ÂTRAGTOSTEUS LUGIUS (1), Â. Dum
Caractères (2). — Tète, mesurée jusqu*k son bord postérieur, 2 fois 2/8 aussi longue qu^elle est large juste au-devant des opercules, comprise 4 fois 2/5 environ dans les dimensions totales, 3 fois 1/4 dans Tintervalle du bout du museau au commencement de la D., puis, si on la mesure jusqu'à la fin de Topercule, 3 fois 2/7 entre Textrémité rostrale et Torigine inférieure de Iff G., et plus longue que la distance des P. aux V.; museau plat, large, dont les dimensions transversales, audessus des angles de la bouche, sont 2 fois 1/2 celles qu*il présente en dehors des narines postérieures, presque lal^de la mâchoire supérieure mesurée à partir des commissures et contenues à peu près 3 fois 1/2 dans la* face supérieure de la tète; diamètre horizontal de Toeil, 3 fois 1/2 dans la largeur de Tespace interorbitaire , 2 fois 1/2 daqs Tintervalle du bord postérieur de Torbite au bord antérieur de Fopercule, et IS fois 1/2 dans la longueur totale du côté de la tête; 61 écailles à
(i) Ansone (MottUa) a ainsi désigné le brochet, et Linné s'est servi da même terme pour distinguer l'espèce ordinaire de nos eaux ; puis CoTier Ta appliqué à un Caïman {AlUgaior lucius). — De tous les Lépidostéidés, c« sont les Atractostés qui, par la forme du museau, ressemblent le plus vu Brochets.
(2) D*après 2 si;geU. L'un, de in.41, pris à Tampico (Mexique), ^éU donné au Muséum par M. Espic. L'autre, de la.32, également d'origine mexicaine, appartient à la Faculté des sciences de Paris.
GENRE ATRACT08TEUS, 3. 365
la ligne latérale; V. ^lus rapprochées des P. (0*.03) que de TA. et juste au milieu de la longueur totale.
De la ligne latérale an rang médian du dos, 9 rangées longitndin. d*mi côté, iO de Tautre, 19 au-dessous jusqu'à la ligne médiane infér. : en tout, 61 rangées dans le 2* anneau oblique, au-devant des V.; SSO précèdent la D., dont la base se termine à la 56*; suivie de 5 josqu*à la racine de la C; V. commençant à partir de la 18% A. de le jd*, et cessant à la 44«, qui en précède 17 jusqu'à la C.
Les écailles, sur le dos et jusqu'au 2* ou 3* rang au-dessous de la ligne latérale portent toutes, à leur centre, un enfoncement irrégulier; sur les flancs, il se prolonge en stries jusqu'au bord poster, de récaille, qui est fortement dentelé dans les 8M5* rangs, à partir de la ligne médiane du dos; au niveau de l'origine dés V., ces stries et dentelures disparaissent presque complètement; de quadrilatérales quelles sont dans les 3 ou 4 premiers anneaux obliques, les écailles des rangées que je viens d'indiquer perdent, peu à peu, cette forme pour prendre celle de rhombes à angle antér. aiguet à bords super, et infér. très-sinueux, représentant chacun une S majuscule allongée. Ces sinuosités donnent aux écailles une apparence toute particulière, qui se retrouve également sous le ventre, où elle ne commence à s'effacer qu'à une petite dist. au-devant de l'A. La sinuosité infér. des écailles de 4a ligne latérale ot des 3 ou 4 rangs situés immédiatement au-dessous d'elle, porte, jusqu'au niveau des V. environ, une légère proéminence arrondie constituant un petit tubercule vers le milieu du bord infér. de chacune des pièces de ces rangées.
Sur la ligne médiane du dos, les écailles ont une forme très-irrégnlière et tendent même, près de la tète et dans quelques anneaux, au-dessus des P. et des V., à se confondre avec les latérales.
L'opercule est aussi haut que long;. son bord infér., un peu oblique, est faiblement sinueux. •
Le 1*' anneau au-déVant de la D. est le 1*' avant l'orig. infér. de la C. et le 5* derrière la fin de la base de l'A.
Coloration. Quelques traces de taches sur les nageoires impaires.
Les particularités remarquables de l'écaillure telles qu'elles sont décrites ei-dessus,'se voient surtout chez le sujet appartenant au Muséum et qui est un peu plus long que l'autre ; il doit être certainement beaucoup plus âgé, comme on peut le supposer d'après l'épaissear, la rudesse des écailles, et l'exagération même de leurs caractères. On retrouve ceux-ci, mais moins nettement tracés chez le spécimen de 1"".32 appartenant à la Fac. des Sciences. Je suis d'autant pins porté à considérer les petites différences dans les écailles^ comme étant dues seulement à l'âge, qu'il y a identité absolue, chez l*un et l'autre poisson, de tous les caractères spécifiques. Cette identité montre, d'une manière frappante, de même que celle qui se
366 ganoIdbs holostés. lé^idostéidés.
trouve chez les denx exraiplaires de ï4tracL tfistûsehm^ la codstance des caractères chez tous les individus appartenant à une même espèce.