V. DEUXIÈME FAMILLE
RAIES. RAJÆ.
CARAGTÈRES. — Nageoires pectorales très-grandes, prolongées, par leur insertion, jusqu'à la base des ventrales, quelquefois réunies immédiatement l’une à l'autre, par leur angle antérieur, au-devant de la carène rostrale, mais n'atteignant presque jamais, au contraire, l'extrémité de cette carène à laquelle chacune d'elles ne tient que par un prolongement cutané qui complète le disque, dont la forme, le plus habituellement rhomboïdale, varie suivant l'ouverture de l’angle antérieur; queue très-distincte du tronc, presque toujours moins volumineuse que celle des Squatinoraies, munie, de chaque côté, d’une sorte de carène molle constituée par Les téguments et supportant, vers son extrémité libre, deux dorsales ordinairement très-petites, le plus souvent suivies d’un vestige de caudale réduite, si ce n’est chez les Platyrhines, à un simple repli cutané, bouche sans cartilages labiaux, peu ample proportionnellement à la taille, armée de dents menues, serrées, en quinconce, plates ou surmontées d’une pointe selon les espèces ou selon le sexe, et plus particulièrement chez les mâles ; téguments très-rarement nus, le plus souvent garnis d’aspérités soit partout, soit sur quelques points seulement, variables en nombre et en grosseur, entremêlés d'aiguillons quelquefois longs et très-acérés, dont le siége le plus habituel est sur la carène rostrale, devant et derrière les yeux, au bord interne des orbites, sur la ceinture scapulaire, le long de la ligne médiane du dos et de la queue où se voient, dans la plupart des espèces, deux rangées latérales ; de forts aiguillons vers l’angle externe des pectorales des © à l'époque de l’accouplement.
Parmi les Plagiosiomes hypotrèmes, les espèces de la famille des Raies sont les seules qui pondent des œufs.
Les yeux à paupière bien développée sont très-rapprochés des évents dont les bords manquent de prolongements cutanés; les valvules nasales réunies forment une pièce quadrangulaire, fixée par le milieu de son bord libre, et au moyen d’une bride, à la mâchoire supérieure derrière laquelle on voit, quand la bouche est ouverte, un repli de la membrane muqueuse ou valvule labiale interne à bord festonné et échancré au milieu.
526 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OU RAIES.
Tableau de la division de la famille des Raïes en 4 genres.
n’atteignant pas le bout de la Angle antérieur\ carène rostrale; caudale.
des pectorales ne. . + + 2, URAPTERA.
tu . 1. RAA.
l'atteignant ou jee comme chez les
dépassant; ventr.|° Raïes: dors. petites. 3. SYMPTERYGIA. non divis.; queue
volumineuse à sa base; dorsales grandes. . 4. PLATYRHINA.
I. Genre RAIE. RAJA (1), Cuv., R. an., °° éd., t. II, p. 134, et 2% éd, t. IL.
CARACTÈRES. — Nageoires pectorales n'atteignant pas le bout antérieur de la carène rostrale à laquelle elles ne sont unies en dedans et en avant que par des prolongements cutanés qui complètent le disque; ventrales partagées en 2 lobes inégaux, l’un interne et l’autre externe beaucoup plus étroit, mais plus épais ; queue très-peu volumineuse proportionnellement au disque; nageoire caudale constante, mais souvent irès-peu développée, consistant en un simple repli cutané un peu moins bas sur le bord supérieur que sur l’inftrieur et presque toujours interrompue à son extrémité hbre.
(1) Artedi (Genera, p. 70) a, le premier, fait usage du mot Raja, comme nom de genre, et Linné l’a employé dans la même acception; mais sous cette dénomination, ils. ont compris tout le sous-ordre des Plagiostomes hypotrèmes ou Raies, comme dans le genre Squalus; ils avaient rangé toutes les espèces du sous-ordre des Pleurotrèmes ou Squales.
Après la division peu heureuse des Raies en 2 genres: Leiobatus et Dasybatus, par Klein, d’après le caractère très-variable de la présence ou de l’absence d’aiguillons sur la queue, et comprenant des Pastenagues, des Myliobates, ainsi que des Raies proprement dites (Missus IIL, p. 32-37), Blainville, en 1816 (Prodr.., etc. : Nouv. Bull. des sc., p. 112), et Cuvier, en 1817 (R. an., re édit., t. Il, p. 434), ont restreint le genre dans de trèsjustes limites qu’il convient d'adopter, et si le nom de Raja n'était consacré par l’usage, on devrait, en raison du droit de priorité, adopter celui de Dasybatus pris non pas dans le sens que Klein lui attribuait, mais avec la signification qui lui a été donnée par Blainville. Ces deux noms peuvent être considérés comme synonymes.
*AouL0n ROUES Djourbuvu *DyoURyLOLIDU "YPADUDT) ‘sq *DyPoUtaqUr ‘Daur100yo *DUDIDOUDU :DaJuu] “2a[ou2Y “AUAOOQO PAIE *Doruoyn) EULEUTS)
DATA TUE 8 *D1S910WS9(] *D19a0810/ *snaoU *SNJ97DAVU “pyouhyulæo *SISUOLOPOW “SDS 240$ *s1Su0 00 “ou lol ‘01971900 °DJD7]220L0VUL *DDINpUN ‘DD
*SUADIN III *S\SUI11SDAQ "DINpOu “Dr49]u076a ‘DJOVpD4 *DJDQD19