VIT. QUATRIÈME FAMILLE
MYLIOBATIDES. AYLIOBATIDES (1).
CARACTÈRES. — Plagiostomes hypotrèmes dont les nageoires pectorales semblent, en perdant leurs rayons, se terminer sur les parties latérales de la tête qui, par là même, se trouve, au niveau des évents, dégagée du disque, mais dont la région antérieure est munie d'une paire de nagcoires céphaliques de forme variable, soutenues par des rayons et qu'on peut considérer comme une dépendance des pectorales (voy. plus haut, p. 36) (2); crâne plus bombé que chez les autres Raies; yeux et évents latéraux et pas de paupière supérieure; bouche transversale, à armure dentaire prolongée loin en arrière dans la
(1) De uuliac, pierre, dont on fait les meules, et Baric, raie; nom tiré de la disposition du système dentaire et que mon père employait avant 1817, dans le cat. MSS. de la collect. du Mus. et dans ses cours (Cuv., R. anim. 1re édit., t. IL, p. 137). MM. Müller et Henle ont fait de ce mot Myliobutides pour désigner la famille. — En 1816 (Bull. sc. Soc. philomath., p. 112), Blainv. avait désigné toutes les espèces de ce groupe par le nom générique de Aétobatus (&eroc, aigle, Batis, raie). On pourrait donc, si l’usage contraire n'avait prévalu, nommer famille des Aëtobatides celle dont il est ici question.
(2) Dans le tableau de la division du sous-ordre des Raies en 8 familles (p. 469), les mots : téte sans prolongements appliqués aux Trygons et aux Myliobatides, doivent être pris uniquement comme l'expression de ce fait, que les pectorales, par opposition à ce qui a lieu chez les Céphaloptères, ne constituent pas, de chaque côté, une proéminence en forme d'oreille.
632 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OU RAIES.
bouche, composée de dents beaucoup plus larges que longues et plates, assemblées comme les pièces d’une mosaïque, de proportions différentes suivant les espèces (1); disque très-élargi ; queue longue, flagelliforme; armée d’un aiguillon ou de plusieurs, que précède une petite nageoire.
Les valvules nasales, réunies en une seule, forment un repli quadrilatère à bord libre dentelé, droit ou échancré, et fixé à la mâchoire par une bride bifurquée à son extrémité postérieure, et dont les branches se portent vers les coins de la bouche. Le voile labial interne de la mâchoire supérieure est très-long et un peu frangé au milieu; l'inférieur ne s'étend pas au-delà du bord postérieur de l’armure dentaire; derrière, se voient des papilles.
Tableau de la division de la famille des Myliobatides en 3 genres, de la mâch. inférieure
formantune saillie qui dépasse l’autre mâchoire. 2. Arrogaris (2)
l' et pointu; bord{droitcommelesupérieur. 1. Myzroparis
Museau
divisé par une échancrure médiane ; nag. céphalique occupant un plan infér. à celui du disque. 3. RHINOPTERA
(1) Les trois principales formes de l'appareil dentaire des Myliobatides ont été dessinées par M. Agassiz (Rech. sur les poiss. foss., t. IL, pl. D) et décrites (id., p. 332). M. Rich. Owen a reproduit (Odontogr., pl. 25) une partie des fig. de la pl. D. Il a joint à ses propres descriptions (p. 46-49, no 17) des dessins de coupes vues sous le microscope (pl. 26 et 27). M. E. Harless a publié de nouvelles études sur la structure des dents de ces mêmes poissons (Ueber den Zahnbau von Myliob. in : Abhandl. der math. und phys. Classe kôn. Akad. Wiss., Münich, 1850, t. V, p. 841-876, pl. XXIII- XXV), et il a comparé aux dents des Myliob. celles d’une Raïe du Musée de Trieste,nommée Trikeras par M. Koch, directeur de ce Musée, sur laquelle je ne possède aucun renseignement.
(2) Si l’angle formé par les plaques dentaires médianes est tout-à-fait mousse, M. Agassiz conserve, pour les espèces qui offrent ce caractère, le nom de Aelobatis. La mâchoire inférieure de l’A4et. narinari, type de la première division, est représentée dans ses Rech. sur les poiss. foss., t. III, atl., pl. D, fig. 1 et 2.
Il propose le nom de Goniobatis pour les espèces dont les plaques dentaires médianes sont en angle plus prononcé. Les 2 genres, dont les types sont, pour lui, l’Aet. narinari (Aétob.\, et l’Aet. flagellum (Goniob.) constituent, selon sa manière de voir, la sous-famille des AETOBATIDES et les genres Myliob. et Rhinopt., la sous-famille des MYLiOBATIDES {Proceed. Boston Soc. nat. hist,, 1859, t. VI, p. 385).
MYLIOBATIDES, GENRE MYLIOBATIS.
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634 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OÙ RAIES.
1. Myuropanis Agua (1), C. Dum., MSS., Mus. de Paris (Cuv. R. an., L°° éd, &. IL, p. 197, 2 éd., t. U, p, 404, etéd: ill, pl. 118, fig, 4, 5, 5a, dents et rag. caud.).
Aquila marina, Belon, De aquat., p. 96 et 97, et Nat. et Diversité Poiss., p. 85 ct 86, fig. cop. par Gesner, De aquat., p. 73, éd. 1620.
Secunda Pastinacæ species, Rond., De pisc., p. 338, et éd. fr., p. 268, fig. cop. par Gesner, De aquat., p. 76 (2).
Aquila, Salviani, Hist. aquat. anim., p. 147, fig. exeell. cop. par Jonston. De pise., pl. IX, fig. 9, p.33 (Ruysch, id.); par Willughbey, Hist. pisc.; pl. C 2; p. 64; par Shaw, Gener.”x001.,:t: V;- part. LL, pl. 141; dans l'Encycl., pl. 4, fig. 10. — Aquila, Aldrov., De pise., p. 439, fig. méd., et p.437, fig. imagin. cop. par Jonston, pl. XIE, fig. 2 (Ruysch, id.) : monstrosi piscis volantis imago.
Pastin. mar. lœvis allera éEvrrepvènc, Aquilone dicta, F. Colonna, Aquat. et terr. aliquot animal., ete., Observat., p. I, et fig. p. I.
Aquila, Ray, Synops. pisc., p. 23, n° 1. — R. corp. glabro, acul. longo serrato in cauda pinnata, Artedi, Genera, p. 12, n° 5 et ed. Walb., p. 527; Syn., p. 100, n°5, et ed. Schn., p. 142. — Leiob. capile exserto, cauda tenui et longa, etc., Klein, Miss. IE, p. 33, n° 4.
R. aq., Linn., Syst. nat., 192 ed., t. 1, p: 396; n°6; eted. Gn, t. 1, pars I, p. 1508. — Whip Ray, Penn., Brit. %0ol., t. HI, p. 88, et ed, 1819, t. II, p. 128. ke
Mourine Ratepenade ou Aquila de Provence, Duham., Pêches, partie IL, t. IT, sect. IX, chap. 2, S9, p. 283, pl. X. — R. agq:, BI,, pl. 81, fig. inex., et Sysé. posth., ed. Schn., p. 360, n°5. :
Leiobatus aq., Rafin., Indice itt. Sicil., p. 48, n° 362.
Myl. aqg., Cloq., Dict. sc. nat., t. XXXIV, p. 15, pl. 24. — Aëlob. ag., Blænv., Faun. fr., p. 39, pl. 7. — Myl. aq., Yarr., Brit. fish., 3° édit., t. IT, p. 595, figure.— Myl. noctula, Bonap., Iconogr. et Cat. pesci Europ., p. 41, n° 4. — Myl. aq., M. H., Plag., p. 176. — Myl. aq., Guich., Poiss. (Expl. sc. Alq.), p. 138.— Id., Couch, Fish. brit. islands, t. 1, p. 135, pl. XXXI, excel. la vign.: M. Bonaparti, cop. de Lowe, Fish. Madeira, pl. 15, où l'espèce est dite M. aq.
(1) Traduction par Pline (Natur. hist., lib. IX, cap. XL, 1), du mot &eroc, dont Aristote s’est servi (Hist. des anim., liv. V, chap. 5) pour désigner le poisson cartilagineux qui, dans sa conformation générale, ressemble le plus à un oiseau de proie. Son analogie avec la chauve-souris est rappelée par la dénomination de Ratepenade autrefois usitée pour ce mammifère.
(2) De l'espèce fig. par Rond., Gesner dit, avec raison, après avoir copié la description et la fig. dues à Belon : De eodem pisce Rond., quanquam is aquilam esse negat. Au reste, les dessins de Belon et de Rond. sont trèsincorrects,;et comme il y a deux /yl. dans nos mers, on ne peut pas sa- Voir positivement quel est celui qu’ils ont représenté.
MYLIOBATIDES. GENRE MYLIOBATIS, À, 2. 635
CARACTÈRES. — Disque, à partir du bord du museau, un peu plus long que la moitié de sa propre largeur; bords antér. légèrement convexes; les postérieurs échancrés (1); angles externes à sommet mousse; les postérieurs droits, ne recouvrant presque pas les ventrales qui sont quadrangulaires ; museau arrondi, peu proëéminent, dont la portion pré-orale est, à l'étendue de la fente buccale, dans le rapport de 3 à 2, et dépasse, d’un tiers, le double de la longueur de la valvule nasale (chez l'adulte seulement, car elle n’en est que le double chez le jeune); queue 2 fois aussi longue que le disque, déprimée à son origine et surmontée d'une petite carène cutanée médiane, prolongée jusqu'à la nageoire, qui est séparée de la fin de l’insertion des ventrales par un espace à peu près triple de la longueur de sa base.
Les dents de la rangée médiane sont 4-6 fois aussi étendues en travers que d'avant en arrière, et les dimensions transversales des supérieures l’emportent un peu sur celles des inférieures. Les dents latérales plus petites et à peu près quadrilatérales, forment 3 rangs de chaque côté. — Les téguments sont tout-à-fait lisses.
Teinte générale bronzée, rougeûtre vers le pourtour; les angles externes, en dessus comme en dessous, ont une couleur sombre prolongée sur les bords postérieurs ; quelques traces de bandes transversales foncées.
Habitat. — Méditerr. et cap de B.-Espér. Au Mus. plusieurs exemplaires, Le plus grand, rapporté du Cap par Delalande, est long de 1m,33 (disque 0.56, queue un peu tronquée 0.77); larg. 0n.95.
9, Myrrogans Bonararti, À. Dum. (Myl. aquila, Bonap., Iconogr. faun. ital. et Cat. pesci europ., p. 11, n° 3) (2).
Myl. episcopus, Val., Ichthyol., p. 98, pl. 24 (Hist. nat. Canaries, Webb et Berthelot). — Myliob. bouina , Geoffr. St.-Hil., Descr. de l’Eg., pl. 26, fig. 1,p.323, in-f°, et p. 240, in-8°.
CaraAcTÈRES. — Disque dont la longueur l'emporte d’un quart environ sur la moitié de la largeur ; bords antérieurs plus convexes, bords postérieurs plus échancrés; angles externes et postérieurs plus pointus et, par suite, les ailes plus falei-
(4) Chez le &!, la convexité des bords antérieurs et l’échancrure des bords postérieurs paraissent plus prononcées.
(2) Sous le nom de Myl. aquita, le prince n’a pas désigné le vrai Myl. aquila de Salviani, à museau court et mousse, qu'il a cependant décrit et figuré comme Myl. noctula. Il a, le premier, nettement séparé de celui-ci l'espèce actuelle, à laquelle on ne pourrait pas, sans amener la confusion, laisser la dénomination de Myl, aquila.
636 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OU RAIES.
formes que chez le Myl. aquila ; museau ovalaire et plus prolongé; sa portion pré-orale trois fois aussi longue que la valvule nasale ; queue couverte de petites aspérités chez l'adulte ; double environ de la longueur du disque, à nagcoire beaucoup plus rapprochée des ventrales que dans l’autre espèce, car elle naît juste derrière la fin de leur insertion.
Les dents médianes sont plus larges que celles du Myl. aquila et du Myl:Nieuhofii, leur étendue transversale en représente 8 ou 10 fois la longueur. — Les téguments sont lisses.
Teinie générale d'un brun verdâtre ; 7 ou 8 bandes transversales sombres, plus étroites que les espaces qui les séparent.
Habitat. — Méditerr. (côte d’Alg.) et Canaries : Webb et Berthelot. 1vPEs du Myl. episcopus, Val. Le plus grand spécimen a une longueur totale de 1".5$ {disque 0".69, queue 0®.89, tronquée, rude au toucher): larceur 47.17.
3. Myrioparis VESPERTILIO, Blkr, Plag. (Verhandl. Genootsch. Batavia, t. XXIV), p. 85; dess. inéd. en communication.
M. nilvus, Cantor, Cat.malay fish.,p.1415 (non M. milv.,Val.etM.H.).
CARACTÈRES. — Disque très-analogue, pour sa conformation, à celui du Myl. milv., et dont la longueur, comme chez ce dernier, l'emporte sur la moitié de son étendue transversale; museau de même forme, mais plus proéminent et, par suite, sa portion pré-orale dépassant de beaucoup la largeur de la fente buccale, est une fois 1/2 environ aussi longue que la valvule nasale; dents médianes plus allongées, la longueur des postérieures étant, à la largeur, : : 6: 4 environ; les antérieures plus étroites; queue (rompue sur le type de M. Blkr) représentant 4 fois1/21es dimensions longitudinales du disque (Gantor) et dont la nageoire est éloignée des ventrales.
Teinte générale d'un brun clair; sur la tête et sur le dos, un grand nombre de lignes noires transversales ou obliques, anastomosées, et formant, vers la région postérieure du disque, une sorte de réseau dont les mailles à bord sombre entourent des espaces bleuâtres; la queue a une couleur foncée, à l'exception de sa base qui est pluselaire et annelée de noir.
Habitat. — Le type a été pris sur la côte de Batavia, et le spécimen décrit par M. Cantor sous le nom de Myl. milvus, est de la mer de Pinang (jeune âge); inconnu au Musée de Paris.
MYLIOBATIDES. GENRE MYLIOBATIS, 3, 4. 657
4. Myzioparis BispiNosus (1), Storer, Procced. Boston Soc. nat. hist., 1841, t. I, p. 53, et Bost. Journ. nat. hist., 1849-44, t. IV, p. 187.
Myliob. acuta, Ayres, Proc. Bost. Soc. nat. hist., 1849, 1. I, p. 65.
Myl. bispinosus (Storer), Ayres, Enumer. fish. of Brookhaven (Bost. Journ. nat. hist., 1842-44, t. IV, p. 290, pl. 43, fig. 1).
Myl. acuta (Ayres), Linsley, Cat. fish. Connecticut (Silliman's, Amer. journ., 1844, t. XLVIT, p. 79, n° 167). — Jd., Stor., Synops. fish. N.- Amer. (Mem. amer. Acad., nouv. série, 1846, t. IL, p. 914).
Myl. bispin., Gill, Cat. fish. east. coast N.-Amer., p. 62.
CARACTÈRES. — Disque en losange, à bords antérieurs et postérieurs rectilignes, à angles externes aigus, directement projetés en dehors et formant, l'un et l’autre, le sommet parfaitement régulier du triangle que représente chacune des pectorales (2), nageoires céphaliques proéminentes et arrondies. « Yeux verticaux; dents nombreuses, mousses, disposées comme les pièces d’une marqueterie; queue 1 fois 1/2 environ aussi longue que le disque dont la surface est lisse partout, armée de 2 aiguillons dentelés, situés directement l'un au-dessus de l’autre et immédiatement précédés d'une petite nageoire insérée loin des ventrales (Ayres). »
M. Storer dit que les dents sont des plaques allongées, en contact à leurs extrémités avec des dents rhombhoïdales beaucoup plus petites.
Teinte générale d’un rouge-brun en dessus; queue plus claire à la base, mais presque noire vers l'extrémité.
Habitat. — Brookhaven (Long-Island, N.-York), & type unique long de 1.190 {disque 0.455, queue 0.735); larg. 0.734. — Inconnu au Muséum.
(1) Dénomination tirée du caractère peu important fourni par la présence de 2 aiguill. à la queue. Aussi, M. Storer n'ayant vu que les mâchoires et la queue de cette espèce, a-t-il, plus tard, accepté le nom de Myl. acutus proposé provisoirement par M. Ayres, qui a donné une description de l'animal entier; mais, par droit de priorité, celui de Myl. bispin. doit être retenu, malgré l'inconvénient réel, comme Linsley (J. H.) l’a très-justement fait observer (Cat. fish. Connecticut in :Silliman’s, Amer. journ., 1844, t. XLVII, p. 78, n° 166, note), de prendre, pour désignation spécifique, le nombre probablement variable suivant l’âge, des épines caudales.
(2) La descript. originale ne mentionne pas la forme remarquable du disque en une losange, au-devant de laquelle se trouve le museau, mais elle est trop nettement indiquée sur la fig. jointe au texte de M. Ayres (Enumeration, etc.; voy. la synon.) pour ne pas être signalée comme caractère distinctif de l'espèce.
638 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OÙ RAIES.
5. MyLioPBATIS NIEUHOFI, Guv., Règne anim. 2° édit., t. IF, p. 401, note 3 (Raja Nieuh., Schn., Syst. posth., BL, p. 364, ex Zee Vleermuis, Nieuh., pl. cop. par Willugh., Appendix: Pisc. ind. orient. a J. Nieuh. descr., pl. 10, fig. 3, Aquilæ marin. spec., p. 6, et par Shaw, Gen. x0ol., t. V, part. IT, pl. 4438, p. 286 : Raja fasciata).
Mookarah Tenkee, Russ., Fish. Corom., pl. VIL, p. 4.
Myl. Nieuh., Müll. Henle, Plag., p. 177. — Id., Richardson, Rep. ichth. seas Chin. and Jap., p. 198. — Id., Cantor, Cat. malay. fish., p. 1414. — Id., Blkr, Plag., p. 85 (Verhandl. Batav. Genootsch., t. XXIV) et dess. inéd. donné en communicat.
CaARAGTÈRES. — Disque presque 2 fois aussi large que long (dans le jeune âge, la largeur proportionnelle est un peu plus considérable); pectorales falciformes, à angles externes pointus, à bords antérieurs un peu convexes, les postérieurs concaves ; museau conique, assez proéminent, dont la portion pré-orale presque double de la fente buccale, est trois fois aussi longue que la valvule nasale; queue triple au moins du disque et dont la nageoire commence au-dessus de la fin de l'insertion des ventrales.
Les dents médianes sont 3 fois ou 3 fois 1/2 aussi larges que longues.
Ce dernier caractère suffit pour distinguer l'espèce du Myl. aq. de Bonap. (Myl. Bonaparti) considéré, à tort, par MM. Müll. et Henle, et, d’après eux, par d’autres zoologistes, comme identique au Myl. Nieuh. de la mer des Indes.
Teinte générale d’un vert brunâtre ; sur toute la largeur des régions supérieures, 5 à 7 bandes d’un bleu profond, beaucoup plus étroites que les intervalles qui les séparent. Elles ont disparu sur les 2 sujets du Musée de Paris. Le dess. inéd. communiqué par M. Blkr en porte à seulement, et elles n'ont que la 1/2 de la largeur des espaces intermédiaires.
Habitut.—Mer des Indes.— Les deux échantillons du Muséum sont
de petite taille : l’un, rapporté de Pondichéry par Leschenault, me-
sure 0.609 (disque 0%.142, queue 0.467), larg., 0,280. L'autre, sans indication d’origine, est long de 0.495 (disque 0,115, queue O»,380); larg. 0m.225.
6. Myuoparis mizvus, Val., MSS. Mus. de Paris (Müll., Henle, Plag., p. 178).
? Myl. oculeus, Richards, Report ichth. seas Chin. and Jap., p. 198.
Na. tar
MYLIOBATIDES. GENRE MYLIOBATIS, 5-7. 639
Myl. milvus, Blkr, Plag. (Verhandl. Genootsch. Batav., t. XXIV), p. 87.
CARACTÈRES. — Disque plus long que la moitié de sa largeur, à bords antérieurs convexes, les postérieurs échancrés et concaves ; à angles externes aigus, les postérieurs droits, ne dépassant pas la 1/2 antérieure des ventrales; museau ovalaire, dont la portion pré-orale est 2 fois 1/3 aussi longue que la valvule nasale et que la fente buccale; queue quadruple au moins du disque; nageoire caudale commençant à une très-petite distance de la fin de l'insertion des ventrales.
Les dents médianes supérieures sont trois fois plus étendues en travers que d’avant en arrière.
Teinte générale d'un brun verdâtre, relevée, dans les 2/3 postérieurs du disque et sur toute sa largeur, de taches rondes ou ovalaires, verdâtres, cerclées de brun et disposées, au-devant du plus grand diamètre transversal du disque, de façon à former quelques bandes interrompues ; le dessous blanc; queue annelée de brun et de vert. Dess. inéd. donné en communicat. par M. Blecker.
Habitat. — Mer des Indes; plusieurs individus au Muséum. Le plus grand, rapporté par Polyd. Roux, mesure 1.495 (disq. 0.35, queue 1,445), larg: 0.680.
ve Myzioparis macuLATUS, Gr. et Hardwick, {llustr. ind. Zool., tIBtpl 101 emME;Plag.p118:
Id., Richards., Rep. ichth. seas Chin. and Jap., p. 198.—Id., Gr., Cat. chondr. fish. brit. Mus., p. 199. — Id, Blkr, Plag., p. 84 (Verhandl, Batav. Genootsch.,t. XXIV); dess. inéd. donné en communicat,
CARACTÈRES. — Disque moins de 2 fois aussi long que large; pectorales falciformes, à bords antér. convexes et à angle ext. pointu; museau arrondi en avant et saillant comme chez le M. Nieuhofii; caudale commençant immédiatement derrière la fin de l'insertion des ventr., qui sont arrondies à leur extrémité et dépassent de près de la 1/2 de Ieurlongueur les pector., doni l'angle postér. est un peu aigu; queue plus de 3 fois aussilongue que le disque ; ligne médiane couverte de peuts tubercules plus abondants sur la ceinture scapulaire que partout ailleurs etqui manquent dans le jeune âge.
Teinte générale d'un brun verdâtre, avec des taches rondes et d’un bleu clair sur la portion du disque postérieure à la ceinture scapulaire; queue à anneaux blanchätres et foncés.
Habitat. — Mer des Indes; inconnu au Mus. de Paris.
640 PLAGIOSTOMES HYPOTRÈMES OU RAIES.