‹ Histoire naturelle des poissons, ou, Ichthyologie générale (volume 2)Chapitre 117 sur 216 · V. GENRE CENTROSCYLLE.CENTROSCYLLIUM,Mäüll.Henle · texte numérisé non relu

V. GENRE CENTROSCYLLE.CENTROSCYLLIUM,Mäüll.Henle

CARACTÈRES. — Tête fort analogue à celle du Spinax et à celle de la Centrine : museau large, à bords latéraux presque rectilignes, formant, en avant, un angle très-obtus, dont les côtés prennent naissance au niveau des narines qui sont trèsgrandes, situées près de son bord antérieur; évents très-largement ouverts, un peu en arrière et au-dessus des yeux dont la fente est considérable ; dents semblables aux deux mâchoires, identiques à celles des Scylliens, c'est-à-dire droites, à pointe médiane, avec une ou deux petites dentelures de chaque côté de la base; scutelles pointues, reposant sur une base étoilée ; un aiguillon à chaque dorsale, pas de fossettes caudales; pas de lobe inférieur à l'uroptère, ni d’échancrure au lobe supérieur.

CENTROSCYLLIUM FaBricir, Müll., Henle., Plag., p. 191.

AtLas, pl. 5, fig. 10, scutelles.

Spinax Fabr.Reinhardt, X. Danske Vidensk. Selsk., 1828, t. TIL, p.XVL, Centrosc. Fabr., Krôyer (Danmark's Fiske, t. II, p. 888), note. Id., Gill, Catal. fish. east. coast N.-Amer., 1861, p. 60.

CARACTÈRES.— Museau, en avant des yeux, plus long d'un tiers seulement que leur fente, et plus court d’un tiers que l’espace qui les sépare; portion pré-orale plus longue que l’orifice buccal, mais presque égale à sa largeur mesurée entre les angles où il y a, de chaque côté, en haut et en bas, un cartilage et un pli labial; pli inférieur court et à peine prononcé; aiguillon de la 2° dorsale beaucoup plus long et plus fort que celui de la 1'°; l’un et l’autre sillonnés vers le bord antérieur, larges et creux en arrière; 1'° dorsale commençant derrière le bord postérieur des pectorales ; la 2°, presque aussi grande, immédiatement derrière la fin de la base des ventrales.

Teinte générale brunâtre ; dans le jeune âge, un pointillé noir.

Habitat. — Cette espèce, qui paraît propre aux eaux les plus septentrionales, est connue au Musée de Paris par un individu de 0.74 dû à M. Beck, et par un fœtus du Groënland où se retrouvent tous les caractères de ce genre remarquable. Il a été envoyé du Musée de : Copenhague par les soins de M. le professeur Steenstrup.

Poissons. Tome I. 99

450 PLAGIOSTOMES PLEUROTRÈMES OU SQUALES.

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