‹ Histoire naturelle des poissons, ou, Ichthyologie générale (volume 2)Chapitre 154 sur 216 · Rasa SALviAN, Müll., Henle, Plag., p. 133, ex parte · texte numérisé non relu

Rasa SALviAN, Müll., Henle, Plag., p. 133, ex parte

Lœviraja, Salviani, p. 149, pl. 52.

? Bos, Belon, De aquatil., p. 85, et Bœuf marin, Nat. et divers. des poiss., p. 76. — De bove Bellonii; oxyrh. majore, Rond., Aldrov., De pise., p. 453. — Oxyrh. major, Rond., seu Lœviraja, Willughb., Hist. pisc., De cartilag. planis, p. 71, pl. C, 4, copie excell. de Salv. — R. oæyrh. major, Ray, Synops. pisc., p. 26, À 3. — Lœviraja, Jonston, De pisc., pl XI, fig. 6, et Ruysch, id., id., cop. ex Salv.

?R. oxyrh. alia, Rond., De pisc., lib. XII, cap. VIT, p. 348, et p.274 édit. franc.; deser. et fig. cop. par Gesner, De aquat., p. 792 (éd. 1620) : de alia R. oxyrh. majore; par Jonst., De pise., p. 35, art. II, punct. V£ pl. X, fig. 8 : Oxyrh. major, (Ruysch, id.).

R. varia, tuberce. 10 aculeatis in med. dorsi, Artedi, Genera, p. 72, et ed. Walb., p. 530, n° 8; Syn., p. 101, n° 8, et ed. Schn., p. 142.

Leiobatus, ex Salv. et Will., Klein, Missus I, p. 34, n° 7.

R. oxyrh., Linn., Syst. nat., 12% ed., t. I, p. 395, n° 3 (non R. oæyrh., Linn. Gm. où l’adjonction d’une synonymie erronée a fait perdre à cette espèce sa valeur primitive). — Id., Brunnich, Ichth. massiliens., p. 2, n° 2, ex Salv. — Id. (Sharp-nosed Ray), Shaw, Gener. xo01., t. V, part. Il, p. 276, pl. 138, ex Sal.

?R. rostrata, Riss., Ichth. Nice, p. 7, n° 7,et Hist. nat. Eur. mér., t. IL, p.156, n° 45.—R. (Dasylatis) oxyrh., Blainv., Faun. fr., p.18, pl. 3, fig. 1. — Id., Naccari, Ittiol. Adriat., p. 25, sp. 111.

(1) Il y a, dans la Méditerr , 2 Raïes à long museau et qui, selon toute probabilité, sont les espèces nommées par Rond., R. oxyrhynchos, p. 347, et R. oxyrh. alie seu Ox. major, vel Bos, p. 348, mais accompagnées de figures imparfaites. Salviani, au contraire, ayant donné une excellente représentation souvent copiée de celle dont le rostre est le plus considérable, il convient, pour ne pas laisser d’équivoque, aucune incertitude, d’ailleurs, ne restant sur la détermination spécifique, de l’appeler R. Salviani. Je dois cependant faire observer que MM. Müll. et Henle, à qui j'emprunte cette dénomination, l’ont employée pour les deux espèces qu’ils ont confondues, tandis que Ch. Bonap. les a parfaitement distinguées et a joint à son texte 2 fig. très-exactes. Reprenant le nom imaginé par Rond. il l’applique à l’espèce si bien représentée par Salv., et il en fait le Lœviraja oxyrh.; pour l’autre, à museau moins long, il utilise l’épithète de macrorhyncha par laquelle Rafin. a désigné une espèce qui est peutêtre la même. — À l'exemple du prince, je décris l'espèce à museau moins proéminent, comme À. macrorh., et si, contrairement à ce qu’il fait, je ne laisse pas à la Lœviraja de Salv. le nom de R. oxyrh., c’est à cause de la confusion résultant du fâcheux emploi de cette dénomination pour plusie = rs Raies mal déterminées.

570 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OU RAIES.

R. morula, Nardo, Prodr. ichth. Adr. (Isis, 1827, t. XX, p. 476 et 483, n° 9). — Lœviraja oxyrh. (Razza monaca), Bonap., Faun. ttal., pl. 4151, fig. 1 excell., et Cat. pesci europ., p. 13, n° 22.

CARACTÈRES. — Disque un peu plus long que large, presque lisse au milieu, à bords antérieurs fortement échancrés; museau très-long, très-effilé; mesuré à partir d'une ligne menée au-devant des yeux, il représente six fois et demie l’espace qui sépare les crêtes oculaires; entre sa pointe et les narines, se trouve circonscrit un triangle isocèle, dont la base est égale au tiers seulement des autres côtés; régions supérieures d’un brun noirâtre, avec quelques taches blanchâtres plus où moins apparentes (Lentillade); de nombreuses vergetures noires en dessous, au niveau des pores.

Chaque bord antérieur du disque fortement échaneré ne forme pas une courbe régulière, ear se portant en arrière à partir de son origine, il change de direction au niveau du point qui correspond à l’angle postérieur de l'œil et se dirige alors en dehors et en arrière jusqu’à l'angle ext. de la pectorale dont la distance au cloaque est, de 1/3, moindre que celle qui le sépare du bout du museau.

La proéminence rostrale au-devant du disque représente plus de 6 fois le diamètre longitud. de l'œil, et elle est presque le double de l’espace compris entre les extrémités antérieures des pectorales.

Les dents ont une pointe saillante dirigée en arrière, chez 2 9, l’une d'âge moyen, l’autre jeune, et chez deux jeunes ©.

La peau, lisse dans le milieu du disque, est munie, sur les autres points, de petites épines espacées, à base trilobée, qui lui donnent une certaine rudesse. En dessous, il y a des aspérités plus fines et beaucoup plus nombr. le long de la carène rostrale et à la région antérieure du disque. De petits aiguillons se voient au bord interne des yeux et des évents. De chaque côté de la queue, chez le sujet ad., règne une rangée d’aiguillons qui manquent chez les 3 autres individus plus jeunes, dont la ligne médiane supérieure est seule armée.

Habitat. — Le plus grand spécimen du Muséum a 1.08 (museau et disque 0".68, queue 0.40) ; il a été rapporté de Nice, avec l’individu le plus jeune, par Laurillard; le premier a des couleurs beaucoup plus claires que les autres; 2 d’âge moyen ont été pris à Messine et sur la côte d'Algérie par Bibron et M. Guichenot.

Une tête d'animal adulte due aux soins de M. le docteur Bourjot, a été envoyée d'Alger. Du trou occipital à la pointe du museau, elle a 0.49 de longueur, et le rostre, à partir d’une ligne menée au-devant des yeux, est long de 0.32.

35. RaJA vVOMER (1), Fries, Granskn. af de vid Svenska kust. forkomm. arter af Fisk-Slägtet Raja, in : K. Vetensk. Acad. Handl., Stockolm, 1833 (1839), p. 161.

?R. acus, Lacép., Hist. poiss., t. V, p. 665.

Rchagnim, Narr, Brilfish 1" éd. Mt. Il, p. 414; excl Syn.i'et 3° éd., t. Il, p. 548. — R. vomer, Müll. Henle, Plag., p. 144 (2).

Dasybatis ? vom., Bonap., Cat. pesci eur., p. 13, n° 21.

R. vom., Krôyer. Danm. Fiske, t. IL, p. 1011.—7d., Malm, Beskrifning ôfver en for Skandin. faun. ny art Raja…., in : Ofversigt Kongl. Vetensk. Akad. Fiôrhandl., 1857, p. 193, n° 4. — R. mucronata, J. Couch, Hist. fish. brit. islands, t. L, p. 93, pl. XIX.

CARACTÈRES. — Disque un peu plus large que long, couvert partout d’aspérités, et plus rude chez la © que chez le o; à bords antérieurs très-échancrés et à angle externe des pectorales fortement relevé; museau long et très-eftilé : mesuré à partir d’une ligne menée au-devant des yeux, il représente près de six fois l’espace compris entre les crêtes oculaires. Sur un fond brun grisâtre, des taches blanches égales à la moitié du diamètre de l’œiïl environ.

Le disque est assez échancré en avant, et ses bords offrent, dans la direction de leurs 2/3 antérieurs, une grande ressemblance avec ceux du disque de la R. de Salviani; mais dans le 1/3 postér., ils sont plus relevés, et l’angle ext. des pector. se projette moins en arrière. La distance entre cet angle et l'ouverture anale est d’un quart environ moins considérable que l'intervalle compris entre le même angle et la pointe du museau (3), qui est effilée, mais un peu moins étroite que chez la R. Salv. Sa proéminence, au-devant du disque, quintuple au moins du diamètre longitudinal de l'œil, représente une fois et demie l'étendue de l’espace compris entre l’extrénuté antérieure de l’une des pectorales et celle de la pectorale du côté opposé.

(1) Soc de charrue, en raison de la forme du museau.

(2) IL y a confusion dans leur description avec la véritable R. Salviani (Lœvirajæ oxyrh., Bonap.), car ils signalent comme appartenant à la R. vomer, qui paraît propre à l’Oc. sept., des sujets de la Méaiterr. conservés au Mus. de Paris, et parfaitement semblables à la R. figurée par Salv. Ainsi, se trouvent justifiés et éclaircis les doutes émis par M. Malm (loc. cit.) sur l'identité des R. vomer, Fries, et R. vomer, M. H.

(3) C’est surtout entre la R. Salviani adulte et nos deux exemplaires de la R. vomer, que la différence dont il s’agit est tranchée; le rapport, chez cette dernière, est presque de 3 à 4, tandis qu'il est à peu près ::2 : 3 chez la grande R. Salviani.

572 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OU RAIES.

Des lignes menées du bout du museau à l’angle ext. des narines et d'un angle à l’autre forment un triangle isocèle dont les côtés sont un peu plus de 2 fois aussi longs que la base.

Les dents sont très-analogues à celles de la R. Salv. Chez le g'ad., la pointe qui les surmonte est beaucoup plus longue et plus acérée que chez la ©. En est-il de même pour la R. Salviani? Le Muséum ne possède pas de o” tout-à-fait ad. de cette dernière espèce.

Les téguments sont âpres sur toute la région supérieure chez la Q ad.; chez le & à organes génitaux très-développés , il y a, de chaque côté, en dedans de l'angle externe de la pectorale, un bouquet d’épines au nombre de 20 environ sur deux rangs.

L'un et l’autre manquent d’aiguillons à la ceinture scapulaire, et ils n’en ont que de très-petits au bord interne des yeux et des évents.

La queue du ÿ, complétement nue latéralement, porte, en dessus, une rangée de 9 tubercules assez volumineux, très-espacés d’abord, puis plus rapprochés, à base élargie et radiée, terminés par une petite lame verticale dont la pointe est dirigée en arrière.

La queue de la ® n’est armée d’aiguillons que sur les régions latérales : ils sont petits et irrégulièrement disposés.

Habitat. — Les 2 individus que le Muséum possède ont été pris dans les mers du nord. Le Musée de Gothembourg, par les soins de M. Malm, a donné la © longue de 1.33 (disque 0.82, queue 0.51). Le © rapporté par Gaimard a 0.92 {disque 0.50, queue 0.42).

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