IT. ORGANE DE L'OLFACTION DOUBLE
A. Bulbe musculaire à la base de l’artère branchiale, muni de valvules nombreuses disposées en séries longitudinales.
SECTIO 11. CHONDROPTERYGI1. — Ordo IL. DESMIOBRANCHN (déoutoc, lié, fixé, Bodyyte, branchies), seu PLaciosTomi.— Fam. 4, Batides; 5, Selachii.— Ordo IV. ELEUTHEROBRANCHI, seu HOLOCEPHALI. — Fam. 6, Chimæroïdei.
SECTIO II. GANOLEPIDOTI. — Ordo V. CHONDROSTEI. — Fam. 7, Séuriones. — Ordo VI. Ganozeriporr, seu HoLoster. — Fam. 8, Sauroïdei.
B. Bulbe artériel non musculaire, muni de deux valvules à sa base.
SECTI0 IV. OSTEOPTERYGU. — Ordo VII. LopaoBRaNCRII. — Fam.9, Lophobranchii. — Ordo VIIL. PLecrocNarmi. — Fam. 10, Gymanodontes; 11, Sclerodermi. — Ordo IX. MaLacopreryeir. — 10 Abdominaux. — Fam. 12, Siluroïidei; 13, Cyprinoidei; 14, Cyprinodontes; 15, Characini; 16, Scopelini; 17, Salmonacei; 18, Esocini : 19, Mormyrini; 20, Clupeacei; 21, Heleropygii.—20o Apodes.—Fam. 22, Gymnotini; 23, Synbranchii; 24, Murænoïdei; 25, Ophidini. — 3c Subbrachiens. — Fam. 26, Gadoïdei; 27, Pleuronectæ. — Ordo X, ACANTHOPTERYGH. — 1° Os pharyngien inférieur impair (Pharyngognathes acanthoptérygiens, J. Müll ). — Fam. 28, Chromides ; 29, Pomacentrini; 30, Labroidei. — 2° Os pharyngiens inférieurs doubles et séparés (Acanthoptères, J. Müll.).— Fam. 31, Aulostomi; 32, Teuthides; 53, Halibatrachii (8\c, mer, Béropæyoc, grenouille) seu Chironecteæ ; 34, Blennoidei; 39, Gobicodei; 36, Notacunthini; 37, Tœnoidei; 38, Scomberoidei; 39, Squamipennes ; 40, Sparoidei; 41, Sciænoidei; 42, Mugiloidei; 43, Aspidoparei (domi, bouclier, rapeux, joue) (Cataphracti, J. Müll }; 44, Percoïdei; 45, Osphromenidei, seu Labyrinthici.
C. Bulbe musculeux à la base du tronc artériel, muni de deux valvules ou de plis longitudinaux spiroïdes. Respiration simultanément pulmonaire et branchiale.
SEcTio v. ProToPTERI (Dipnot), — Ordo XI. ProropreRr. — Fam.46, Sirenoidei, seu Pneumoichthyi.
mier groupe, les narines ont un orifice unique et médian; chez les autres, réunis dans le second, les narines sont doubles. 2° Les divisions de ce dernier, au nombre de trois, ont, pour point de départ, la structure du bulbe artériel ainsi que la disposition des valvules, et il comprend 4 sections établies pour les Cartilagineux, les Ganoïdes, les Osseux et les Protoptères ou Lépidosiréniens. Les familles beaucoup moins nombreuses que dans la classification du prince Ch. Bonaparte, ont été soumises par M. Van der Hoeven à de nombreuses subdivisions. L'ouvrage du professeur de Leyde en contient une diagnose, ainsi que de tous les genres, avec la citation d’une espèce ou de plusieurs, toujours accompagnée d'indications bibliographiques.
L'Ichthyologie analytique de mon père, parue en 1856 (Mém. Ac. se., t. XXVII), a montré les applications qui peuvent être faites à la classe des poissons, du procédé de classification qu'il a constamment mis en usage dans ses cours et ses écrits sur l'histoire naturelle à partir de 1806, époque où il en jeta les fondements, par la publication de sa Zoologie analytique. Ge procédé, pour en présenter ici brièvement une définition :
« a pour point de départ la méthode naturelle, qui, seule, peut exprimer, d’une façon plus ou moins complète, les vrais rapports des animaux entre eux, c’est-à-dire leurs affinités respectives; mais, pour arriver à saisir des analogies ou des différences suffisamment tranchées, il faut recourir, en même temps, à l'emploi du système artificiel. De cette alliance sagement combinée, et dans laquelle ce dernier ne doit jouer qu'un rôle secondaire, résultent des avantages réels pour la détermination. » (Ichth. analyt., p. 4. « C’est une marche mixte, est-il dit encore (p. 74), qui procure à l'observateur les moyens d’arriver facilement au nom d'un corps qu'il a sous les yeux, par le simple examen de quelques-unes de ses qualités principales, à l’aide du système. De plus, ce procédé analytique indique la place que ce corps doit occuper auprès de ceux qui lui ressemblent le plus. La marche de l'analyse exige que la comparaison soit faite par une série de questions qui ne laissent de choix qu'entre deux propositions contradictoires successivement moins importantes; aussi, l’une étant reconnue vraie ou affirmative, l’autre se trouve nécessairement exclue. » (Voy.en outre, sur ce même sujet, la Préface de la Zool. analyt., p. vu-xxx, et l'Entomologie analytique (Mém. ac.se., t. XXXI), chap. IV, p. 180-193).
L'utilité des tableaux dichotomiques dressés dans le but de rendre évidentes les dissemblances ou les analogies, ne me paraît pas discutable, pour les zoologistes qui en font usage, par exemple, dans l'étude des Reptiles, des Poissons ou des Insectes, en prenant pour guides l’Erpétologie générale, ainsi que l’Ichthyologie et l'Entomologie analytiques, où ces tableaux sont très-multipliés. Souvent, pour leur construction, on se sert, en