‹ Histoire naturelle des poissons, ou, Ichthyologie générale (volume 2)Chapitre 86 sur 216 · II]. DEUXIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

II]. DEUXIÈME FAMILLE

CESTRACIONTES ou MARTEAUX.

CESTRACIONTES (4).

CaracTÈRES. — Tête singulièrement élargie par des prolongements latéraux, de dimensions variables suivant les espèces et formés par les apophyses orbitaires antérieure æt postérieure aplaties, réunies en une lame cartilagineuse; chacun de ces prolongements porte l'œil à son extrémité terminale et la narine sur son bord antérieur (2); première dorsale entre les pectorales et les ventrales; une membrane nictitante; pas d'évents; dents à une seule pointe; valvule de l'intestin non en spirale, mais enroulée dans le sens de sa longueur.

La conformation singulière de la tête, qui établit une si grande différence entre les Marteaux et les Carchariens, motive la réunion des premiers en une famille particulière. Elle comprend six espèces appartenant à un genre unique et tout-à-fait naturel.

Aussi, les genresousous-genres Platysqualus, Swainson (rharèc, large, et squalus), Eusphyra, Gill (ed, bien [véritable], yÿpa, marteau), et Reniceps, Id. (tête en forme de rein), semblent-ils devoir être rejetés de la nomenclature.

() Et non par Sphyrnæ. Les mots mal composés Sphyrna, Rafin. (Indice, 1810, p. 46), et Sphyrnias, Id. (Analyse de lanat., 1816), de codpa, marteau, ont, il est vrai, le premier du moins, la priorité sur les noms de Cestrarhinus, Blainv. (Prodr.1816, p. 121, xéctou, marteau pointu, fiv, nez) et de Zygæna, tvyé:, joug, fléau de balance, Cuv., R. an., 1re édit., 1817, t. II, p. 217) déjà employé, au reste, en 1775, par Fabricius qui a pris ce nom, sans motifs connus et comme au hasard, pour désigner un Lépidoptère.

Quoique cette dernière dénomination se trouve déjà dans Aristote (Hist. anim, lib. IE, xv et dans Rondelet, p. 389), et que, à l'exemple de ce dernier, le plus grand nombre des naturalistes en aient fait usage plutôt que de son synonyme Libella, adopté par Belon:et par Salviani, le nom de Cestracion (xeotoæ, dxic, pointe) imaginé par Klein, en 1742 (Wissus tertius, p. 12), est la plus ancienne dénomination générique des Marteaux. Cuvier l’a détournée de son sens primitif quand il l’a appliquée, en 1817, au Sgq. Philippi dit Heterodontus par Blainville dès 1816.

(2) Swainson (Nat. hist. fish., etc., in : Lardner’s Cabinet Cyclop., t. I, p. 133, fig. 10) a noté, avec raison, la curieuse analogie qui se remarque entre les Cestr. et les insectes diptères du genre Diopsis, Lin., quiont les yeux placés à l'extrémité de longs pédoncules latéraux.

GENRE CESFRACION.

CESTRACIONTES.

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