Uraprera Acçassizur, Müll., Henle, Plag., p. 155, pl
Urapt. Agass., Castelnau, Anim. rares ou nouv. Amér. mérid. (Poiss.), p. 100, pl. 49, fig. 2.
CARACTÈRES. — Disque rhomboïdal, d’un tiers environ plus large que long; bords antérieurs, au niveau de la première fente branchiaie, changeant de direction et se dirigeant plus obliquement en dehors; angles externes et postérieurs arrondis; museau pointu, dépassant un peu le disque; distance, d’une part, entre les narines, et de l’autre, entre elles et la pointe du museau, dans le rapport de 5 à 9; portion pré-oculaire, à partir d'une ligne menée au-devant des yeux, triple environ de l'intervalle qui les sépare; fente buccale fortement arquée et dont les branches maxillaires inférieures se réunissent, en formant, surtout chez le &, un angle obtus qui, par son sommet, se loge dans l’angle rentrant de la mâchoire opposée; dents pointues {J'et ©); queue un peu plus longue que le disque, munie de deux petites nageoires et effilée à son exirénuité, dont la portion nue dès la fin de la base de la 2° dorsale, a la même étendue que l’espace compris entre ce point et l'origine
(1) ôvpx, queue; ànrépoc, qui n’a pas de nageoire,.
(2) Si les aiguill. dorsaux manquent, la petite saillie rostrale de l’Ur. Agass. peut être prise comme caractère distinctif entre cette dernière et l’Ur. scob. dont le museau ne proémine point au-devant du disque.
574 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OU RAIES.
de la 1° dorsale; disque lisse, excepté sur la ligne médiane, du dos et de la queue, où se voient de. petits aiguillons qui, de même que ceux du pourtour des yeux, ne sont pas constanis,
Chez les «, il y a des aspérités à la pointe du museau, en dessus et en dessous etsur le bord antérieur du disque, et 2 rangées de fortes épines vers l'angle des pectorales.
Teinte générale brune en dessus, ornée, chez un & et chez une 9, sur chaque aile, d’une tache plus foncée entourée d’un cercle clair; M. de Cast. en a représenté un plus grand nombre; elles ont disparu chez son spécimen; sur les régions inférieures, principalement en avant, des points noirs au niveau des pores cutanés; bouche jaune.
Habitat. — Brésil. Sur 4 individus rapportés au Muséum par Delalande, MM. de Castelnau et Gay, il y en a 3 de taille presque identique (0.39 — 0%.41 de longueur totale); parmi ceux-ci, il y a 2 g'à append. génit. Res derelopiiés et à épines des ailes fort saillantes.
9. URAPTERA BINOCULATA, Girard, Report explor and surveys for a railroad from Mississ. to the pacif. Oc. (Fish.), p. 373.
Raja binocul., Gir., Proc. Ac. nat. sc. Phil., 1854, t. VIT, p. 196.
CaARACTÈRES. — Disque subrhomboïdal, un peu plus large que long, à bords antérieurs légèrement ondulés, arrondi postérieurement et au niveau de ses angles externes; museau non arrondi, mais ne faisant pas saillie au-devant du disque et dont la longueur, au-devant des narines, l'emporte un peu sur l'intervalle qui les sépare; queue de mêmes dimensions que le corps, grêle et nue à son extrémité dans un espace égal aux 2/3 de la base de la 2° dorsale; disque lisse, portant une seule épine médiane, vers l’origine du tronc; il y en a 3 autour de l'orbite et 16 sur la queue.
Teinte générale d’un brun olivâtre; un large anneau subeirculaire noir à la base des pectorales entourant une grande tache ronde également noire; régions inférieures d’un blanc jaunâtre; les ventrales à bordure sombre. — Habitat. — Californie. Inconnue au Muséum.
3. URAPTERA SCOBINA (1), Philippi, Üeber einige Chtlenische Vôgel und fische (Troschels Arch., 1857, p. 270) : Raja scob.
CARAGTÈRES. — Disque rhomboïdal, à angles arrondis; museau mousse; régions supérieures âpres au toucher dans toute leur étendue; une rangée d’aigtillons de chaque côté de la
(1) Lime, râpe; à cause de la rudesse des téguments.
RAIES. GENRE SYMPTERYGIA. 5175
ligne médiane du dos et trois sur la queue; des aiguillons de même volume derrière les yeux et à leur bordinterne, et d’autres moins gros sur la périphérie du disque et à la région caudale entre les grosses épines; dents mousses, plus larges que longues, nombreuses et serrées.
Teinte générale grise; des taches blanches en dessus. — Habitat.— Chili ; inconnue au Muséum.
IIT. GENRE SYMPTÉRYGE. SYMPTERYGIA (1), Müll., Henle.
CARACTÈRES. — Pectorales se portant obliquement l’une vers l’autre et se réunissant au-devant de la pointe du museau, comme chez les Trygons, et formant ainsi l’angle antérieur du disque; ventrales non divisées en deux lobes; une petite nageoire semblable à celle des Raies à l'extrémité de la queue.
Ce genre ressemble beaucoup à celui des Raïes par la conformation générale et par celle de la queue munie également de 2 dorsales et d’une caudale, et dont la gracilité, relativement au corps, est la même; mais la jonction des deux pectorales en avant du disque et la forme des ventrales qui ne sont point partagées en 2 lobes, constituent des caractères essentiellement distinetifs.
SYMPTERYGIA BonaparTI, Müll., Henle, Plag., p. 155, pl. 50.
CARACIÈRES. — Disque moins long que large, dans le rapport de 3 à 4; bords antérieurs presque droits, bords et angles postérieurs arrondis, ainsi que les angles externes; museau pointu; téguments lisses, mais un peu de rudesse en avant sur le pourtour, sur le museau, à la région sus-céphalique et sur le milieu du dos et de la queue; de gros aiguillons devant et derrière les yeux, et d'autres formant une rangée interrompue çà et là, le long de la ligne médiane, jusqu'à l'extrémité de la queue; régions inférieures rudes en avant; dents plates chez la. © :
Teinie générale brune; des taches rondes et foncées; régions inférieures blanches, avec des maculatures sombres.
Habitat. — Origine inconnue. Le seul exemplaire vu jusqu'à ce jour est une © de 0,50 appartenant au Musée de Berlin.
(1) sbv, avec, trépué, aile, à cause de la réunion des pectorales en avant, ou parce que les ventrales ne sont pas divisées en 2 lobes.
516 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OU RAIES.
IV. GENRE PLATYRHINE. PLATYRHINA (1), Müll., Henle, Plag., p. 125.
CARACTÈRES. — Pectorales se rapprochant l’une de l’autre en avant et entourant l'extrémité antéricure du crâne sans la dépasser ; museau court et non saillant; queue moins grêle que celle des autres Raïes, à nageoires supérieures et terminale pius volumineuses ; bords du disque non ondulés; valvule nasale antérieure triangulaire et prolongée jusqu’à l'angle interne dela narine; toutes les nageoires arrondies.
En plaçant ici ce genre auprès des Raïes ovipares, je me conforme à l'opinion exprimée par J. Müller, postérieurement à la publication de l’histoire des Plagiostomes en 1841 (Ueber den glatien Haï, 1842, p. 62, note 9, pl. VI, fig. 2, œuf, et Ucber den Bau Ganoiden, in : Wiegm. Arch., 1845, trad. Vogt: Ann. sc. nat., Zool., 3° série, t. IV, p. 48).
L'oviparité de la Plat. Schoenleinii qu'il a constatée établit, en effet, une analogie remarquable entre les Raies proprement dites et ce Plagiostome à grosse queue et, par là même, assez semblable, ainsi que son congénère, aux Rhinobates à la suite desquels ils avaient d'abord pris rang. Si l’on vient à constater que la Trygonorhine pond aussi des œufs, elle devra entrer dans ce groupe.
Tableau de la division du genre Platyrhina en 2 espèces.
{l’espace internasal; queue plus longue que
ine : : À NET lerdisquerell seu alta lele ds 1. sinensis.
égales à
la 1/2 de cet espace; queue et disque de méme léngueur, LULU MITA BET el 2. Schoenleintt.