au niveau de la première dorsale; prismatique et triangulaire ; face inférieure plane et bordée, de chaque côté, par un repli cutané sallant, faces latérales formant, par leur réunion sur la ligne médiane du dos, une carène proéminente, tête de forme presque semblable à celle du Spinax; museau large, plat en dessus, à bord antérieur en angle très-obtus, à bords latéraux parallèles; yeux fort grands; narines presque terminales, à orifice énorme; bouche très-petite, très-fortement arquée; dents dissemblables aux deux mâchoires : les superieures coniques. les inférieures droites, triangulaires, à sommet acéré et finement dentelées sur les bords; évents trèslarges, ouverts directement derrière les yeux, munis d'une valvule ; ** dorsale très-grande, commençant au niveau de l'origine des pectorales, mais se prolongeant au-delà de ces dernières; la 2 située juste au-dessus des ventrales qui sont fort reculées ; l'une et l’autre à aiguillons, sans sillons latéraux et presque tout-à-fait enveloppés par les téguments; scutelles épineuses, donnant beaucoup de rudesse à la peau.
Il y a, au niveau de chaque angle de la bouche, 3 cartilages : 4 médian uni, par ses extrémités, à chacun des deux autres, ou plutôt il y en a 2 antérieurs et 4 postérieur; le pli labial de la mâchoire supé-
(1) En l'honneur de M. Rich. Hill., Poiss. de Cuba (Mem. sobre ia hist. nat. Cu5a, t. ?, p. 340), pl. 19, fig. 13 et 14, dents.
(2) De éfbe, aigu, v&roc, dos; nom destiné à rappeler la forme particulière du corps et proposé en 1810 par Rafinesque pour la Centrine, seule espèce connue du genre; il doit, par droit de priorité, être préféré au nom générique de Centrina, Cuv.1817 (R. an., ire édit., t. IT, p. 150).
444 PLAGIOSTOMES PLEUROTRÈMES OU SQUALES.
rieure très-prolongé forme, en avant, la bordure d’une fossette préorale assez profonde; l’autre, contournant la mâchoire inférieure, vient presque se confondre avec celui du eôté opposé.
n'y a de dent médiane ni en haut, ni en bas.
La caudale est haute, sans lobe inférieur, sans sillons à sa base, . et sans échancrure vers son extrémité.
Les fentes branchiales sont extrêmement courtes.
Les scutelles consistent en de petites lames osseuses, à base large, à bord antérieur mousse et arrondi, à bords postérieurs tranchants, formant, par leur réunion, une pointe; chaque côté de la base porte une épine plus courte que la médiane
Oxynorus cENTRINA (1), Rafin., Indice itt. sicil., p. 45, n° 336.
ArLas, pl. 5, fig. 8 et 9, scufelles.
Vulpecula et Vulpecula italica, Belon, De aquatil., p. 63 et 64.
Le Regnard d’eau des Grecs et Latins, et le Regn. d’eau d'Italie que les Vénissiens nomment Porc marin, 1d., Nat. et pourtraict des poiss., p. 56 et 57, la première figure est très-mauvaise et a été critiquée, avec raison, par Rondelet (De pisc., p. 386).
Centrina (Porc, Humanthin, Bernadet), Rondelet, De pise., Hb. XIII, cap. XI, p. 384, ct Hist. des poiss., liv. XIE, chap. VIN, p. 301, fig. copiée par Gesner, De aquat., p. 610, éd. 1620; par Aldrov., De pisc., p. 401 ; par Jonston, De pise., tab. VIL fig. 5 (Ruysch, 1d.).
Centrina, Salviani, Hist. pisc., p. 157, fig. 56 et 57 beaucoup meilleures que les précédentes, cop. par Willughbey, Hist. pisc., pl. B2 et B 3, p. 58; par Jonston, De pisc., tab. VIT, fig. 4 (Ruysch, 1d.).
Galeus centrina, Gesner, De aquat. (De vulpe marina), p. 1046, édit. Francf., 1620, fig., copie amplifiée du Vulpecula, Belon.
Sq. pinnà ani carens, ambitu corporis triangulato, Artedi, Genera, p. 67, n° 5, et ed. Walbaum, p. 506; Syn., p. 95.
Sg. centrina, Linn: Syst. nat; 425 Éd., tp. 998, n°2 eted: Gmel., t. L, pars III, p. 1502.
Le Humantin, Brouss., Mém. Ac. des sc., 1780, p. 675, n° 25.
Id., Lacép., Hist. poiss., t. I, p. 276, pl. 9, fig. 3. ee
Sq. centrina, Bloch, pl. 115, cop. Encyclop., pl. 5, fig. 43, et par Shaw, Gener. z001., t. V, part. IL, p. 340, pl. 153.
(1) Kevrotvn (xévroov, aiguillon), mot employé par les Grecs. Moy. à la note de la p. 430, la citation, à l’occasion du Notidanus, d'une phrase d'Athénée renfermant le mot dont il s'agit ici.
La plupart des zoologistes ayant fait usage, à l'exemple de Rondelet et de Salviani, pour désigner cette espèce, si distincte de toutes les autres, de la dénomination de Cenfrina, je crois inutile de multiplier les indications bibliographiques; je me borne, par conséquent, dans la synonymie, à mentionner les principaux ouvrages et ceux où il y a des figures.
SPINACIENS. GENRE OXYNOTUS. 445
Id., Risso, Ichth. Nice, p. 49.
Centr. Salu., Id., Hist. nat. Eur. mér., t. HI, p. 135.
Centr. humantin, H. Cloquet, Dicé. se. natur., t. VIL p. 585, pl. 31.
Acanthorhinus centrina, Blainv., Faune fr., p. 61, pl. 15,fig. 4, Ha,
Centr. oxynotus, Swainson, Cabinets cyclop., Fish., t. U, p. 315.
Centrina Salviani, Bonap., Iconogr. faun. it., pl. 14, flo?
Id.,1d., Cat. pesci eur., p. 16, 51.— Id.,Müll., Henle, Plag., Do
Id., Guich., Explorat. scient. Alg., Pciss., p. 126.—14., N. Doumet, Cat. poiss. de Cette (Rev. z00l., 1861, p. 505).
Oxynot. centr. Gil, Anal. syn. Sq. (Ann. Lyc. N.-York, t. VI, p. 405).
CARACTÈRES. — Museau plus épais que celui du Spinaæx, par suite de la forte obliquié qu'il présente depuis son extrémité antérieure jusqu’à la bouche; dents de la mâchoire supérieure disposées sur trois rangs paraboliques et parallèles, qui en comprennent neuf chacun; celles du premier rang de l’autre mächoire, le seul relevé, sont également au nombre de 9; valvules nasales disposées de telle façon que chaque narine semble comme divisée en deux trous circulaires.
La première dorsale a son bord antérieur très-prolongé et à peine plus court que la base, qui mesure 0.15 chez le plus grand exemplaire du Muséum, long de 0.81. Son aiguillon est droit, dirigé en avant et parallèle au bord postérieur de la nageoire. La seconde est moins carrée, un peu moins haute et plus petite; son aiguillon, droit comme le précédent qu'il égale presque en hauteur, est dirigé un peu en arrière. Les pectorales, dont l’origine est à peine antérieure à celle de la 1'° dorsale, ont une assez grande longueur, double de leur largeur; la pointe en est effilée, mais le bord postérieur n’est pas échancré. La caudale est deux fois environ aussi étendue qu'elle est large dans son point le plus élevé.
Teinte générale d'un brun foncé un peu plus clair en dessous et sur le bord des nageoires.
L'espèce n'arrive jamais à une grande taille; elle dépasse cependant celle du Spinax niger. — Habitat. — Méditerranée.
Elle n'habite point les mers du nord. Une fig. donnée par Pontoppidan, Norges, ete. (trad. angl. : The nat. hist. of Norway, pl. 21), et une citation de 0. Fr. Müller (Prodr. z0ol. danicæ, p. 37, n° 513), pourraient faire supposer le contraire, mais M. Krôyÿer (Danmark's Fiskhe, t.U, p. 936) fait observer que, selon toute probabilité, la figure de l’ouvr. de Pontopp. a été empruntée à Jonston où, par quelque erreur, se trouve (4e édit. pl. VIT) le nom de Haa Kjæring dont il n’est pas question dans le texte de ce dernier, et employé, d’ailleurs, par l’auteur norwégien (id., p. 115) à l’occasion d’un grand Squale qui n’a aucun rapport avec la Gentrine qu'il ne connaissait Certainement pas. Quant à l'insertion de lespèce dans le Prodr. de 0. Fr.
446 PLAGIOSTOMES PLEUROTRÈMES OU SQUALES.
Müll., elle paraît motivée par une phrase sans importance de Strôm (Phys. og æconom. beskrivelse over fogderiet, Sondmôr, t. I, p. 296) où il est dit : si ce poisson n’est pas entièrement fabuleux il ne serait probablement autre que la Centrine.