‹ Histoire naturelle des poissons, ou, Ichthyologie générale (volume 2)Chapitre 132 sur 216 · I. Sous-GENRE SYRRHINA (1), Müll., Henie, Plag., p · texte numérisé non relu

I. Sous-GENRE SYRRHINA (1), Müll., Henie, Plag., p

CARACTÈRE. — Valvule nasale antérieure prolongée jusqu’à l'angle interne des narines, mais non confondue avec celle du côté, opposé.

Tableau de la division du sous-genre Syrrhina en 6 espèces.

longues que l’es-

droite; na- : S ë ace internasal. 1. Coi .

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4. RaiNoBaATus (SyrRHINA) CoLUMNÆ, M. H. (Rh. Col., Bonap., Iconogr. Faun. ital. (8) et Catal. pesci Europ., p. 15, n° 40).

ATLAS, pl. 40, fig. 7, scutelles.

Rhinobatus seu Squatino-raia, Colonna, Phytobosanos, tab. XXVII, copiée par Willughbey, Hist. pisc., pl. D, 5, fig. 1, p. 79. — ?Id.,

(1) Zbv, avec, et fiv, nez, dénomination qui à pour but de rappeler l’union de la valvule nasale antérieure avec l'angle interne de la narine.

À l'espèce européenne du sous-genre Syrrhina, le prince Ch. Bonap., postérieurement à la publication de Müll. et Henle, laisse le nom générique de Rhinobatus, et pour les espèces rapportées par ces derniers au s.-genre Rhinobatus, il forme le genre Glaucostegus. (Voy. p. 492, note 1.)

(2) La longueur du museau est mesurée à partir du milieu d’une ligne horizontale limitée par l’angle externe des narines.

(3) De la synonymie de la Faun., il faut exclure des citations qui se rapportent aux R. granulatus et Thouini,ou au Ragynch.lœvis. Ondoit, de plus, en écarter les indications tout-à-fait douteuses tirées de Belon (p. 78),

RHINOBATIDES. GENRE RHINOBATUS (SYRRHINA), 4, 2. 487

Aldrov., De pisc., lib. HL, cap. LXVIT, p. 476-79 avec fig. cop. par Jonston, De Pisc., pl. XI, fig. 6 (Ruysch, id.). — Id., Ray, Synops. pisc., p. 28. — Raia rostrata, Shaw, Naturalists Miscell., pl. 173. ?Leiobatus panduratus (en forme de violon), Rafin., Caratt. nuovi gener. Sicil., p. 16, n° 39, et Indice ittiolog. sicil., p. 48, n° 361. Rhinob. de la Méditerr., Cuv., R. an., t.1, p. 396.—Rhinob. (Syrr.) Columnæ, Müll. Henle, Plag., p. 113. — Id., Gray, Cat. chondr. fish. brit. Mus., p.94.—Id., Costa, Faun. regno Napoli, Pesci, par. 3, pl. X.

CARACTÈRES. — Disque égal au tiers de la queue, un peu plus long que large; museau médiocrement allongé, et dont l'étendue, depuis le milieu d’une ligne qui, passant au-devant des narines, a, pour limites, leur angle externe, l'emporte un peu sur l’espace mesuré par cette ligne, dans le rapport de 8 à T environ; carène du museau (vue en dessus) à sillon médian et à peu près sept fois aussi longue qu’elle est large à sa base; valvules nasales antérieures ne se prolongeant pas, en dedans, au-delà des bords de la carène rostrale; narines à peine plus longues que l'intervalle qui les sépare et que celui qui est compris entre leur angle externe et le bord du disque; ouverture buccale presque droite; pectorales arrondies.

Au bord postérieur de l’évent, 2 prolongements; à son bord interne, ainsi que sur le devant des yeux, des tubercules semblables à ceux de la ligne médiane du dos où ils sont éloignés les uns des autres et en petit nombre. On en trouve également, mais d’un volume moins considérable, dispersés au milieu de l’écaillure qui se compose de seutelles excessivement petites, à pointe à peine saillante.

Teinte générale : un gris jaunâtre en dessus ; le dessous blanc.

Habitat. — Méditerranée. — Un spécimen long de 0.78 {disque 0.28, queue 0.50), pris en Sicile par Bibron, dont les deux voyages dans cette île ont beaucoup contribué à l'enrichissement du Muséum. Un 2° provient de l’ancienne collection de Lisbonne.

2. RHINOBATUS (SYRRHINA) ANNULATUS, À. Smith, Ilustr. Zool. S. Afr., Fishes, pl. XVI.

ATLAS, pl. 10, fig. 6, scutelles.

Rh. (Syrr.) annulatus, Müll. Henle, Plag., p. 116. — Id., Pappe, Synops. edible fish. cape good Hope, 1853, p. 32. — Id., Gr., Cat.

de Salviani (p. 153), de Linné (Syst. nat., t. I, p. 396, mais surtout éd. Gmel., p. 1510) et de quelques autres zoologistes, car il est impossible, en l’absence de caractères précis, de savoir quelle est celle des deux espèces de la Méditerranée (Rh. Columnæ ou Rh. cemiculus) qu'ils eurent en vue,

488 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OU RAIES.

chondr. fish. brit. Mus., p. 94. — ?Rh. (Syrr.) polyophthalmus, Blkr, Nieuwe Nalexing. ichth. Japan, p. 129 (1).

CARACTÈRES. — Disque presque aussi large que long et dépassant à peine la moitié de l'étendue de la queue; museau peu allongé; mesuré depuis le milieu d’une ligne qui, tracée au-devant des narines, se trouve limitée par leur angle externe, il est, à cette ligne, dans le rapport de 10 à T ; carène du museau (vue en dessus) à bords droits, à sillon médian insensiblement rétréci jusqu'à sa pointe, et 5 fois aussi longue qu'elle est large à sa base; valvule nasale antérieure prolongée presque jusque sur la ligne médiane; narines à peu près égales à l’espace qui les sépare, mais plus courtes que celui qui est compris entre leur angle externe et le bord du disque; fente buccale non arquée; angle antérieur des pectorales arrondi.

Au bord postérieur de l’évent, 2 prolongements cutanés courts, et, à son bord interne, de petits aiguillons ainsi qu'au devant des yeux; scutelles triangulaires, à 3 carènes peu saillantes : la peau n'offre presque pas de rudesse.

Teinte générale d’un gris jaunâtre; des taches disséminées, consistant chacune en deux anneaux foncés concentriques séparés par une teinte claire, qui occupe, en outre, le centre de l'anneau intérieur. Sur notre spécimen, ces taches ont presque complétement disparu, on retrouve cependant quelques traces des anneaux foncés. L’extrémité postérieure des ventrales porte une tache violette, que M. Bleeker signale dans sa description du Rh. (Syrr.) polyophthalmus.

Habitat. — Le cap de B.-Espér. ; spécimen unique au Muséum dû à M. J. Verreaux, long de 12.05 (disque 0.39, queue 0.66).

3. Rainoparus (SyrRHINA) BLocan, Müll., Henle, Plag., p. 115, pl. 36, fig. 1.

ATLAS, pl. 10, fig. 5, scutelles.

Id., Gray, Catal. chondr. fish. brit. Mus., p. 94.

CARACTÈRES. — Disque aussi long que large et dépassant à peine la moitié de l'étendue de la queue ; museau court, mousse et arrondi; sa longueur, depuis le milieu d’une ligne qui, passant au-devant des narines, se trouve limitée par leur angle externe, est égale à l'intervalle que cette ligne mesure; carène

(1) Le Rhin. pol. ne m'est connu que par la description, mais en en comparant les termes aux caractères de notre spécimen du Cap, cité par MM. Müll. et Henle, je ne trouve aucune différence spécifique.

RHINOBATIDES. GENRE RHINOBATUS (SYRRHINA), 3, 4. 489

du museau (vue en dessus) à bords légèrement courbes, à sillon médian très-large d’abord, mais plus étroit à l'extrémité antérieure de la carène dont la longueur est à peine le triple de la largeur de sa base (chez les jeunes sujets, ce rapport est de 2 à 1); valvule nasale antérieure se continuant jusque vers la ligne médiane; narines presque égales à l’espace internasal, mais un peu plus courtes que l'intervalle qui sépare leur angle externe du bord du disque; pectorales arrondies.

Un petit prolongement cutané au bord postérieur de l’évent qui manque d’épines chez l'adulte dont la peau est lisse, couverte de seutelles extrêmement petites, arrondies et sans saillie. Il n’y a des tubercules que sur la ligne médiane du dos, jusqu’à la 1'° dorsale. Dans le jeune âge au contraire, où la queue est, proportionuellement au disque, un peu plus courte, il y a de nombreux tubercules sur les deux bords de la carène rostrale (dans son milieu ils sont disposés en cercle), en avant et en dedans des yeux, sur la ceinture scapulaire et au-devant d'elle; et les aiguillons de la ligne du dos sont beaucoup plus forts et aigus. Cette remarquable abondance d’épines se voit particulièrement bien sur un spécimen de 0.23, rapporté par M. Catoire. Elles ont déjà complétement disparu sur un exemplaire de 0.72,

Teinte générale : un brun verdâtre, excepté sur trois jeunes individus pris par MM. Quoy et Gaimard : leur couleur, beaucoup plus claire, tire sur le jaunâtre; et ils ont de petites taches blanches, rondes, disposées sans ordre, mais presque complétement effacées sur des sujets de 0%.72 et de 1.04. — Habitat. — Cap de B.-Espér.

4. RHINOBATUS (SYRRHINA) BREVIROSTRIS, Müll., Henle, Plag., p- 114, pl. 36.

Rh. (Syrr.) brevirostris, Castelnau, Explor. des parties centr. Amér.S. (Poissons), p. 100.

CARAGTÈRES. — Disque plus large que long et formant un peu plus du 1/3 de l'étendue totale; museau large et plus court que l'intervalle compris entre l'angle externe d'une narine et celui de l’autre narine; carène rostrale (vue par dessus) deux fois seulement aussi longue qu'elle est large à sa base; à sillon élargi en arrière, mais rapidement rétréci vers l'extrémité libre; valvule nasale antérieure prolongée en dedans jusque vers la ligne médiane; narines de même étendue que

l’espace inter-nasal, mais moindre que celui qui les sépare du bord du disque.

L’angle des pectorales est tout-à-fait arrondi. Un petit prolonge-

490 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OU RAIES.

ment cutané se voit au bord postérieur de l’évent. Les scutelles sont petites et pointues; la ligne médiane, en dessus, pose, sur toute sa longueur, destubercules Fibe volumineux ; il y en a5, de chaque côté, à la ceinture scapulaire; d’autres, garnissent le devant de l'œil, la crête surciliaire et le bord interne de l’évent.

Teinte générale verdâtre, plus claire sur les côtés du museau; les nageoires bordées de rouge violacé.

Habitat. — L'exemplaire unique du Musée de Paris dû à MM. le comte de Castelnau et E. Deville vient du Brésil, d’où l'espèce a été également rapportée à Vienne par Natterer. I mesure 07.54.

5. Rainoparus (SyrRHINA) Banxksn, Müll., Henle (Raja rostrata, Banks, MSS), Plag., p. 193 et 192.

CaracrÈREs. — Disque plus long que large, égal aux 2/3 environ de la queue; museau assez allongé, sa longueur, depuis le milieu d’une ligne qui, passant au-devant des narines, se trouve limitée par leur angle externe, est presque le double de l'étendue de cette ligne (chez un très-jeune sujet, de 0.20, le rapport est seulement de 4 à 3); carène du museau (vue en dessus) creusée d’un sillon et 5 fois aussi longue qu’elle est large à sa base; valvule nasale antérieure. s’arrêtant juste au niveau de l'angle interne de la narine dont les dimensions, moindres que celles de l’espace inter-nasal, l’emportent un peu sur l'intervalle compris entre leur angle externe et le bord du disque ; mâchoires arquées, mais moins que celles du Rh. (Syr.) Bougainvillii; les dents médianes inférieures plus grandes que les latérales et un peusaillantes, ainsi que les médi supérieures, mais ces dernières ne différant pou par leur volume, de celles qui Les avoisinent.

Les téguments d’un très-jeune sujet du Muséum portent des scutelles fort peu volumineuses, triangulaires, à pointe assez aiguë. Chez un spécimen de 0.76, elles sont séparées par des intervalles irréguliers que recouvrent des scutelles encore plus petites, triangulaires ou presque circulaires, à faible carène mousse. Sur le jeune sujet, ces dernières sont à peine visibles, même à la loupe. Il y a de petits aiguillons au-devant de l’œil, au bord interne de l’évent, et un rang dorsal médian; la ceinture scapulaire en a deux courtes rangées latérales, avec un aiguillon isolé plus en dehors.

Teinte générale : un gris bleuâtre, plus clair en dessous.

Hubilat. — Australie, 2 exemplaires. Le plus petit provient de la collection de Banks que Broussonnet a donnée à la Faculté de médecine de Montpellier, qui l’a cédée au Muséum par voie d'échange.

RHINOBATIDES, GENRE RHINOBATUS (SYRRHINA), 5, 6. 491

6, Rainoparus (SyrRHINA) Boucainvizzn, Val., MSS, Musée de Paris, in : Müll., Henle, Plag., p. 117.

ATLAS, pl. 10, fig. 4, museau vu par dessous.

CARACTÈRES. — Disque à peine plus long que large; museau assez allongé et élargi à sa base; son étendue, depuis le milieu d’une ligne qui, passant au-devant des narines, se trouve limitée par leur angle externe, est, à cette ligne, dans le rapport de 3 à 2; carène du museau (vue en dessus) à bords droits, à sillon médian insensiblement rétréci jusqu’à sa pointe et 8 fois 4/2 aussi longue qu’elle est large à sa base; valvule nasale antér. prolongée seulement jusqu'à l'angle interne des narines qui sont égales à l’espace inter-nasal et à l'intervalle compris entre leur angle externe et le bord du disque; bouche trèsarquée;, en haut et en bas, sur la ligne médiane, des dents beaucoup plus petites que les autres, bordées, à la mâchoire inférieure, de chaque côté, par un groupe de dents notablement plus volumineuses que celles des extrémités de l’arc dentaire, disposition qui se retrouve à la mâchoire supérieure, mais moins prononcée; toutes les dents, particulièrement les postérieures, à pointe un peu mousse dirigée en arrière.

Il n’y a pas de prolongements cutanés au bord postérieur de l’évent qui est sans aiguillons; on en trouve quelques-uns au-devant de l’œil et sur le dos où ils forment une rangée médiane.

La peau couverte de scutelles plates et extrêmement petites est presque lisse.

Teinte générale, en dessus et en dessous, d’un brun noirâtre.

Habitat. — Le spécimen rvPe est unique au Muséum et d’origine inconnue ; il a été pris pendant l'expédition de Bougainville.

C’est un Ç' de 0.84 à appendices génitaux très-développés.

La queue est, au disque, dans la proportion de 5 à 3.

PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OU RAIES.

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RHINOBATIDES. GENRE RHINOBATUS (RHINOBATUS), 1,2. 493

1. RaiNoBarus (RHINOBATUS) OBTUSUS, Müll., Henle, Plag., p. 122, pl. 37, fig. 2.

Id., Gray, Cat. chondr. fish. brit. Mus., p. 97. — Id., Blyth, Fish. lower Bengal (Journ. asiat. soc., 1860, t. XXIX, p. 37).

CARAGTÈRES. — Disque plus long que large de 1/5 ou 1/6, et représentant à peu près 1/3 des dimensions totales; museau court, mousse et arrondi; sa longueur, depuis le milieu d’une ligne qui, passant au devant des narines, se trouve limitée par leur angle externe, est égale à l'intervalle que cette ligne mesure; depuis le bord antérieur des yeux, elle est 2 fois 1/2 aussi considérable que l’espace inter-orbitaire; carène du museau (vue en dessus) 3 fois plus longue qu'elle n’est large à sa base, rétrécie dans sa partie moyenne, à sillon très-prononcé en arrière, presque nul au milieu, mais reparaissant vers l’extrémité antérieure, distance entre les narines moindre que celle qui les sépare du bord du disque, mais semblable aux dimensions de leur ouverture.

Un prolongement, ou plutôt un fort pli à la région postérieure de l’évent. Les scutelles, en forme d’as de pique, ont une pointe assez mousse, dirigée en arrière; beaucoup sont recouvertes d’un émail semblable à celui des dents, d’où résulte un pointillé blanc qui manque sur les régions latérales et partout dans le jeune âge. Il n’y a que des traces de tubercules sur la ligne médiane, au-devant des yeux, au bord postérieur des évents et au niveau de la ceinture scapulaire; ils sont toujours mousses. Chez les jeunes sujets, cependant, ces régions ont des tubercules épineux.

* Teinte générale brune tirant sur le rouge violacé au bord du disque et à la région rostrale.

Habitat. — Les jeunes sujets du Musée de Paris viennent de la côte de Malabar (M. Dussumier), de la mer des Indes sans autre indication, et de Pondichéry (P. Roux, M. Bélanger, Leschen.); le plus long mesure 0".91. Le spéc. du Mus. brit. a été pris au Cap: coll. A. Smith.

2. RaimNoBatTus (RHINOBATUS) GRANULATUS, Cuv., R. anim., De éd. 1..Ll, pe 390:

?Rhinobatus rhinobatus, BI. Schn., Syst. posth., p. 353 (descript. faite, en partie, d'après le RA. gran.,maisilparaît y avoir eu confusion avec le Rh. halavi et peut-être aussi avec le Rh. obtusus).—Khin. gran. M. H., Plag., p. 117, pl. 38. — Id., Gray, Cat. chondr. fish. brit.

49% PLAGIOSTOMES HYPOTRÉMES OU RAIES.

Mus., p. 95. — Id., Blyth, Cart. fish lower Beng. (Journ. asiat. soc., 1860, t. XXIX, p. 36) ; remonte peut-être lesrivières; 1%.50 à 1.80.

CarAcTÈRES. — Disque égal au tiers environ des dimensions totales et dont la longueur est, à sa largeur, dans le rapport. de 3 à 2; museau très-allongé; son étendue, depuis le milieu d'une ligne qui, passant au-devant des narines, se trouve limitée par leur angle externe, est le double de l’espace que cette ligne mesure; comparée à l'intervalle compris entre le milieu des crêtes surciliaires, cette étendue, à parür du bord antérieur des yeux, en est quintuple ou un peu plus; carène rostrale (vue en dessus), à sillon médian visible chez les jeunes sujets, mais nul à un âge plus avancé, si ce n’est à la base; ouverture des narines égale à l’espace inter-nasal ou un peu plus courte et presque double de l'intervalle qui sépare leur angle externe du bord du disque.

Il y a 2 prolongements cutanés au bord postérieur de l’évent.

« La peau, dit Cuvier, loc. cit., est granulée comme du galuchat, » Les scutelles, très-petites sur les régions latérales et à peine saillantes, le deviennent davantage et prennent un plus grand volume sur la carène du museau, entre les yeux, sur le bord antérieur des nageoires impaires et sur la région médiane, eù elles occupent une largeur assez considérable. Sur ces différents points, elles se transforment en gra-. nulations plus ou moins mousses, dont les plus grosses, qui constituent des tubercules terminés par une lame triangulaire et pointue occupent la crête dorsale jusqu’à la première épiptère. De semblables tubereules se voient au-devant des yeux, au bord interne des évents et au niveau de la ceinture scapulaire, où ils sont disposés en bande transversale ondulée. Ils sont proportionnellement très-développés chez les jeunes sujets. Sur un exemplaire provenant de M. Jaurès, quelques-uns des gros tubereules du dos sont séparés par d’autres plus petits, recouverts d’émail.

. Teinie générale d’un gris verdâire.

Habitat. — Mer et eaux douces des Indes-or. (Côte de Malabar,

bords du Gange, Pondichéry). — Le plus grand a 1.50.

3. RHINOBATUS (RHINOBATUS) ARMATUS, Gray et Hardwick, Llustr. Ind. Zool., pl. 99.

ATLAS, pl. 10, fig. 4, scutelles.

Rhin. typus, Bennett, Life of Raffles, p. 694. — Rhin. armatus, M. H., Plag., p. 419. —Jd., Blkr, Plag., p. 60, et Bijdr. ichth. faun. Singapore (Natur. Tijdschr. nederl. Ind., t. II, p. 85).

* CARACTÈRES. — Disque de 1/5 environ plus long que large,

RHINOBATIDES. GENRE RHINOBATUS (RHINOBATUS), 3,4. 495

et dépassant un peu le 1/3 des dimensions totales; museau allongé et effilé vers son extrémité Libre, mais large à sa base; sa longueur, depuis le milieu d’une ligne qui, passant au-devant des narines, se trouve limitée par leur angle externe, est, à l’espace mesuré par cette ligne, dans le rapport de 18 à 11 ; comparée à la région inter-oculaire, cette longueur, à partir du bord antérieur des yeux, est 4 fois aussi considérable; carène du museau (vue en dessus) 9 fois plus longue qu'elle n’est large à sa base, promptement rétrécie, mais subissant, dès la fin de son premier quart, un élargissement qui augmente jusqu'à la partie antérieure, creusée d'un sillon peu profond; narines très-grandes, sensiblement égales à l'ouverture buccale, presques triples et de l’espace inter-nasal et de l’intervalle qui sépare leur angle externe du bord du disque.

Les scutelles en as de pique sont plus volumineuses sur la carène rostrale que sur le disque; elles sont recouvertes, en assez grand nombre, d’un émail semblable à celui des dents, de sorte que les régions supérieure et latérales sont semées d’un pointillé blanc. Des tubercules plus volumineux, pointus, espacés, couverts les uns d’un émail blanc, les autres d’un émail violacé forment, le long du dos,une rangée médiane, et de chaque côté, au niveau de la ceinture scapulaire, 2 petits groupes.

: Teinte générale d'un brun jaunâtre; parties latérales du museau beaucoup plus claires, comme chez plusieurs autres Rhinobates.

Habitat. — Le type de l'espèce est indien. L’échantillon unique du Musée de Paris (0.88) provient de l'expédition autour du monde de l’Astrolabe et de la Zélée, sans indication d’origine.

4. Raioparus (RainoBatus) CEMICULUS (1), Geoffroy St.-Hilaire, Descr., Egypte (Poiss. de la mer rouge), À, p. 224 et in-8°, p. 244, Atlas, pl. 27, fig. 3.

ATLAS, pl. 10, fig. 3, scutelles.

Rhin. cemiculus, Müll. Henle, Plag., p. 118; excel. synon. Raja rhinobatos, Shaw, Gener. x00l1., p. 317, dont la description ne peut s'appliquer à aucune espèce en particulier, et dont le dessin, pl. 147, fig. 1, diffère de celui qui accompagne le texte de Geoffroy.

? Glaucostegus cemiculus, Bonap., Cat. pesci europ., p. 14, n° 39:

CaRAGTÈRES. — Museau mesuré depuis le milieu d’une ligne (1) Rhinob. laboureur. Tel est le nom que l'espèce porte à Alexandrie,

« à cause de l’habitude qu’elle a de fouiller avec son museau dans la vase pour y chercher sa nourriture » (Geoffr. St.-Hil.).

496 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OU RAIES.

qui, tracée au-devant des narines, se trouve limitée par leur angle externe, plus considérable d’un tiers, ou d’un quart dans le jeune âge, que l'intervalle occupé par cette ligne; comparée à l'espace compris entre le milieu des crêtes surciliaires, sa longueur, à partir du bord antérieur des yeux, est 3 fois 1/2 aussi considérable chez les jeunes, et 4 fois chez l'adulte; carène du museau (vue en dessus) rétrécie au milieu et portant un sillon depuis la base jusqu'à la pointe, mais peu apparent à la région moyenne, 5 à 6 fois aussi longue qu'elle est large à sa base; narines plus courtes que la bouche, mais de 1/3 environ plus longues que l’espace inter-nasal, et doubles de l'intervalle qui sépare leur angle externe du bord du disque, dont les diamètres longitudinal et transversal sont dans le rapport de 4 à 5.

Les scutelles en as de pique sont très-fines et régulières, mais la ligne médiane du dos porte une rangée de tubercules épineux assez gros, séparés par d’autres plus petits et plus nombreux; il y en a de chaque côté dela ceinture scapulaire, au-devant de l'œil, sur la carène rostrale et au bord postérieur de l’évent.

Teinte générale d'un brun verdûtre.

Habitat. — Les rypes déposés au Muséum par Et.-Geoffroy St.-Hilaire, viennent de la mer Rouge; l’un mesure 0".,37 et l’autre 0".42. M. A. Gaudry a rapporté 2 jeunes sujets de Chypre (0.47 et 0,59), et M. Guichenot un autre de 1".74, de la côte d'Alger.

5. RHINOBATUS (RHINOBATUS) HALAVI, Rüppell, Atlas Reis. N. Afr. p. 55, tab. XIV, fig. 2.

Raja halavi (nom arabe), Forskäl, Descr. animal. itin. orient., p- 19, considéré par Cuvier, R. anim., t. Il, p. 396, note 2, comme ne paraissant pas différer de l'espèce qu'ilnomme Rhin. ordinaire.

Rhin. halavi, Müll. Henle, Plag., p. 120. —Id., Guichenot, Explor. sc. Algér., Poiss., p. 129. — Id., Gray, Cat. chondr. fish. brit. Mus., p. 95, de l’Oc. ind. — ? Glaucostegus hal., Bon., Cat. pesci eur., p. 14.

CARAGTÈRES. — Disque plus long que large de 1/5 environ et égal aux 2/5 de la longueur totale; museau allongé, moins cependant que celui du Rhin. granulutus et surtout plus grêle à sa base; sa longueur, depuis le milieu d’une ligne qui, passant au-devant des narines, se trouve limitée par leur angle externe, l'emporte de 1/5 seulement, et même moins chez les jeunes sujets, sur l'étendue de l’espace que cette ligne mesure ; comparée à l'intervalle compris entre le milieu des crêtes surcillaires, cette longueur, à parür du bord antérieur des yeux,

RHINOBATIDES. GENRE RHINOBATUS (RHINOBATUS), 5-7. 497

en est le quadruple; carène du museau 7 ou 8 fois plus longue qu'elle n’est large à sa base, et très-différente de celle du Rx. gran. en ce qu'elle est rétrécie dans le milieu de son étendue où manque presque complétement, en dessus, le sillon médian; narines notablement plus grandes que celles de ce dernier, et dont la longueur moindre que celle de la bouche, mais double de l'intervalle qui sépare leur angle externe du bord du disque, dépasse, d’un quart environ, l'étendue de l’espace inter-nasal; dents médianes de la mâchoire supérieure üun peu plus petites que les autres.

. Seutelles en forme d’as de pique, à pointe dirigée en arrière et dont la base est souvent bifurquée, de même que les pointes latérales, mais plus acérées chez les jeunes sujets; épines disposées comme chez les Rh. gran., et, quelquefois, dans les régions correspondantes, des granulations semblables à celles de ce dernier.

Teinte générale d'un brun grisâtre. |

. Habitat. — Les exemplaires du Muséum proviennent presque tous de la mer Rouge par les soins de MM. Botta et Bové. Le plus grand mesure 0,83. M. Guichenot en a rapporté un des côtes de l'Algérie.

6. Rainoparus (RainoBaTus) Pririppi, Müll., Henle, Plag., p- 119, pl. 39.

CARACTÈRES fort analogues à ceux du Rh. granulatus, avec les différences suivantes : carène du museau très-étroite (20 fois moins large à sa base qu'elle n’est longue); sans sillon médian et à bords parallèles; un seul petit prolongement cutané au bord postérieur de l’évent; dents moins nombreuses.

Teinte générale : un brun rougeâtre; bords du museau et de la queue plus clairs. — Habitat. — Inconnu au Muséum; décrit d’après un individu pêché dans l'Océan, long de 0".487 et donné au Musée de Berlin par le docteur Philippi. :

7. RHinoBarus (RHINOBATUS) SCHLEGELN, Müll. do Fr js ARR D: 125; pl. 42°

Rhin. Schlegelii, Richardson, Report ichih. China and Japan, p. 195. — Id., Temm., Schl., Fauna japon. (pisces), p.. 207. — Id., Blkr, Acta SU. scient. Indo- Neerl., t. IL, Vierde Bidrage ichth. Japan, p. 41. — Id., Gray; Cat. chondr. fish. brit. Mus., p.97.

CARAGTÈRES. — - Museau assez allongé et pointu, remarquable. par l'absence complète de rugosités, particulièrement sur: la carène, qui est grêle, élargie vers son extrémité libre, à sillon

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étroit, presque nul à cause du peu de largeur de la carène dès sa base, visible cependant à la pointe du museau; espace internasal égal aux 2/3 ou seulement à la 1/2 de la longueur des narines, laquelle l'emporte sur l’étendue de l'intervalle qui sépare leur angle externe du bord du disque; 2 tubercules cutanés au bord postérieur de l’éveni.

Les scutelles sont extrêmement petites; il n’y a ni tubercules, ni épines autour des yeux et sur la ceinture scapulaire; sur la ligne médiane du dos, les tubercules sont très-petits et peu apparents.

Teinte générale : un brun uniforme; des taches brunes chez les jeunes.

Habitait.— Côtes de Nangasaki (Japon). Inconnu au Muséum. M. Bleeker a vu des sujets de 0.414 et de 0%.544.

8. RHiNosaATuS (RHINOBATUS) UNDULATUS, Olfers, Die gattung Torpedo, p. 22.

Puraque, Marggraf, Hist. rerum natural. Brasil., Lib. IV, p. 151, fig. copiée par Willughbey, Hist. pisc., tab. D,5, fig. 2, p. 80 (Torpedo americana, Peixe viola Lusitanis), et par Jonston, De pisc., pl. XXXVI, fig. 9, p. 201, et Ruysch, Thes. De pisc., id. (1).

Rhinob. electricus, Bloch, Sch., Syst. posth., p. 356 (2).

Torpedo americana, Ray, Synops. pisc., p. 29, d’après Marggrave.

Rhinobatus glaucostictos, Olfers, Die gatt. Torpedo, p. 22.

Rhinob. Marcgravii, Henle, Ueber Narcine, p. 34. — Rhinob. undulatus, Müll., Henle, Plag., p. 121, pl. 40. — Id., Castelnau, Expédit. dans les parties centr. de l'Amér. S.; Poiss., p. 100.

CARACTÈRES. — Disque plus long de 1/3 environ qu'il n’est large, et formant plus de la 3° partie de l'étendue totale; museau allongé, arrondi à son extrémité, un peu plus étroit et eftilé que chez le Rh. halavi, moins cependant que chez le Rh. granul., à sillon bien apparent; sa longueur, depuis le milieu d’une ligne qui, passant au-devant des narines, se trouve li-

(1) Un manuscrit de la Biblioth roy. de Berlin : Liber principis (Theatr. rerum natural. Brasiliæ) 1661-64 renferme (t. I, p. 394, Müll. Henle, ou t. II, p. 394, Olfers) une représentation de ce Rhinob. sousle nom de Pur'aque.

(2) C’est par suite d’une confusion qui remonte à Marggraf, entre le poisson dont il s’agit ici et les Torpilles, que le nom de Rhinobatus electricus a été introduit, maïs bien à tort, dans la nomenclature, car on ne connaît aucune espèce de ce genre qui produise de l'électricité. Olfers (Die gattung Torpedo, 1831, p. 20-22) ayant donné, avec la citation des textes, des détails qui démontrent l’impropriété du nom spécifique, et M. Henle (Ueber Narcine, 1834, p. 34) étant revenu sur cette question d'un intérêt purement historique, je me borne à renvoyer à leurs mémoires.

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mitée par leur angle externe, presque double de l’espace que cette ligne mesure; comparée à l'intervalle des crêtes susoculaires, cette longueur, à partir de leur bord antérieur, est quatre fois plus considérable; carène rostrale (vue en dessus) rétrécie dans son miheu, 6 à 7 fois plus longue qu'elle n’est large à sa base; narines un peu plus grandes que l’espaceinternasal et à peu près égales à celui qui les sépare du bord du disque ; 2 prolongements au bord postérieur des évents.

Les scutelles sont très-petites, mousses et presque circulaires, de sorte que la peau est lisse, mais la ligne médiane porte une rangée d’épines entremélées de petits tubereules couverts d’un émail semblable à celui des dents; il y a des épines en dedans des yeux et. des évents ; sur la ceinture scapulaire elles forment, de chaque côté, un petit groupe; celles de la carène rostrale sont les plus grosses.

Teinte générale : un brun verdâtre; des bandes transversales ondulées, assez régulières sur la queue, mais disposées sans ordre sur le tronc où elles prennent, quelquefois, l’apparence de taches.

Habitat. — Brésil : Delalande, MM. CI. Gay et le comte de Castelnau; le plus grand spécimen a 0.88 (disque 0%.31, queue 0.57). :

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