‹ Histoire naturelle des poissons; ou, Ichthyologie généraleChapitre 73 sur 291 · AaPEUSER (Artacbus) nasus^ Heckel · texte numérisé non relu

AaPEUSER (Artacbus) nasus^ Heckel

Stât^Arten der Lagunen bei Venedig\ in : ReUebericht [Sitzungber. math, naturwis. Classe K. Akad., Wien.^ 1881, p. KSI et 552, pi. XXIU.

1858. /d., Heck. et Kner, Die sûsswasserfische, ôsireich* Mon.^ p. 360, fig. tête ea dessus.

Caractères (1). — Ligne dudos offrant, auniveaudu 1*' écusson dorsal, sa plus grande hauteur qui est 1/9 de toute la longueur de ranimai ; a partir de cet écusson, dos un peu décliye et tète assez obliqua^ à dépression médiane médiocrement profonde, bordée par des crêtes basses, comprise, quand on la mesure jusqu'à Teitrémité postérieure de Voccipitale supè^ rieure, un peu plus de 5 fois dans l'étendue totale ; museau pas très-allongé, terminé en angle obtus à sommet mousse, formant nn triangle équilatéral, si Ton prend pour base une ligne droite menée, sur toute la largeur du rostre, au-devant de Tangle antérieur des narines supérieures, mais plus long que l'espace compris entre ces narines ;' couvert, à la région mé* diane, entre sa pointe et Técariement antérieur des pariétales, par une grande plaque impaire (3); intervalle des centres des frontales antérieures plus court de 0".007 que celui qui sépare ces saillies du bout du museau ; lèvre antérieure sinueuse; barbillons simples, insérés plus près de Textrémité du museau que du bord antérieur de renfoncement buccal ; les externes séparés, à leur base, par un intervalle égal à la largeur du front entre les narines supérieures; centre des temporales antérieur au centre des pariétales ; écartement des centres des pectorales moindre que la largeur du front entre les yeux ; centres des mastoïdiennes a.ussi distants entre eux que le sont les centres des frontales antérieures; 13 écussons dorsaux, non compris celui de Tépiptère; 39-40 latéraux; 10 ventraux.

(1) D'après nn spécimen de 0>».72 pris dans le golfs de Yenise et adressé en communication par le muÉée de Vienne (Autriche).

(2) K. Fr. Steindachner, dans la lettre accompagnant renvoi en communication des Esturgeons du musée do Vienne^ me dit que, suivant lui, la présence de cette plaqne est une anomalie et qu*il considère VAc. nams comme identique aux Ac. Naccarii et Nardoi qui, «joute;^t-il, ne se distin-> gnent pas spécifiquement. Je trouve, au contraire, comme je cherche à le démontrer dans mes descriptions, des diflérences manifestes.

212 GANOlDBS GHONDROSTÉS. AGIPBNSÉRIDÉS.

L*occipitale super, forme, en arrière, un angle assez prononcé qui reçoit, dans une courte échancrure médiane, une petite saillie de la nuchale. Sa portion antér., prolongée en un angle peu effilé^ s'étend entre les pariétales, presque jusqu*au niveau de leur centre. Celles-ci ne présentent, à leur extrémité antér., qu*un petit écartement où se loge le bout poster, de la grande plaque médiane déjà signalée, qui maintient écartées les frontales principales et les nasales; sur le bout du rostre, elle est bordée par de petites plaques dont elle est séparée par des pores. Toutes les plaques sus-céphaliqnes ont des radiations très-prononcées et régulières.

Les écuss. du dos sont en contact mutuel. Les 6 premiers sont plus larges que longs, les deux dimensions du 7" sont égales, mais à partir du 8*, ils dcTiennent un peu plus longs que larges; ils sont irrégulièrement dentelés sur les bords ; leur carène assez saillante n*est épineuse que sur les deux ou trois derniers.

Il y a, derrière Tépiptère, une paire de petites plaques suivies d*une médiane beaucoup plus grande.

Les écuss. latér. se touchent; leur carène n'est ni très-saillante ni épineuse; les bords sont dentelés. — Lesveutr., également dentelés, ont une carène mousse, sans épine.

Le cloaque est suivi de 2 écuss. volumineux ; ils précèdent la plaque d*origine de TA. derrière laquelle il y en a une fort grande, antér. à celle de la base de la C.

Le revêtement cutané, entre les grands écuss., consiste en une multitude de plaques étoilées de forme et de grandeur variables, mais qui, le*plus souvent, sont presque circulaires.

L*œil est rond. De son bord antér. au bout du museau, il y a une distance un peu moindre que celle qui sépare ce bord du centre de la mastoïdienne. Cette mensuration démontre que le museau est plus long que celui de VAc. Naccariù mais surtout de VÀe, Nardoi.

Nageoires. — P. à bord poster, oblique, réuni à Tinteme par un angle arrondi, et à Texterne par un angle pointu, d*une larg. un peu moindre que la 1/2 de leur long., égales, par leur étendue, à Tespace compris entre Tangle super, de la narine poster, et le bord terminal de l'occipitale supérieure.

V. quadrilatér., placées au-dessous de 5 écuss. latér., étendues jusqu'au niveau de Textrémité de la plaque d'origine de la D., dont la haut, dépasse la long, de sa base qui est au-dessus de 5 écuss. latér. et dont le bord super, est assez fortement échancré.

A. dépassant en arrière, par sa base, la fin de celle de la D. à peu près comme dans les 2 espèces précéd. et n'atteignant point, par son extrémité, le 1" rayon du lobe infér. de la C. dont le super., très-effilé, est égal à Tintervalle compris entre le bout du museau et le centre de Técuss. dors, qui suit la nuchale.

P. 36, V. 24; D. 40, A. 24, C. 30/75-80. Couleur brun&tre plus claire sur la tête.

gbhiui agipeusbe (antacbus), 6. 213

L*espdce habite le golfe de Venise et le Pô ; on la trouTe, en antomne, sur le marché de Venise où elle est confondne avec les antres Esturgeons.

M. Leydig {Ànatam. histolog. Vntersuch. ueber RêpL und Fùche 1S53) a noté, dans ses observations faites sur les Est. dits Ac, Naccarii et fMUtts, des dissemblances qui confirment la distinction établie entre ces deux espèces.

J'ai déjà mentionné celle que le crâne présente (voy. plus haut, p. 24). — Les replis muqueux des narines, chez VAc. Noce, sont d*un noir foncé qui fait défaut chez TEst. à nez pointu {Ae, nasus) où le centre de ces replis est d*un beau vert doré, manifeste également dans la portion du péritoine placée au-dessous des reins; tandis que chez Tautre, il y a, dans les cavités nasales, seulement quelques points pigmentaires et le reflet métallique manque dans Tenveloppe séreuse des organes sécréteurs de Turine (p. 7, § 8, et p. 3i, § 35).

Les appendices pyloriques de FEst. à nez pointu {Ac. nasus) sont plus développés que chez celui à nez mousse (Ac. Naccarii) qui n*en a que 24 environ au lieu de iOO que Ton peut compter chez le pre« mier, dont le mésentère offre partout de grandes lacunes moins nom-* breoses chez VAc. Nacc. et nulles même dans le repli mésentérique de son intestin valvulaire (§19).

Je me borne à ces citations qui ne sont pas les seules qu*on pût relever dans le travail de M. Leydig; mais elles suffisent comme ca* ractères spécifiques distinctifs.

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