‹ Histoire naturelle des poissons, ou, Ichthyologie générale (volume 2)Chapitre 134 sur 216 · RHINOBATUS (Rainogarus) THouini, M. H., P/ag., p · texte numérisé non relu

RHINOBATUS (Rainogarus) THouini, M. H., P/ag., p

Arzas, pl. 10, fig. 2, 2a, 2b, museau et dents.

Raie Thouin, Lacép., Hist. Pouss., t. É p. 134, pl. L fig. 3, 4 et 5, cop. par Shaw, General Zool., t. V, part IL, p. 318, pl. 147, fig. 2; considérée par Cuv. (R. anim, t. Il, p. 396, note 2) comme une variété de l’espèce qu'il nomme Rhinob. ordinaire.

Rhin. ligonifer, Cantor, Catal. malay fishes, p. 1397, pl. 14. — 14. Blkr, Plag., p. 59.—? Glaucostegus Thouini, Bonap., Gat. pesci europ.: F p. 14, n°37.

CaracrÈRES. — Carène rostrale portant, à son extrémité à anae un prolongement oblong-ovalaire, légèrement rétréci vers le milieu de sa longueur, et séparé du reste de la carène par un petit étranglement (1); un sillon à la base seulement de la carène qui, chez le spécimen du Musée de Paris, est, comme chez les sujets décrits par M. Gant. sous le nom de Rh. ligon., couverte, dans toute son étendue, de petits aiguillons; narines plus grandes que l’espace inter-nasal et que l'intervalle qui sépare leur angle externe du bord du disque.

Les scutelles consistent en petits tubercules à pointe acérée dirigée en arrière; plus grosses sur la carène rostrale, devant les yeux, en dedans des évents et sur la ligne médiane du dos jusqu’à la 2° dors.

Teinte générale: un brun jaunâtre ; portions membraneuses du disque plus claires et blanchâtres.

Habitat. — L'origine du type de Lacépède, qui provenait du Musée du Stathouder.;'est inconnue. Le Muséum a reçu, de la mer Rouge, par

les soins d'Et: Geoffroy St.-Hilaire, un jeune individu long de 0.39, dont, le.disque, .y compris le prolongement rostral (0".17), égale presque la moitié de l'étendue totale. Il est tout-à-fait semblable au dessin donné par Lacépède. L'espèce qui vit aussi dans la mer des Indes, puisque l'identité entre élle et le Rh. ligonifer, Cant., ne semble pas contestable, peut atteindre la taille de 2 mètres (Blecker). Le Musée de Leyde l’a rèçue de Surinam? (Müll., Henle).

N. B. Je mentionne en appendice aux RInobates, mais sans pouvoir leur assigner un rang précis, les espèces suivantes :

(1). En le décrivant ainsi, on évite l'erreur où peut faire tomber la comparaison soit avec un pentagone (Müll. Henle), soit avec un 8 (Cantor), car ni l’uné ni l’autre dé ces mue ne se retrouve Fee La l’ap-

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RHINOBATIDES. GENRE TRYGONORHINA : 501

I. Rhinobaius productus, Ayres (MSS), in : Girard, Proceed. acad. nat. se. Philad., 4854, t. VIT, p. 196, et Explor. and Surveys from the Mississ. river to the pacif. Oc. (fishes), p. 370. |

La description très-courte ne mentionne que le système de coloration : « Museau d’une nuance plus claire que le reste; une ‘bande noire le long de la ligne dorsale, avec des taches diffuses de la même teinte sur les régions latérales et une double bande longitudinale également noire sur le museau. » Californie.

IL. Rhinobatus hynnicephalus, Richards., de dv, soc de charrue, et.xepaln, tête (Report ichth. seas Chin. and Jap., p. 195) distingué d’après des. dessins inédits de Reeves et de Hardwick.

lei, encore, on n'a décrit que les couleurs : « Taches brunes foncées, demi- ones sur un fond d’un brun jaunäâtre. »

III. Rhinobatus Jaram, Montrouzier (Faune de l’île Woodlark ou Moiou, publiée par V. Thiollière, Ann. Soc. impér: agric. hist. nat.) Lyon, 1856, p. 220). L'éditeur fait observer avec raison, que des taches bleues ocellées de blanc sur les au semblent indiquer une espèce particulière. l

La seule qui, jusqu'à présent, ait été rapportée FL l'Océanie (Rh. [Syrrhina] Banksii) ne présente pas les caractères signalés dans les courtes indications fournies par le missionnaire.

Il. Genre TRYGONORHINE. TRYGONORHINA (1), Müll., Henle, Plag., p. 124.

CARACTÈRES. — Très-analogues à ceux du genre Rhinobate; mais valvules nasales antérieures fort différentes, par suite de leur réunion complète sur la ligne médiane, comme chez les Trygons, de sorte qu'elles sont transformées en une valvule unique considérable, à bord postérieur légèrement concave, d’une étendue semblable à celle de la fente buccale dont il suit le contour, et formant, à chacune de ses extrémités, un angle arrondi; à bords latéraux un peu échancrés à leur origine, mais droits dans le reste de leur longueur.

La valvule nasale fixée dans son milieu aux parties sous-jacentes par une bride qui occupe la largeur peu considérable de l’espace internasal, recouvre presque complétement les narines dont on ne voit que la portion externe sous l'apparence d’un orifice presque circulaire bordé en bas par la portion arrondie de la valvule postérieure qui s'étend au-dessus de l’antérieure jusqu'au voisinage de l’angle interne. La queue, semblable à celle des Rhin., a,2 épiptères de mêmes dimensions; la 1" commence au- delà des véntrales; la caudale Un sans lobe inférieur.

(1) Rhinob. à narines (fiv, nez) ou plutôt à valvules nasales de Trygon.

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