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IL. Trou branchial unique de chaque côté : Diczipes

SOUS-CLASSE II. CHONDROSTICHTHES ou CHONDROSTÉS (squel. fibrocartilagineux) : 5, Hypostomates; 6, Gymnognathes; 7, Ptéropodes ou Podoptères; 8, Lophobranches; 9, Sclérodermes.

SOUS-CLASSE III. OSTICHTHES ou ICHTHYOSTÉS (squelette osseux).

ORDRE I. APopes ou AcATOPES : 10, Ophicthes ; 11, Péroptères ; 12, Pantoptères.

ORDRE II. PROPODES ou ANTÉROPES (jugulaires). — Tribu unique, Sfénopes : 13, Gadoïdes; 14, Blennoïdes ; 13, Trachinoïdes. ORDRE IIL. Hémisopones ou Mépiopes (Thoraciques). — Tribu I. Glypho-

pommes : 16, Percoïdes ; 17, Anthiadides; 18, Holocentrides; 19, Sciænoïdes; 20, Pomacentrides. — Tribu IT. Léiopomes : 21, Sarcodontés; 22, Gymnodontés; 23, Ostéodontés. — Tribu III. Omalotes (corps très-mince et fort étroit sur la largeur) : 24, Pétalosomes ; 25, Leptosomes (Sous-Fam. 1, Ché-

J'aurai, d’ailleurs, plus d’une fois à revenir, dans le cours de cet ouvrage, sur la méthode suivie dans l’Ichthyologie analytique (1).

M. J. Richardson a fourni au t. XII de la récente édition de l'ouvrage ayant pour titre Encyclopædia britannica, un long et très-savant article Ichthyology, renfermant (p. 226-329) un sysième de classification qui est très-analogue, dit-il lui-même, à celui de M. Rich. Owen. On y remarque cependant certaines modifications importantes, comme on peut en juger par la comparaison du sommaire suivant avec l'exposé de l’autre classification présenté plus haut, p. 291, note 1.

Dans le résumé auquel je renvoie, j'ai omis à dessein l’indication des familles, parce qu’elle est beaucoup plus complète dans le travail de M. Richardson et qu’il m'a semblé préférable de les énumérer ici. Elles sont au nombre de 94 rapportées à 11 ordres, dont la plupart sont divisés en sous-ordres (2).

todontés ; 2, Temnodontés ; 3, Microdontés); 26, Hétérosomes ou Pleuronectes. — Tribu IV. /diomorphes (formes spéciales ou certaines particularités de structure) : 27, Gongylosomes (Gobioïdes et Echénéides) ; 28, Atractosomes (Scombéroïdes fusiformes); 29, Lophionotes (dorsale toujours trèsdéveloppée) ; 30, Hydrotamies (Pharyngiens labyrinthiformes); 31, Dactylés (Trigles); 32, Céphalotes (Cottoïdes).

ORDRE IV. OpisTHopones ou PosrÉRoPEs (Abdominaux).— Tribu I. Gymnopomes : 33, Cyprinoïdes; 34, Pogonophores; 35, Clupéides; 36, Opisthoptères. — Tribu Il. Lépidopomes : 37, Lépidopomes. — Tribu III. Dermoptères : 38, Salmonoïdes; 39, Characins. — Tribu IV. Oplophores : 40, Siluroïdes ; 41, Diptéronotes (Silures à dorsale double). — Tribu V. Scutocéphales : 42, Scutocéphales. — Tribu VI. Siphonostomes : 43, Aphyostomes.

(1) Je dois citer, parmi les ichthyologistes, M. Krôüyer comme ayant fait un heureux emploi dans sa Faune (Danmark’s Fiske, 3 vol. in-80, 1838- 1853), de la méthode dichotomique dont j'espère pouvoir montrer les avantages dans le cours de cette histoire naturelle des Poissons.

(2) CLASSIS PISCES. — Ordo I, DermoPteri. — Subordo I, Pharyngobranchii, seu Cirrhostomi : Amphioxidæ. — Subordo Il, Marsipobranchii : 1, Ammocætidæ ; 2, Myxinidæ ; 3, Petromyzontidæ — Subordo IIT, Apodes lemniscati : Leptocephalidæ, Bonap.

Ordo IT, MaLAcoPTERI. — Subordo I, Apodes anguiformes:Sectio À, Phaneromycteres : 1, Synbranchidæ, Kaup; 2, Murænidæ, Kaup; 3, Anguillidæ; 4, Congeridæ, Kaup.— Sectio B, Cryptomycteres : 5, Ophisuridæ, Kaup. — Subordo IT, Apodes arthropterygii : Gymnotidæ. — Subordo III, Abdominales : 1, Heteropygii; 2, Aphrodeiridæ, Bonap.; 3, Clupeidæ, Valenc.; 4, Salmonidæ, Müll.; 5, Characinidæ; 6, Scopelidæ; 7, Galaxidæ; 8, Hyodontidæ; 9, Clupesocidæ, Müll.; 10, Erythrinidæ; 11, Elopidæ; 12, Mormyridæ, Müll. ; 13, Cyprinodontidæ, Agass.; 14, Esocidæ, Müll.; 15, Gonorhynchidæ; 16, Alepocephalidæ, Valenc.; 17, Cyprinidæ ; 18, Siluridæ, Agass.; 19, Goniodontidæ.

Ordo III, PHARYNGOGNATHI, Müll. — Subordo I, Malacopterygii : Scom-

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Les caractères de chacune de ces grandes divisions et de tous les genres ont été donnés par l’auteur qui, pour un certain nombre de familles, a reproduit les tableaux synoptiques dressés par mon père dans son chthyologie de 1856.

M. le docteur P. Bleeker, dont le séjour à Batavia, comme médecin des armées néerlandaises, a été utilisé de la façon la plus heureuse pour l'accroissement de nos connaissances sur la faune de l’Archipel indien, s’est plus particulièrement occupé de la classe des poissons.

Mettant à profit, avec une persévérance qu'on ne saurait trop admirer, les ressources que lui offraient les eaux de cet archipel, il est parvenu, en un certain nombre d'années, à former une collection composée de 2170 espèces (1), et il a

bresocidæ, Müll..— Subordo IT, Acanthopterygüi : 1, Chromidæ, Bonap. ; 2, Cteno-labridæ, Müll.; 3, Cyclo-labridæ, Müll. ; 4, Ambiotocidæ, Agass.

Ordo IV, AnacanTHini, Müll. — Subordo I, Apodes : Ophididæ. — Subordo If, Thoracici : 1, Gadidæ; 2, Macrouridæ, 3, Echeneidæ, Bonap.; 4, Pleuronectidæ.

Ordo V, Acanrnoprert, Müll. : 1, Uranoscopidæ; 2, Percidæ ; 3, Theraponidæ ; 4, Polynemidæ; 5, Mullidæ; 6, Holocentridæ; 7, Sclerogenidæ (joues cuirassées) ; 8, Sciænidæ; 9, Sparidæ ; 10, Mænidæ; 11, Pseudochromidæ, Müll. et Trosch.; 12, Labyrinthibranchidæ ; 15, Mugilidæ; 14, Atherinidæ, Bonap.; 15, Notacanthidæ, Müll.; 16, Scomberidæ; 17, Zeidæ; 18, Chœtodontidæ, Bonap. ; 19, Tæniidæ ; 20, Teuthydidæ, Bonap. ; 21, Aulostomidæ, Müll.; 22, Gobiidæ, Cuv.; 23, Blenniidæ, Müll.; 24, Lophiidæ, Cuv.

Ordo VI, PLecrocnatmi, Cuv. : 1, Balistidæ (Balistini, Monacanthini) ; 2, Ostracionidæ ; 3, Diodontidæ (Diodontini, Tetraodontini, Orthragoriscini).

Ordo VII, LopnoBrancunt, Cuv. : 1, Solenostomidæ, Kaup; 2, Pegasidæ ; 3, Syngnathidæ, Kaup; Bonap. (Hippocampinæ, Bonap., Syngnathinæ, Kaup, Doryramphinæ, Id., Nerophinæ. Id.

Ordo VIII, Ganoiner, Müll. : 1, Lepidosteidæ ; 2, Polypteridæ; 3, Amiidæ; 4, Sturionidæ.

Ordo IX, ProroPTERI, Owen : 1, Sirenidæ.

Ordo X, Hozocrpaut : Chimæridæ. ‘

Ordo XI, Pracrosromr. — Subordol, Squali : 1, Scylliidæ ; 2, Carcharidæ ; 3, Galeidæ; 4, Lamnidæ; 5, Alopecidæ, Müll. et Henle; 6, Cestraciontidæ; 7, Rhinodontidæ, Müll. et Henle; 8, Spinacidæ, Id., Id.,9,Scymnidæ, Id., Id.; 10, Squatinæ; 11, Zygænidæ.— Subordo II, Raiæ : 1, Pristidæ ; 2, Rhinobatidæ ; 3, Torpedinidæ; 4, Raïidæ; 5, Trygonidæ; 6, Myliobatidæ; 7, Cephalopteridæ.

(1) M. Bleeker possède, en outre, 280 espèces qu’il a reçues du Japon, de la Chine, du Bengale, du cap de Bonne-Espérance et de la Tasmanie; et depuis son retour en Europe, il a pu comparer les matériaux de sa collection avec ceux de toute provenance rassemblés dans le riche musée de Leyde.

En mentionnant ces détails, je ne dois pas omettre de dire combien le Muséum d'histoire naturelle de Paris doit de reconnaissance à ce généreux

successivement publié plus de 300 mémoires descripüufs, puis, en 1859, un Catalogue méthodique des espèces qu'il possède (Enumeratio specierum piscium hucusque in Archipelago indico observatarum, in-4°). C’est, en quelque sorte, le sommaire de son magnifique Atlas ichthyologique des Indes orient. néerlandaïses, accompagné d’un texte français très-détaillé, maintenant en voie de publication depuis 1862, où tous les poissons décrits sont représentés avec leurs couleurs par le procédé de la lithochromie.

Le premier volume comprend les Labroïdes et les Scaroïdes ; le deuxième les Siluroïdes; le troisième les Cyprins; le quatrième sera consacré aux Anguilliformes, et ainsi seront offertes, par monographies successives, toutes les espèces indo-archipélagiques des diverses familles de la classe des poissons (1).

Le catalogue dont je viens de parler est précédé d’un essai de classification (Systematis piscium naturalis tentamen). Plusieurs des divisions proposées par Cuvier, par mon père, par J. Müller, par le prince Ch. Bonaparte, par M. Agassiz et par d’autres, y sont en partie adoptées. Il en a lui-même établi de nouvelles et il a pu présenter un tableau complet de la classe des poissons, où il s’est attaché à suivre, autant que possible, les affinités naturelles. Il y a mentionné tous les genres, soit vivants, soit fossiles.

Dans l'impossibilité où je me trouve de reproduire ici, dans son entier, cette énumération, je me bornerai, sans aller même au-delà des familles, à placer, en note (2), sous les yeux du

collecteur qui lui à fait présent d’une série fort nombreuse d’espèces, les unes nommées et décrites par lui, les autres déjà connues.

(1) Outre cet Atlas, M. Bleeker a publié en 1858 et en 1860, sous le titre suivant : {chthyoloyiæ archipelagi indici Prodomus, deux volumes comprenant la description, l’un, des Silures, et l’autre des Cyprins. k

Une volumineuse monographie des Poissons de la côte de Guinée, accompagnée de 28 planches exécutées en lithochromie et représentant beaucoup d’espèces nouvelles d’après les collections du Musée de Leyde, a été insérée par le même zoologiste en 1862 dans un Mémoire publié par la Société hollandaise des sciences naturelles à Harlem.

(2) SUBCLASSIS I. DIPNOI, J. Müll. — Onrpo 1. PROTOPTERI. — Fam. 1. Sirenoidei.

SUBCLASSIS EI. MONOPNOI, J. Müll. — DIVISIO I. DIRHINICH- TRYES. — LEGIO 1. CEPHALASPIDES (fossil.).. — Orpo 2. CoccostTer. — Fam. 2. Cephalaspidoidei. — LEGIO II. STURIONES, Bp. — Orpo 3. CHoN- DROSTEI, J. Müll. — Fam. 3. Acipenseroidei; Fam. 4. Polyodontoidei. — LEGIO III. ELASMOBRANCHII, Bp. — Onpo 4. PLaciostomr, Dum. — Sub-

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lecteur, la partie de la classification comprenant les premiers groupes de la classe.

Ge qui frappe tout d’abord dans l'étude de cette méthode, c’est le grand nombre de divisions et de subdivisions qu'elle renferme. La classe entière se partage en 2 sous-classes : I. Dipnoi ou Lépidosirènes, et I. Monopnoi. À celle-ci appartiennent tous les autres poissons dont les uns, et c’est presque la totalité, ont, de chaque côté, un double orifice nasal (Divisio I. Dirhinichthyes) et les autres un seul (Divisio IT. Monorhinichthyes ou Gyclostomes). Les premiers où les subdivisions sont très-multipliées, sont distribués, selon la nécessité des distinctions à établir, en groupes de moins en moins importants, dont les noms sont empruntés à la langue latine. Jamais encore, elle n’avait fourni autant de mots aux classificateurs comme termes d’une série décroissante.

On peut en juger par l’'énumération qui suit : 1. Classis; 2. Subclassis; 3. Divisio; 4. Legio; 5. Sublegio; 6.Séries; 7. Subseries; 8. Phalanx; 9. Subphalanx; 10. Caterva; 11. Ordo; 12. Subordo; 43. Sectio: 14. Tribus; 15. Familia; 16. Subfamilia; 17. Cohors; 18. Stirps ; 19. Genus ; 20. Species.

Quelques-uns des termes de cette série manquent souvent. Ainsi, la sous-légion des Gymnodontes qui appartiennent à la 5° légion (Plectognathi), ne comprend qu'un seul ordre partagé en 3 familles, sans qu'il y ait lieu d'établir les subdivisions intermédiaires, soit à la

ordo 1. Squalini. — Sectio EL. Proktopterides. — Tribus 1. Dinotopterini. — Fam. 5. Scyllioidei; Fam. 6. Carcharioidei; Fam. 7. Zygænoidei; Fam. 8. Galeoidei; Fam. 9. Lamnoidei; Fam. 10. Hybodontoidei (fossil.); Fam. 11. Alopecoidei ; Fam. 12. Cestracionoidei; Fam. 13. Rhinodontoidei.

Tribus 2. Mononotopterini. — Fam. 14. Notidanoidei.— Sectio IE. Aproktopterides. — Fam. 15. Centrophoroidei; Fam. 16. Scymnoidei;, Fam. 17. Squatinoidei ; Fam. 18. Pristiophoroidei. — Suburdo II. Rajini.— Fam. 19. Pristioidei; Fam. 20. Rhinobatidoidei; Fam. 21. Torpedinoidei; Fam. 22. Trygonoidei; Fam. 23. Rajoidei; Fam. 24. Myliobatidoidei; Fam. 25. Cephalopteroidei. —- (Append. Ichthyodorulithes, fossil.). — OrDo 5. HoLoce- PHALI. — Fam. 26. Chimæroidei. — LEGIO IV. HAPLOPLEURIDES seu MEKOSTOMI (foss.).— ORno 6. SAURORAMPHI. — Fam. 27. Sauroramphoidei. LEGIO V. PLECTOGNATHI, Cuv. — SUBLEGIO I. SCLERODERMI. — ORpo 7. OsTRACIONES. — Fam. 28. Ostracionoidei. — ORDO 8. BALISTIDES.— Fam. 29. Triacanthoidei; Fam. 30. Balisteoidei.— SUBLEGIO II. GYMNO- DONTES, Cuv. — Orpo 9. PACHYDONTES seu GYMNOGNATHES, Dum. — Fam. 31. Triodontoidei; Fam. 32. Physogastroidei ; Fam. 33. Orthragoriscoidei. — LEGIO VI. ELEUTHEROGNATHI. — SUBLEGIO I. LOPHOBRAN- CHILI seu DACTYLIODERMI. — Semes 1. Hy?erosrom. — ORDO 10. SoLE- NosTOM1. — Fam. 34. Solenostomatoidei. — ORDo 11. SYNGNATHI. — Fam. 35. Syngnathoidei. — Series 2. Karosromr. — ORDO 12. PEGASI. — Fam. 36. Pegasoidei. — SUBLEGIO II. CTENOBRANCHII, etc.

Légion et l'Ordre, dits sublegio, series, subseries, phalanx, subphalanx et caterva; soit à l'Ordre et à la Famille (subordo, sectio, tribus). D’autres fois, au contraire, ces démembrements successifs en groupes d’un rang de moins en moins élevé sont nécessaires. Le genre Perca nous en offre un exemple. Voici quelle est la marche descendante régulière qu’il faut suivre pour trouver sa véritable place dans la classe des Poissons : Subclassis Il. Monopnoi, Divisio 1. Dirhinichthyes, Legio NI. Eleutherognathi, Sublegio 2. Ctenobranchii, Series 2. Isopleuri, Subseries 2. Kanonikodermi, Phalanx2. Alethinichthyes, Subphalanx 3. Neopoiesichthyes, Caterva 1. Katapieseocephali, Ordo 24 (1). Percæ, Subordo 4. Percichthyini, Sectio 1. Paristempteri, Tribus 2. Percichthyini, Familia 16. Percoidei, Subfamilia 4. Percæformes, Genus Perca.

Quant au morcellement des familles destiné à permettre l’arrangement le plus méthodique possible des genres, il n’est pas très-fréquent. Voici un des cas où il a été nécessaire: Familia 144. Cyprinoidei, Subfamilia 2. Cypriniformes, Cohors 2. Cheilognathi, Stirps 2. Cyprinini, Genus Cyprinus.

La seconde remarque à faire relativement à cette classification, porte sur la variété des désinences différentes qu'il est devenu indispensable d'employer pour les divers corps de cette sorte d'armée.

Elles ont assez souvent l'inconvénient d’allonger beaucoup les noms, surtout quand la composition complexe de ces derniers en a déjà multiplié les syllabes bien au-delà du nombre permis par Linné (2), et d'en rendre la prononciation, ainsi que le souvenir plus ou moins difficiles. On peut en juger par les dénominations suivantes : Chorisopharyngodontes, Trachycraniichthyini, Pseudochromidoidei.

Les terminaisons variées dont il s’agit ont cependant une utilité réelle, en ce qu’elles établissent, à première vue, des distinctions entre les groupes.

Après ces observations, il me reste à constater, sans pouvoir

(1) Les numéros que portent les ordres et les familles se suivent depuis le commencement de la classe jusqu’à la fin, tandis que chacun des autres groupes a une série particulière de numéros pour les différentes catégories qu'il renferme.

(2) Il paraîtra un peu suranné peut-être de rappeler ici cette loi linnéenne (Philosophia botanica, 1755, p. 198, no 249) : Nomina generica sesquipeda= lia enunciatu difficilia vel nauseabunda, fugienda sunt, ainsi expliquée par l'illustre naturaliste : Sesquipedalia mihi quæ piures quam duodecim litteras admisere. Tant d'animaux inconnus du temps de Linné sont venus prendre place dans nos collections, que les zuologistes ont été forcément amenés, pour créer des noms nouveaux, à s'écarter peu à peu des règles tracées par notre illustre législateur. Néanmoins, on doit s’efforcer d'éviter, autant que possible, ces transgressions, et je me permettrai, à cette occasion, de rappeler que les dénominations dues à mon père, et qui, pour la plupart, sont employées dans le langage des zoologistes, ont toujours été proposées par lui avec un respect profond pour la parole du maître.

CANESTRINI, 1859. 305

étudier ici en détail le classement adopté par M. Bleeker, la connaissance approfondie de l'ichthyologie que ce savant naturaliste possède, et dont il donne tant de preuves dans les ouvrages que jai cités. Son Atlas restera comme la plus belle et l’une des plus utiles publications scientifiques auxquelles

l’histoire naturelle des poissons ait donné lieu à l’époque actuelle.

M. J. Canestrini s’attachant surtout aux différences que présentent les rayons des nageoires dorsales des poissons osseux, les a divisés, d’après ces différences, en 4 sous-ordres et, auprès d'eux, il laisse, sous les noms proposés par Cuvier, les Lophobranches et les Plectognathes. Voici le tableau de cette classification tel qu'il l'a donné en 1859 (Verhandl. der k.k. xool.-bot. Gesellsch., 1859, p. 27-30), dans une note ayant pour titre Ueber die Stellung der Helmichthyiden im Systeme. Il n’a rapporté à chacun de ses sous-ordres qu'un certain nombre de familles comme types (1).

Pour les deux premiers sous-ordres, aucune explication n’est nécessaire.

Le sous-ordre des Dermoptères ou poissons à nageoires cutanées ne comprend qu'une partie des Anguilliformes. Les Gymnotes, malgré l’analogie de leurs formes extérieures, sont séparés de ces derniers, à cause de certaines différences qu'ils offrent dans leur organisation, et ils entrent dans le sous-ordre V, sans que ce déplacement paraisse suffisamment justifié, puisqu'il éloigne des espèces qui ont entre elles beaucoup de rapports.

Les poissons du sous-ordre IV, Haplopteri (äm\6oc, simple, nrepov, nageoire), ont pour caractère Commun, par opposition aux Dendroptères, que les rayons de leur dorsale ne sont pas ramifiés. Ce sont : 49 les Helmichthes, dont le classement naturel, d’après M. Canestrini, ne peut être dans le voisinage des Anguilliformes; 2° les Ophidiniens que J. Müller en avait déjà, à bon droit, éloigné ; 3° des Malacoptérygiens subbrachiens de Cuvier : les Pleuronectes; et, 4° enfin, les Tænioïdes, les Gobioïdes, les Blennoïdes et les Batrachoïdes, qu’il ne semble pas possible, si l’on tient compte de la structure des rayons

(1) Tezeosret. I Lophobranchii, Lophobranchii. — IT Plectognathi, Gymnodontes, Sclerodermi. — II Dersmopteri, Symbranchii, Murænoidei. — IV Hayplopteri, Helmichthyides, Tænioidei, Ophidini, Gobioidei, Blennioidei, Pleuronectides. — V Dendropteri, Gymnotini, Loricati, Siluroideïi, Mormyrini, Cyprinoidei, Acanthopsides, Cyprinodontes, Characini, Salmonoidei, Esocini, Scombresoces, Clupeoidei. — VI Acanthopteri, Chromides, Pomacentrini, Labroidei, Teuthides, Squamipennes, Scomberoidei, Sparoidei, Mugiloidei, Cataphracti, Sciænoidei, Mullini, Percoidei,

Poissons. Tome I. 20

de la dorsale, de laisser, malgré l’autorité de ce grand naturaliste, au nombre des vrais Acanthoptérygiens.

Au sous-ordre V, celui des Dendroptères ou poissons à rayons de la dorsale ramifiés (Gévôpov, arbre, mrepèv, nageoïire), qui sont les vrais Malacoptérygiens, où il maintient les Scombrésoces, M. Canestrini rapporte les Gymnotes. À part ce rapprochement qui semble rompre les rapports naturels, aucun doute ne peut rester sur la convenance de la formation de ce sous-ordre V et du VIE, celui des Acanthoptères. Ce sont les restrictions apportées au groupe des Anguilliformes, dont deux familles seulement forment le sous-ordre des Dermoptères, et la réunion un peu hétérogène des familles du sous-ordre des Haploptères, qui constituent les modifications essentielles que M. Canestrini a fait subir à la classification des poissons, en s'appuyant sur les caractères fournis par les rayons des nageoires.

En 1860, M. Kner a publié les résultats d’une étude de la structure des nageoires dans les différents groupes de poissons (Ueber den Flossebau der Fische, in : Sitzungsber. k. Akad wissensch. Wien, 1860, t. XLI, p. 807-824). Cette étude, dont les détails ne doivent pas nous occuper ici, l’a amené à proposer des divisions fondées sur les différences que présentent les rayons. En voici l'indication abrégée.

TL. Tilopteri. Poissons les plus imparfaits, dont les nageoires n'ont que des rayons fibreux ou plutôt manquent de véritables rayons.

IT. Arthropteri. Poissons à nageoires soutenues par des rayons articulés, composés de nombreuses colonnettes superposées : ils correspondent aux Malacoptérygiens.

IT. Anarthropteri. Poissons à rayons simples, non formés de pièces articulées, particulièrement aux nageoires verticales, plus rarement aux nageoires paires. Quelquefois, dans la troisième division, mais beaucoup plus fréquemment dans la deuxième, les rayons sont divisés. Chez les Arthroptères, le plus souvent, ils offrent des divisions et des bifurcations : ils sont comme ramifiés.

En outre, les rayons simples, de même que les rayons articulés, peuvent être mous et flexibles, ou bien, au contraire, durs et épineux. Un exemple de rayons en épines parmi les Arthroptères, est fourni par les Cyprins et les Silures, et un exemple de rayons mous chez les Anarthroptères, se trouve dans les genres Mastacemble et Batrachus. Ces derniers méritent le nom de Pseudacanthi, parce qu'ils n’ont pas de véritables épines, tandis que ceux qui ont de vraies épines (aculei) non articulées ni divisées et dont l'axe est parcouru par un canal doivent, dit M. Kner, être nommés Acanthopteri dans le sens strict du mot.

Parmi ceux-ci, qui appartiennent au groupe des Anarthroptères, il faut établir une division, suivant que les deux moitiés latérales dont

KNER, 1860. ciLc, 1861. 307

l'épine se compose sont symétriques (Homacanthi) ou, au contraire, présentent un défaut de symétrie (Heteracanthi). Chez les premiers, la membrane propre des rayons qui les unit entre eux s’insère exactement sur leur ligne médiane, et, par conséquent, dans l’état de repos, leur pointe est portée directement en arrière.

Chez les Hétéracanthes, la membrane s'applique toujours au côté interne de la moitié la plus développée du piquant, et sur l’un, cette moitié est à droite, sur le suivant elle est à gauche, et ainsi de suite; il résulte de cette alternance, facile à constater dans les Holocentres et les Myripristis en particulier, que les rayons ont leur pointe un peu déviée, le premier, le troisième, le cinquième, etc., se dirigeant dans un sens et les deuxième, quatrième, sixième, etc., dans le sens opposé.

Tel est l'énoncé très-sommaire des différences sur lesquelles peut être basée, selon les vues émises par M. Kner, une division des poissons, d’après la structure des rayons des nageoires.

M. Th. Gill (Catalogue of the fishes of the eastern coast N. Amer. from Greenland to Georgia, 1861, publié par l’Acad. de Philadelphie) a proposé un système de classification qui, tout en se rapprochant plus de celui de J. Müller que de tout autre, en diffère cependant d’une façon assez notable.

Il établit 4 sous-classes divisées en ordres, sous-ordres et familles.

Subclassis I. TELEOSTEI, J. Müll. Ce groupe comprend le plus grand nombre des poissons actuels, si l’on y fait entrer les Lophobranches et les Plectognathes ; il se divise en 5 ordres :

Ordo I. Tezrocgrnaut, Gill. — Subordo 1. Physoclysti (Bonap.), Gill (à vessie natat. fermée), division qui, sans les Pleuronectes qu’on ne peut point y faire entrer, correspond presque aux Acanthopt. et aux Malacopt. jugulaires de Cuvier, et aux Acanthopteri, Anacanthini et Pharyngognathi de J. Müller. — Subordo 2. Heterosamata, Bonap. (famille des Hétérosomes de C. Duméril, Zool. analyt., 1806). — Subordo 3. Physostomi (Müll.), Gill. La modification apportée consiste dans la formation du groupe suivant. — Subordo 4. Eventognathi, Gill. Ce sont les Cyprinoïdes. Le naturaliste américain attache moins d'importance à la réunion des os pharyngiens inférieurs, qui a motivé pour J. Müller la création de l’ordre des Pharyngognathes, qu'à la conformation et aux dimensions de ces mêmes os chez les Cyprinoïdes où ils sont falciformes, presque parallèles aux ares branchiaux et armés, à la face interne, de la portion recourbée, de dents d’aspect variable suivant les genres. C’est le grand développement des mâchoires pharyngiennes ou intérieures qu'il a voulu rappeler par le nom dont il fait usage {e, bien, évrèc, dedans, yvéôoc, mâchoire). Il a développé les motifs de cette coupe dans une note particulière (Proceed. Acad: nat. sc., Philadelphia, 1861, p. 6).

Ordo Il. Apones, Kaup. M. Gill, à l'exemple de M. Richardson, adopte les restrictions apportées à cet ordre, où il n’admet que les Anguilles proprement dites et les Congres, laissant le Gymnote et les Apodes qui s’en rapprochent dans l’ordre des Téléocéphales.

Ordo III. Lemniscarr, Kaup. Comprenant uniquement les Leptocéphales ou Helmichthydes, dont la véritable place n'est pas encore bien déterminée (voy. p. 300 et 305, dans l’analyse des classifications de M. Richardson et de M. Canestrini) ; cet ordre est établi ici provisoirement.

Ordo IV. Næmarocnarm, Gill (mâchoires à barbillons). Silures.

Ordo V. PzecrocnaTHt, Cuv. — Ordo VI. LornoBrAncHn, Cuv.

Subclassis II. GANOIDET (Agassiz), J. Müll.

Ordo I. Horosrer, J. Müll. Ganoïdes à squelette osseux.

Ordo II. PLacocanoiner, Owen, ne comprenant que des espèces fossiles, dont la tête et la partie antérieure du corps étaient enfermées dans une sorte d’armure ou de cotte de maille solide ; tandis que, sur les régions postérieures, il y avait seulement des écailles de formes et de dimensions variables.

Ordo III. Cnonproster, J. Müll. Ganoïdes à squelette cartilagineux.

Ordo IV. Drpwor, J. Müll. Le classement des poissons de ce groupe parmi les Ganoïdes est fondé sur certaines analogies remarquables de structure avec les Polyptères. Sans affirmer que leur véritable place soit dans cette sous-classe, il les considère comme y étant appelés par leurs affinités naturelles. M. Agassiz semble avoir la même opinion. Elle devra être examinée plus tard avec tout le soin qu’elle mérite.

Subclassis III. ELASMOBRANCHII, Bonap.

Ordo I. PLaciosromr, C. Duméril. — Subordo 1. Squali, Müll. et Henle. — Subordo 2. Rhinæ, Gill. — Subordo 3. Pristes, Gill. — Subordo 4. Raiæ, Müll. et Henle.

Ordo IT. Horocrrau, Bonap. : Chimères.

Subclassis IV. DERMOPTERI, Rich. Owen.

Ordo I. Hyreroartn (Bonap.), Müll. : Petromyzontoïdes.

Ordo IT. Hyrerotrert (Bonap.), J. Müll. : Myxinoïdes.

Ordo II. Praryncograncan, J. Müll. : Branchiostomes.

Les ELAsmMoBRANCHES qui forment la première sous-classe des Poissons comprennent 2 ordres :

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