II. Genre RHYNCHOBATE. RHYNCHOBATUS (2 }4 Müll., Henle
CARACTÈRES.—Museau très-analogue à celui des Rhinobates, allongé et pointu, avec une carène médiane, plus étroite en avant qu'en arrière, pas de rayons dans la portion étroite et comme échancrée du disque comprise entre la tête et les pectorales; évents immédiatement derrière les yeux auxquels ils sont contigus ; bouche faiblement ondulée, comparativement à
(4) >Ayxÿdoc, recourbé, ondulé, otôéuo, bouche. (2) pôyxoc, museau, Baroc, raie.
RHAMPHOBATIDES. GENRE RHYNCHOBATUS. 483
celle des Rhamphobatis ; dents plus larges que longues, avec un petit bourrelet médian en travers, offrant, selon qu'elles occupent les points saillants ou rentrants des mâchoires, des différences dans leur volume comparables à celles qui se remarquent dans le genre précédent, mais moins prononcées, parce que les ondulations des mâchoires le sont beaucoup moins elles-mêmes; valvule nasale antérieure (1) semblable à celle du sous-genre Rhinobate proprement dit, en ce qu’elle ne s'étend pas jusqu'à l'angle interne de la narine; une rangée de pores, en dessous, au niveau de la ceinture scapulaire comme chez les Rhinobatides.
Sous le nom de Rhynchobatis, M. R. À. Philippi (Troschel's, Archiv, 1857, p. 271) a désigné une Raïc de l’île Juan Fernandez dont il ne connaît que la tête, mais qu'il considère comme le type d’un nouveau genre, et il décrit longuement cette tête. Ne sachant quel rang assigner au poisson dont elle provient, je la mentionne ici, à cause de la similitude de nom.
Espèce unique. — RayNcxosarus Lævis, M., H., Play. p.111.
Rhinobatus, Duhamel, Tr. des pêches, partie Il, sect. IX, chap. INT, p. 292, pl. 15, fig. 1 et 2, bonnes, mais il y a des confusions dans le texte. (Adulte, Var. I, Müll. Henle.)
Raia Djiddensis, Forskäl, Descr. anim. itin., p. 18, n° 17. — Id., Gmel., Linn., Syst. nat., L. I, pars Ill, p. 1511.
Raie Bokhat et Raie Rhinobate, Lacép., Hist. Poiss., t. I, p.139 et 145, pl. 6, fig. 3 (Ad., Var. I, Müll. Henle).
Rhinobatus lœvis, BL. Schn., Syst. posth., p. 354, pl. 71 (jeune : Var. Il, Müll. Henle).—Jd., Cuv., R. an., t. Il, p. 396.
Walawah Tenkee, Russ., Fish. Corom., t. 1, p.6, pl. X (jeune, Var. Il).
Rhinob. bokhat, H. Cloq., Dict. sc. nat., t. XLV, p. 325, pl. 49, sous le nom de Rhinob. lisse (adulte, Var. J, Müll. Henle).. :
Rhinob. djeddensis, Rüpp., Atlas, ete.(Fische), p. 54, tab. 14, fig. 1 (Var. WI, Müll. Henle; Var. Djeddensis, Cantor).
Rhinob. Duhameli, Blainv., Faun. fr., p. 48, pas de fig.
Rhinob. lœvis, Schl. Fauna jap., p. 306, pl. CXXXIX (âge moyen, peu différ. de la Var. Il, mais pas de taches blanches latérales).
(1) Il s’agit ici de la valvule fixée au bord antérieur de la narine. MM. Müller et Henle la nomment valvule supérieure, mais cette épithète ne convient que sile poisson est placé sur le dos : dans la position naturelle cette valvule est au-devant et au-dessous de celle qui garnit le bord postérieur de l’orifice nasal. (Voy. plus haut, p. 97.)
484 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OÙ RAIES.
Rhynchob. djeddensis, Cantor, Catal. Malay. fishes, p. 1394. Rhynchob. lœvis, Blkr, Plag., p. 58.
CARAGTÈRES.—Museau long et pointu; narines très-obliques, dont l’angle interne atteint presque le bord antérieur de la bouche, et dont la longueur, dépassant d’un quart l'étendue de l'intervalle qui les sépare, est trois fois aussi considérable que l’espace compris entre leur angle externe et le bord du disque; pectorales à angle externe presque droit, à bord postérieur fortement oblique de dehors en dedans, non échancré; lobe supérieur de la caudale de 1/5 plus long que l’inférieur.
La longueur du museau, depuis le milieu d'une ligne qui, passant au devant des narines, se trouve limitée par leur angle externe, est un peu plus considérable que l’espace mesuré par cette ligne, et, depuis le bord antérieur des yeux, deux fois et demie autant que la largeur de l'intervalle qui les sépare.
La 1'e dorsale qui ne dépasse les ventrales ni en avant, ni en arrière, est un peu plus grande que la 2e.
Il y a deux prolongements cutanés au bord postérieur de l’évent.
Les scutelles très-petites, presque circulaires, ont 3 carènes non proéminentes en arrière, de sorte que la peau est lisse.
Le système de coloration varie suivant l’âge.
Jeunes sujets (Variété Il, Müll. Henle) : sur un fond vert olive clair jaunâtre, une petite tache brune, de chaque côté du bout du museau ; une bande de même teinte sur le bord de la paupière ; sur la racine de chaque pectorale, une grosse tache d’un brun foncé entourée de petites taches blanches; d’autres taches blanches sur le reste du corps ; celles des flancs disposées quelquefois en bandes.
Au Muséum, plusieurs exemplaires {côte de Malabar : Dussumier; Pondichéry : Leschenault; collection formée dans les mers des Indes par Polyd. Roux). Les taches persistent longtemps, car on les trouve très-apparentes encore sur un sujet du Malabar, long de 1.929.
Si, à celles que je viens de décrire s’en joignent d’autres brunes, entourées de mouchetures blanches, on a la Variélé IV, Müll. Henle, inconnue au Muséum. M. Cantor n’en fait pas mention.
C’est l’âge adulte, suivant ce dernier, que caractérise la teinte brune uniforme constituant la Variété 1, Müll. Henle. Le seul spécimen du Musée qui la présente a 1.33.
Enfin, la Variété III, Müll. Henle (Raiïa Djeddensis, Forsk.), qui semble être propre à la mer Rouge, porte un abondant semis de taches blanches disposées, le long de la ligne médiane, en bandes irrégulières. M. Botta a fait parvenir, de cette mer, 2 individus de 12.07 et de 12,50.
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