‹ Histoire naturelle des versChapitre 16 sur 37 · DES NÉRÉIDES · texte numérisé non relu

DES NÉRÉIDES

Muilcr. Zoo\. Dan. 1. tab. 29. fig. i.5. JAus. Kircker ^ i3. fig. 8. 10. Encycl. 55. fig. j, 8, 9, 10 , n et 12.

Ginet. , Syst. Nat. p» 3n6. n. 10.

Se trouve dans la mer du Nord.

Néréide norwégienne, N- norvegica.

Convexe ; les pédoncules portant une plume.

Muller, Zooi. Dan. 1. tab. 29. fig. i.5. Mus. Ktrc/ier , pi. i5. ^i^. 8. 10. Encyclopédie , pi. 56 , fig. 5,6, j.

Leodice norwegica , Lainarch, Anim. sans vert. tom. v. p. 223. n. 5.

Néréide pinnée, Ncrcis pimiata.

Convexe ; les pédoncuies'portant plusieurs plumes.

Millier , Zool. Dan. 1 . tab. 29. fig. 4. 7. En- C)cl. pi. 56. fig. 1 , 2 , 3 , 4-

Leodice finnata ^ Lainarc/i , Anim. sans vert. tom. v. p. oaô. n, 5.

Se trouve dans la mer du Nord,

Néréide corniculée, iV. corninilata.

TJn peu aplatie ; les pédoncules terminés par un prolongement , une soie trè«-longue , t-l un faisceau de poils.

nhiUcr, Zool. ij'an. ?. tab. 5o. fig. 1, 4. Eiîcvcl, pU S6. IW ? < a. îo -, 11.

Vers 1/ :5

1^0 HISTOIRE NATURELLLE

GmeL, Syst. N;it. p. Su?, n. ij. Se trouve dans la mer du Nord.

Néréide pusille , ISereis pus'Uia.

Aplatie ; les pédoncules à filamens articulés.

Gmci. , Syst. Nat, p. Siij. n. 14.

Se trouve dans la mer du Nord.

Néréide fendue, ISereis incisa.

Convexe; les articulations écartées; les pédoncules à filamens simples.

Lycoris incisa, Savign. , Syst. des an^ nélides. p. 33.

Se trouve dans la mer du Nord.

N. aphrodite, ISereis apliroditcs.

Aplatie; les pédoncules à filamens portant des soies.

Lycoris wphrodites , Savign. , Syst. des annélides. p. 53.

Se trouve dans la mer du Nord.

Néréides à houclie en troinoe.

Néréide bleue , ISereis cœrulea.

Unie ; bleue.

Gmel. , Syst. Nat. p. 31 ij. n, 7.

te trouve dans la mer du Kord.

DES NEREIDES. 1^1

Néréide v erte , Ncreis viridis .

Aplatie ; la base des pédoncules lanctolée.

MuUcr , Von Wurm. tab. lo. fig. 16.

Euiaiia viridis , Savign. Syst. des aunélides. p. 45. n. 6. {In nota).

Se trouve dans la mer du Nord.

Néréide tachetée, ISereis macalata.

Convexe; la base des pédoncules en cœur.

MuUer, Von Wurm. tab. 10. fig. 1.

Euiaiia maoïdata , Savign. , Syst. des annélides. p. 45. n. 6. {In nota).

Se trouve dans la mer xlu JVord.

Néréide épaisse , ISereis crassa.

Aplatie; la trompe cylindrique; les pédoncules rouges , portant des soies rameuses.

Mutler , Von Wurm. tab. 12. fig. 1 , 3.

Gnxel. , Syst. Nat. p. 0118. n. 17.

Se trouve dans la mer du Nord.

Néréide stellifère, ISereis stellifera.

Aplatie; la base des pédoncules ovale.

Mnllcr, Zool. Dan. 2. lab. 62. fig. i.5.Encycl. pi. 56. fig. 16, 17,18.

Lapii/ia stellifera , Savignj, Syst. des annélides. p. 45' »• 3. ( In nota ).'

Jte trouve dans la mer du Nord.

ï'^2 IHSrOlRE NÀTURELLL' '

Néréide ponctuée , ISercis punctata.

Légèrement aplatie ; le poil des pédoncules très-long.

M uller :, Zùo\. Dan. a. tab, Ga. fig. 4)5» Encyclop. pi. 5G. fig. 19 , 20.

Cmel. Syst. nat.p. 0118, n. 19.

Se trouve dans la mer du Word.

Néréide blanche , Nereis alba.

Convexe ; le front armé de deux cornes > les pédoncules divisés en deux parties.

Multer , Zool. Dan. 2. tab. 62. fig. 6, 7. Encycl. pi. 56. fig. 21, 22.

Giycera unicornis , Savign. , Syst. des annélides. p. 0-. n. 1.

Se trouve dans les mers du Nord.

Néréide alongée, ISereis longa.

Un peu aplatie ; des mamelons à la base des pédoncules.

Gnicl. Syst. Hat. p. 0119. n. 22.

Se trouve dans la mer du Nord.

N. prismatique, Nereis prismatlca.

Ti'iangulaire ; les pédoncules écartés; les mamelons simples, jiorlantdes soies.

Ainytis 'prismatica , Savign. Syst. des annélides. p. 4^. n. 10. {In nota).

Se trouve dans les mers du Nord.

DES NE 11 El DES. Ij5

Néréide bifronte , NcJ^eis bifrons.

Aplatie ; les mamelons des pédoncules simples , portant des soies , et en dessus des filets , dont le milieu est rameux.

Poiynicc éifrons j Savign. Syst. des annùlides. p. 4^. n. 9. {In nota, ).

Néréide aveugle, JSereis cœca.

Presque ronde ; deux tentacules trèscourtes; les lames des pédoncules doubles et cili(''es.

Jouis cœca , Saviq. , Syst. des annélides. p. 45. n. 5. ( In nota).

8e trouve dans la mer du Nord.

Nér. sans branchies, iV. cbraïicldata.

Cylindrique ; les pédoncules cylindriques courts , avec deux rangées de tubercules allongés de chaque cùlé; les tentacules nulles.

Paiias , Nov. Act. Pétrop. 2. lab. 5. lig. 5.

Gmel. , Syst. Kat. p. 3 120. n. 26.

» Se trouve dans les mers d'Europe.

Néréide lamelligère , N. lainelligcra.

Cylindrique ; la trompe avecquatre jiointes couleur de chair; les pédoncules aplatis, en dessus , en demi-lune , et en dessous en coeur.

PalkiSy JN'ov. Act. Pélrop. 2. tub. 5. fig. u. à 17.

1^4 HISTOIRE NiTHRELLE

PhijUodocc lainoliicjcra , Saviijn. Sy&t. (les annélides. p. 4^.

Se Uouvc dans toutes les mers.

Néréide ciliée , JSercis cUiata.

Aplatie ; la bouche cylindrique , rélractile ; le bord antérieur cilié; point de tentacules.

Muller , Zool. Dan. 3. tab.89. fîg. 1.4. Gmci. Sysl. Nat. p. 0120. n. 28.

Se trouve dans la mer du Nord.

Néréide prolifère, IScreis proliféra.

Aplatie ; les pédoncules en filets ; la tentacule du front solitaire.

Muller , Zool. Dan. 2. tab. aS. lig. 5. 9. Encycl. pi. 56. fig. 12 , i3, i4, i5.

6'«icé. , Syst. Nat. p. 3iao. n. 29.

Se trouve dans la mer du Nord.

D E s rOL\ DORE?. ] ^O

POLYDORE , P ^■vnnn , Bosc.

Corps allongé , articulé , à anneaux numbreux, garnis de chaque côté d'une rangée de houppes de soie , et de mamelons retrac liles , qui portent les branchies à leur base postéiieuie. Queue articulée , nue , termiix'c par une ventouse prenante. Un trou simple, entre deux membranes , pour bouche.

Les néréides, comice il a clé dit à leur article , comprennent des vers dont les uns ont une bouche armée de mâchoires, d'autres une bouche simple, et d'autres une trompe; ce qui indique qu'elles sont dans le cas d'être séparées en plusieurs genres. Si on n'a pas eflectué leur division, c'est, comme on l'a dit, uniquement parce qu'on ne connoît pas assez en détail -les espèces déjà décrites, pour pouvoir assigner leur place avec exactitude.

1^6 HlbTOiilC KATTRELLE

Bosc, pendant son séjour sur les côtes de la Caroline , a observé un ver qui se rapproche beaucoup des néréides de Linnœus et des térébelles de Lawaarck, mais dont la bouche est si , différente des espèces connues , qu'il t a cru devoir en former un genre nouveau , sauf à y réunir par la suite, lorsqu'elles auront été mieux étudiées, les espèces de néréides ou de térébelles qui pourront lui convenir. Il l'a appelé Polydore, nom d'une nymphe de la mer de la suite de INérée. C'est celui dont les caractères viennent d'être rapportés, j

Mais une description absolue de l'espèce sur laquelle il a été formé , et que Bosc a appelée polydore cornue, polydora cornuta, mettra plus en état d'apprécier la valeur de ce genre que tout ce qu'on pourroit en dire.

Tête accompagnée de deux membranes échancrées en devant^ super-

DES POL Y DORE s, I77

posées l'une à l'autre, entre lesquelles est la bouche consistant en un simple trou rond et évasé. La membrane supérieure plus longue , rétrécie en son milieu et portant à sa base quatre petits yeux noirs. Deux tentacules rétractiles , d'un diamètre égal au tiers de celui du corps, £t d'une longueur égale et même supérieure à sa longueur , partent latéralement de la base de ces membranes. Ces tentacules se contournent de toutes manières, et se réduisent par la contraction au tiers ou au quart de la longueur cidessus.

f- Corps aplati; demi transparent, composé par environ vingt-quatre anneaux peu sensibles, mais qui se prononcent fortement sur les côtes où ils sont très-saillans, très-minces et presque cornés. Ces côtes ont en-dessus une houppe de cinq à six poils roides, et en-dessous un pédoncule rétractile

178 niSTOIRE NA-MURELLE

aussi loDi;,, !o!Sî;u'il esl développé, 1 que la largeur du corps. Ce pédoncule porte à son côté postérieur une série de petits mamelons fort rapprochés, vibrans continuellement , et dont le nombre est en raison de l'éloignement de la tête, les derniers en ayant davantage que les premiers; ce sont les branchies. Le cinquième anneau n'a ni houppes ni pédoncules, mais une espèce de nageoire placée en dessous et formée de poils.

Queue articulée, de la longueur des quatre derniers anneaux sans houppes de poils, sans pédoncules, et terminée en un demi-cercle supérieur et musculeux, par lequel l'animal s'attache aux corps solides, en absorbant l'air.

Ce ver, comme les néréides, se cache dans les inégalités des pierres, des bois, des coquillages qui se trouvent dans la mer, et s'}^ fait un léger four*-

DES POL Y DORE s. I79

reau de soie couvert de vase 11 est fort commun dans la rade de Charleston.

Sa grandeur ne va guère au-delà de trois à quatre millimètres.

La fig. ^j, pi 5. le représente trèsgrossî, et la fig. 8, mcjne planclie, représente la bouche vue au dessous et encore plus grossie.

APHRODITE , ApHRODiTA , Linnœus.

Corps ovalé , un peu aplati , subarllculé , ayant de chaque cùté des paquets d'épines ou de soies roides , disposées par rangées entremêlées de poils iuisans , et portant sur le dos deux rangées de branchies en écaille membraneuse , cachées sous un tissu feutré. Bouche terminale , simple ; deux filets près de la bouche.

Ce genre, ici, ne conjprend qu'une partie des espèces de Linnœus , Bruguière en ayant retranché quelques-'

l8o HISTOIRE NATURELLE

uues pour former son genre amphimone.

Lesaphrodites vivent toutes dans la mer, de là vient qu'on est peu instruit de tout ce qui regarde la manière d'être, les fonctions et la génération de ces animaux. On sait, à la vérité , que quelques espèces ont les sexes séparés et sont ovipares; mais on n'a pu découvrir l'issue par laquelle sortent les œufs. On sait de même que les plus grosses se nourrissent de coquillages, dont on trouve quelquefois des fragmens dans leur estomac ; mais on ne peut rien établir de général à cet égard. On soupçonne encore que les petites espèces se nourrissent des liqueurs des autres mollusques par une véritable succion.

Pallas a donné, dans ses mélanges zoologiques , une anatomie assez détaillée de la plus grosse espèce de ce genre, î'aphrodite hérissée; mais cette

DES A PHRODITES. 1 Î5 1

«spèce, au dire de Bruguière, s'éloigne un peu des autres. C'est le plus brillant des Ters qui vivent dans la mer. Quand il est exposé au soleil, l'or, l'azur et le violet, brillent de tout leur éclat sur les poils dont il est couvert.

Les amphitrites, sur-tout celle-ci , sont assez communes dans les mers d'Europe. On les trouve ordinairement parmi lestas de fucus que la mef rejette sur les côtes. Bosc en a vu de grandes quantités, ainsi rejetées, sur la côte d'Espagne; mais toutes étoienf mortes , probablement par l'effet des coups de la vague contre les rocbers On trouve aussi les petites espèces su les fucus , les huîtres et autres coquillages à surface inégale qu'on pGcbe dans les lieux vaseux.

Aphrodite hérissée, Aph. acalcata.

Corps ovale , hérissé de poils piquans. Swamerd. Bib. nat. tab. lo. fig. 8. iG. ! Scba , fig. 1 . tab. 53. fig. 5. tab. 5o. fig. 1,2, Vers I. 16

5.tab. 3.fïg. 7, S.PaUas , Mise. Zool. tab, 7. fig. 1. i3. Encycl. pl.6 fig. 6ài5.

Halithea aculeata y Laniarchy Anim.sans vert., tom. v. p. 307.11. 1.

Se trouve dans les mers d'Europe.

Aph. longue tromi^e,Ap/i. longirostra.

Corps écailleux ; trompe cylindrique, longue , crénelée sur le bord.

Penn. Britis. Zool. tab. 24. fig. 27.

Se trouve dans les mers d'Europe.

Aphrodite ponctuée, Aph. panctala.

Corps oblong ; douze écailles dorsales y ponctuées , et vingt-cinq pieds de chaque côré.

Afhrodita squammata. — Linn. Polias ^ Mise. Zool. tab. 7. fig. i3. A. D. Pcnnant.^ Brit. Zool. tab. 23. fig. 26. Encycl. pi. 6 1 . fig. , 21 à 26.

Poiynoe squammata, Lamarck, Anim. sans, vert. tom. v, p. oog.

Se trouve dans la mer du Nord.

Aph. filandreuse, Aph. fdamentosa^

Corps presque cylindrique et blanc ; dos légèrement aplati ; onze écailles dorsales, et trente-cinq de chaque côté.

Pailas, Mise. Zool. tab. 8. fig. 5, 6.

Se trouve dans la mer du Nord.

DES A P II r. O D 1 T E S. 1 85

Aphrodite Icpidole , Jp/ir. lepidopta.

Corps oblong et comprimé; bande longitudinale sur le dos ; quatorze écailles dorsales , et trente-six pieds de chaque côté.

Basier, Oj)us. tab.4. Cg. A , B, C. Encycl. pi. 6. fîg. 27 à 29.

Gmei. Syst. nat. p. 3 109, n. 6.

Se trouve dans les mers d'Europe.

Ai^hroditerahoteuse, À phrodlta scabra.

Corps légèrement convexe et pointu en arrière ; quinze écailles dorsales raboteuses , et trente-quatre pieds de chaque côté.

Fotynoe scahra; Savicjn. Syst. des annélides, p. 26, n. 4-

Se trauve dans la mer du JNord.

Aphrodite cirreiise, A phroditcL cirrata.

Corps pointu en arrière ; quinze écailles dorsales lisses ; trente-six ou trente-sept pieds de chaque côté

Muiler Von. Wurm. tab. i4. Fab. Faun.

Groenl. tab. 1. fig. 7. Encycl. pi. 61. fig. 17 et

Polynoe cirrata; Savign. Syst. des annélides , p. 26, n. 4-

Se trouve dans la mer du Nord,

Aphrodite pygmée, Aphrodlta minuta.

Corps oblong et verdâtre ; cinquante - six écailles dorsaks , et quarante-huit pieds de chaque côté.

iS'l HISTOIRE NATURELLE

Poiynoc minuta-, Savign. Syst. des annè- Jides , folio 26, n. 7.

Se trouve dans la mer du Nord.

Aphr. scolopendre, Aplir. scolopendra.

Corps long et blanc ; cinquante-fix écailles dorsales , et soixante pieds de chaque cùlé. Se trouve dans la mer du Nord.

Aphrodite ariiiadile Aphr. annadlUo.

Corps oblong, convexe , avec vingt-quatre écailles unies et ponctuées de brun; autant de pieds.

Voyez la planche G, fîg. 1, où elle est repréiientéc grossie du double.

Tèie très-petite , couverte d'une écaille fpresque en cœur; filamens accompagnés de irois soies plus petites qu'eux ; quatre yeux ort peti ts.

Corps ovale , allongé, composé de douze anneaux convexes, couverts chacun de deux écailles en recouvrement, et donnant , de chaque côté , attache à deux paquets d'épines, et à une tuntacule en forme de pied. Les écailles grise:*, tachetées de points bruns.

Anus coi'Tt d'une écaille échancrée , et accompagné de rin^ soies.

Celle espèce a ée décrite et dessinée par Bosc , pendant soi séjour en Caroline. Elle est assez commune dans la baie de Charles- Hon , où elle se cache spus les pierres , dans es trous, et se met en boule , comme les cloportes , aussitôt qu'on la touche. Elle se rapproche de l'aphrodite ponctuée.

DES AMPIIINOMES. I 85

AMPHINOME , AMPHiNom: , Bru<r.

Corps allongé, un peu aplati, articulé, garni de chaque côté de deux rangées de branchies dorsales, nues, en houppe , en écailles , ou en pinnules. Quelques filets simples à l'extrémité antérieure. Bouche sous celte extrémité , sans mandibules ni mâchoires.

Les espèces de ce genre faisoient partie des aphrodites de Linnœus, ou mieux de Pallas , qui en a donné une description très -détaillée. Bruguière, fondé sur la considération des deux rangées de branchies dorsales et ramifiées, les en a séparées etleur a imposé le nom ci-dessus, qui est celui d'une n} inplie de la suite de ïétliys.

Ce genre se rapproche des néréides, mais les espèces qui le composent n'ayant ni écailles sur le dos, ni la bouche bordée de tentacules, ne peuvent être confondues avec elles.

Les ampliiiiomes oui une bouche et \ un anus distinct. La première de ces ouvertures est placée sous le bout antérieur du corps, depuis le troisième JLisqu'au cinquième segmens; la seconde, celle de l'anus, est située posi- i tivement à l'extrémité postérieure.

La première des espèces, l'amphinome chevelue, outre les rapports génériques , en a encore de spécifiques avec l'aphrodite hérissée. Comme cette dernière, elle est couverte de poils , et ces poils sont colorés et brillans. Au reste, toutes les espèces dont il est question ici ayant été décrites sur des individus conservés dans l'esprit de-vin, doivent être regardées, malgré l'exactitude des descriptions de Fallas , comme imparfaitement connues.

Amph, chevelue, Jniphin. capillala.

Corps Irès-vclti; la crête triangulaire et aphiîie ; la queue l'ourchuc. Afhrodila acuiecun^

Dhi AMPHIMOMES. 187

— Linn. Gm. Patins , Mise. ZooL tab. 8. Ijg. i — ii.Encycl. pl.6o. fig. 1 — 7.

Chloeia cajriUata; de Lomarck , Anim.

sans vert. tom. v. p. !Ï29,n. 1.

Foj/ez la fig. 2. pi. 6, qui la représente au quart de sa grandeur naturelle.

Se trouve dans la mer des Indes.

Ainph. caroncule, Ampli, carimcu/ata.

Tète charnue et lamellée obliquement.

ISercis giganlea. — Linn. Séba 2. tab. 81 , fig. '-'. PaUas, J^li^c. Zool. tab. 8. fig. 12 , i5. Encycl. pi. (-0. fig. 6 , 7.

Pleione carxinculala ; de Lamarck , Anim. sans vert. tom. v. p. 35o. n. 2.

Se trouve dans les mers d'Amérique.

Amphin. aplatie, Ampli, complanata.

Corps aplati, atténué vers les deux bouts ; la crête charnue et obtuse.

£roip. Hist. Jamaï. tab. 36. fig. 1. Pailas. Mise. Zoo!, tab. 8. fig. 19 — 26. Encycl. pi. 60. fig. 8,9.

Pleione comflanata ; de Lamarch , Anim.

sans vert. tom. v. p. 53 1. n. 5.

Se trouve dans les mers d'Amérique.

Amph. tétraèdre. Ampli, tetreadra.

Corps quadrangulaire ; les extrémités obtuses; point de crête.

Pailas , Misr. Zool. tab. 8. fig. 4 à 18. Encycl. pi. 61. fig. 1 — 5.

l88 HISTOIRE NATURllLLK

IHeionc tetracdra; de Laitiarck , Aniiu sans vcrl. loin. v. p. 33o. n. i.

Se trouve dîias les mers d'Asie.

ARENICOLE , Areisicola, Lamarck.

Corps cylindrique , annelé , garni extérieurement , dans un»; partie de sa longueur , de spinales éparses et distantes , et de branchies membraneuses et pédicellées. Aucuns filets tentacuiaires près de la bouche.

LiNNJEUs avoiL placé, parmi les lom- | bries, uu ver marin que Pallas a réuni ' depuis aux néréides. Bruguière a suivi l'opinion du Naturaliste suédois; mais Lamarck , éclairé par les observations anatomiques de Ciivier , en a lait un genre particulier. C'est celui dont le caractère vient d'être exposé.

L'arénicole est un ver d'un décimé tre de long, qui se rapproche davantage, par son organisation interne, des

DES ARÉNICOLES. l^-Ç}

néréides que des lombrics. Il creuse, dans les sables du rivage de la mcr([ui sont susceptibles d'être couverts et découverts par les marées, des trous assez profonds, où il se retire poilr échapper à la poursuite de ses ennemis. On le trouve abondamment pendant les chaleurs de la canicule , parce qu'alors il se montre à la surface du sable ; mais, pendant l'hiver, il est très-rare de le rencontrer. Il est composé de trois parties distinctes; la première comprenant les dix premiers anneaux, porte sur le dos des épines penchées vers la tête; la seconde, comprenant les quatorze suivans, porte sur chaque anneau deux paquets de poils, et le reste beaucoup plus menu et presque uni. Le milieu du corps, en dessous, laisse voir un amas interne de grains jaunes , qui peuvent être considérés comme des œufs.

Cet animal sert, pendant l'été, d'ap-

igO HISTOIRE NATURELLE

pût pour prendre les poissons de mer à la ligne, à l'effet de quoi les femmes et les enfans des pêcheurs vont, aux basses marées , munis d'un instrument de fer, le chercher dans le sable où il se tient caché, mais où il se trahit par un petit trou réservé pour l'introduction de l'eau.

Il n'y a qu'une seule espèce dans ce genre. Linnaeus l'a appelée lombric marin, et l'a figurée dans Vlterwgotht.

tab. 5. fig. 6. Pallas l'a appelée néréide lombricoïde, et l'a figurée dans lee ISov. Act. Pctrop. 2. tab. i. fig. 19. L'Encyclopédie a copié cette dernière ligure, pi. 34^ fig' 16. Enfin, La-< marck l'a appelée arénicole des pêcheurs, arenicola piscatonan, probablement à raison de l'utilité qu'en retire cette classe^d'hommes, qui auroit, sans doute, de bonnes observations à ajouter à cet article, mais qui, malheureusement, ne communique que de

DES AMPHITRITES. I9I

vive voix les résultats de son expérience , et qu'on n'est pas à portée de consulter en ce moment.

Voyez pi. 6, fig. 5, où elle est représentée à moitié de sa grandeur naturelle.

*ÂMPHITRITE, AMPinrniTF, Lhinœus.

Corps cylindrique , articulé ou annelé, ayant à son extrémité antérieure des branchies en peigne , ou en panache, ou en pinceaux, ou en filets rameux. Il est garni dans sa longueur, de chaque côté, d'une rangée ce cils simples ou en faisceaux.

MuLLER a, le premier, désigné sous le nom d'amphitrite, des vers marins qui vivent dans des tuyaux d'une substance cornée ou tendineuse, et leur a rapporté des espèces que Linnœus, qui ne connoissoit que leurs tuyaux, avoit rangées parmi les sabelles. Pallas, ensuite, a donné une description^

précise et détaillée, de quelques espèces, qui a mieux fait connoître les vrais caractères du genre. Enfin, Brugiiière est venu après eux, et a éclaÎKé les travaux de ses prédécesseurs. C'est d'après les idées de ce dernier que ce genre a été rédigé.

On est cependant obligé de dire que ce savant , frappé des dilTérences qu'on remarque dans les espèces qu'il rapporte, ne se dissimule pas que ce genre pourra éprouver, par la suite, des changemensutiles;qu'on pourra même en former trois distincts , quand le nombre des espèces, devenu plus considérable , et la précision des descriptions, permettront d'entreprendre sa ré forme. Cemême Naturaliste observe, à cette occasion, que les caractères des genres ne peuvent être aussi rigoureux dans la classe des vers qu'ils le sont dans les autres parties de la zoologie, parce que l'observation des individus

DES A:\1 P ÏI [î*. I TE S. l(p

est plus difficile, que les organes sont très-composés, et qu'on ignore, la plupart du temps, leur nature et leurs fonctions. Aussi faut-il se contenter de caractères plus lâches, dont il résulte des genres plus artificiels que dans aucune autre classe.

Les rapports que les amphitrites paroissent avoir avec les vers testacés, à cause des tuyaux qui les renferment , ne sont qu'apparens. Ces animaux n'y sont point fixés comme les mollusques le sont dans leurs coquilles ; ils peuvent en sortir, et même en construire un nouveau, lorsque le premier est détruit. Ainsi que les coquilles , ce tuyau est formé par juxtaposition, au moyen d'une humeur visqueuse qui transsudc du corps de l'animal et se condense sutles bords; ce qui est indiqué par les stries circulaires des tubes, et par leur diamètre , qui est toujours proportionné au volume de l'animal; mais Vers I. 17

ig4 HISTOIRE NATURELLE

ces tubes sont toujours fixés par la base sur les corps solides, ou enfouis, en partie , dans le sable ; l'animal ne les déplace jamais. Ses organes ne sont propres qu'à faciliter son mouvement dans l'intérieur du tuyau , ou à le soutenir dans le liquide, quand il en sort. Il n'en a point qu'on puisse comparer au pied des testacés , qui leur donne la faculté de ramper, entraînant après eux leur coquille. Les amphitrites ont des rapports plus marqués avec les amphinomes, à raison de leurs branchies extérieures. Elles ont aussi des analogies avec les néréides et les aphrodites ; mais elles diffèrent des unes et des autres par la nature de leurs tuyaux et par la forme des tentacules.

On ignore si les amphitrites sont hermaphrodites, ou bien si elles portent des sexes distincts. On doit à Pallas ' la découverte des ovaires dans l'amphitrite coqnillière, et à Kœnig celle

JJoUi(sqf(i\

1 . L'Aplu'oclite rtriiiadJlle • a . L'Am pliimrjiie cJiovoliic .

5 . I/Avonicolo <^cs p csclioiws ^. v') . () . I/Aiijplii ti'Ko \eii(iMie .

D E s A M PH 1 T i T ES. 1 (jv>

dos œufs dans Fampliitrite cirreusc. 11 est probable que cette organisation est commune à toutes les espèces, ainsi qu'aux néréides, aux amphinomes et aux apbrodiles.

Pallas, qui a fait l'anatomie de plusieurs amphitrites, leur a trouvé un œsophage , un estomac , et trois tubes semblables à des intestins, dont l'un lui paru remplir les fonctionsdu cœur , ou du moins former le principal foyer du système vasculeux.

Bosc, qui a observé une espèce d'amphitrite sur les côtes d'Amérique, a remarqué qu'elle vivoit de petits vers, qu'elle déterminoit à entrer dans sa bouche , par le tourbillon d'eau qu'cxcitoit le mouvement de leurs nombreuses tentacules.

ylniphitrites ai^ec des tentacules.

Amphitrile ventrue, Ampli, ventricosa.

"^ Corps aplati en dessu? , Irès-veulru , anlc-

KISTOÎKE NATÎRELLE

rieurement en dessous ; la huiïche en forme d'onglet; deux branchies deux Fois ramifiées, sous un grand nombre de tenlaculcs inégales. 7'erebcUa ventricosa; de Lauiarck , Anim. sans vert. toin. v. p. 554. "• •^•

Voyez pi. 6. fig. 4, 5 et 6, où elle est représentée en dessus et en dessous très-grossle , et une de ses tentacules laaieuses encore plus grossie.

Bouche en forme d'onglet concave en dessus, rétiactile, entourée inférieurement d'une trentaine de tentacules blanches inégales, derrière lesquelles , c'est-à-dire en de>feOus de la bouche , se trouvent deux branchies rougeàtres rétractiles, qui au milieu de leur longueur , se divisent en trois ou quatre branches très-flexueuses, su bdivisées en grand nombre de petits rameaux également Uexueux.

Point d'yeux.

Corps aplati en dessus , très-ventru en dessous dans la partie antérieure, composé par environ cinquante anneaux ;iccompagnés, de chaque côté , d'un tubercule en iorine d'épine simple.

Longueur, deux à trois centimètres. Largeur, trois millimètres.

Cette espèce est très-voisine de l'amphitrite papilleuse ; elle se trouve très-abondamment dans la rade de Charleston, sur les vieilles coquilles à surface inégale , où elle se l'ait un lourreau , peu solide, avec des débris de végétaux marins ou autres.

Amph. papilleuse. Aux pli. cristata.

Corps presque cylindrique ; deux branchies

DES AMP IIITR J TL <. If);^

ramifiées; des tentacules en grand nombre , six lois plus courtes que le corps.

A/w^/eî-, ZooI.Dan. lab. 70. fig. 1. 4- Encycl. pi. Sj.fig. 1, 2, 5, 4.

Terebelta cristata\ de Lamarck, Animaux sans vert. tom. v. pag. 554. n- 2.

Se trouve dans la mer du Nord.

Amph. coquillière, Ampli, coiicliyiega.

Corps cylindrique et allongé; trois bran chies rouges et ramifiées de chaque côté ; tentacules nombreuses, de longueur inégale.

Kœhler , Act. Holm. tiib. 5. fig. A. PaUas^ Mise. Zool. tab, 5. fig. 14. 22. Encycl, pi. Sj. fig^ 5,6,7,8,9.

Tere'beita conchilcga ; de Lamarck, Anim. sans vert. tom. v. p. 553. n. 1 .

Se trouve dans lesraers d'Europe.

Ainphitrile cirreuse, Amph. clrrata.

Corps cylindrique et rouge, trois branchies, divisées h la base de chaque cùlé ; tentacules moitié plus courtes que le corps.

Millier, Von. Wurm. tab. i5. 3/arlin.

Gesch. dcrnatur. 2. tab. 55. fig. 1, 2.

Tcrcbella cirrata ; Savign. Syst. des annélides, p. 86. n. 3.

Se trouve dans la mer du Nord.

Ainpliilrite (loi'ée, Amph. aaricoma, Tèlc ornée i!e deux houppes dorées, roides

198 HISTOIRE KlTliRELLE

et en éventail ; ilfux branchies en forme de faux , et deux cirres filiformes de chaque côlé.

Muller , Zoo!. Dan. tab. 26. fig. 1 , 6. Encycl.pl. 58. fig. 10, 11 , 12 , i5 , i4 » i5-

Pectinaria ■ùeigica; de Larnarck ^ Anim. sans vert. tom. v. p. 35o. n. i.

Se trouve dans la mer du Nord.

Amph. du Cap , Ampli. Capensis.

Corps cylindrique; tête convexe , ridée et ornée de deux houppes roides, dorées et recourbées ; deux branchies en forme de faux de chaque côlé ; tube corné el fibreux.

Pailas , Mise. Zool. tab. 9. fig. 1 , 3. Ency. pl.57.fig. i3,i4.

PccUnaria cwpcnsîs; de Lamarcli , Anim.

sans vert. p. 55o. n. 2.

Se trouve dans les mers voisines du Cap de Bonne-Espérance.

Amph. Belgique , Amphirite Belgica.

Corps presque cylindrique ; tête tronquée obliquement, concave, et orné de deux houppes dorées et recourbées , deux branchies en forme de faux de chaque côté ; tube arénacé.

PaUas , Mise. Zool. tab. <). fig. 5 à i5. Encycl. pi. 58. fig. 1 à 9.

Pectinaria hcitjica; de Lamarck y Anim.

sans vert, tom, v. p. 55o. n. 1. ,-

Se trouve dans les mers d'Europe.

DES AMPHIJ RITES. !()(}

AmpJiitrlies privées de tentacules.

Ampli, réniforme , Amph. rcniformis.

Deux branchies plumeuses, réunies en forme de rein , support des plumules arqué; tube de la consistance du cuir.

Ululier . Von. Wurm. tab. i6.flg. 1,2,0. Encycl. pi. 58. fig. 18 , 19, 20.

Se trouve dans les mers du Nord.

Ampli, pinceau , Ampldtr. peniccUus.

Deux branchies plumeuses ; supports des plumes: droits et allongés ; tube cendré , et ondulé à la base.

Eiiis. pi. 55, Encycl. pi. Sg. Pallas , Mise. Zool. tab. 10. fig. 1.

Aiiiftiitritc fenicetlus ; de Lamarc/,' , Anim.sans vert. tom. v. p. 556. n. 2.

Se trouve dans la Méditerranée.

Amph. pennacée, Ampldtr. pennacea.

Quatre iiranchies plumeuses au iront ; les jntcrmîdi.:ircs plus grandes.

Arnphitriic cornue. Ampli, rornut.

Deux petites cornes simples horizontales, îSe trouve dans les mers d'Europe.

200 HISTOIRE ^SITIRELLF.

Amph. plumeusc. Ampli, piuiuosa.

Un long cirre de chaque cùtc ; les branchies couvrant la lèle , et les tentacules pé»iiformes.

A mfhitrite 'plumosa ; Savign. Syst. des annélides. p. 91. {In nota.)

Se trouve dan» la mer du Nord.

SERPULE , SjïRPUf.À, Liiinœas.

Corps cylindrique, atténue postérieurement, ayant à son esîrémlté antérieure deux fiiisceaux de filets plumeux , ou une rangée circulaire de filamens pennacés , constituant ses branchies. Trompe en massue, tronquée, pédicellée, sortant entre les branchies. Tuyau calcaire , solide , fixé sur les rochers, ou diversement entortillé.

Les serpules avoient été placées par tous les Coijchyliologistes parmi les coquilles, et en eiVet leur tuyau est de même nature. Mais Lamarck , fondé sur la forme de l'animal, les a portéesparmi les vers dans le voisinage des

DES SERPlîLES. 2(>1

amphitrites , avec lesquelles elles ont beaucoup de îapports. Avant cet utile redressement , Bruguière , Daudin , et Lamarck lui - même , avoient déjà formé avec le serpala pennls et le serpida anguina de Linnseus , deux nouveaux genres sous le nom d'arrosQir et de silicaire, qui sont restés, faute de connoitre leurs animaux, parmi les coquilles, ainsi qu'on l'a vu à leur article.

Outre ces soustractions du genre serpule de Linnœus, il faut encore en ôter les spirorbes, que Daudin, Bosc et Lamarck, ont reconnues devoir former un genre distinct, comme on le verra ci-après.

Le genre serpuie ne restera donc composé certainement, que de deux espèces de Linnccus dont les animaux sont connus, et de deux espèces nouvelles rapportées par Bosc ; mais on croit devoir leur réunir , provisoire-

302 HîSTOmi: NATÏ'RELLE

ment, toutes les espèces anciennes dont la coquille seule est connue. On y réunira également les vermets de Daudin (i), qui diffèrent beaucoup des vermets d'Adam, et se rapprochent infiniment de la serpule hexagone de Bosc, qui est certainement une serpule.

Les serpules se trouvent dans toutes les mers. Plusieurs ont leur test fixé seulement parleur extrémité; d'autres sont entièrement couchées et attachées sur les coquilles et autres corps durs; d'autres enfin sont renfermées dans les éponges, les fucus et autres corps analogues. Quelques espèces vivent en familles nombreuses , entrelacées les unes avec les autres; mais la plu-

(i) Voyez rinlcMcssaiit recueil (ic ses Mémoires sur les mollusques , les vers et les zoophites ; chez F%tcfi. (Paris, 1800. ) , page.-

DES S E R P Jî L E S. 20J

part paroissent être des animaux solitaires.

L'animal des serpules varie. Tantôt les branchies sont réunies en deux faisceaux opposés, composés d'un plus ou moins grand nombre de plumuies; tantôt elles sont isolées, et embrassent le contour entier de l'ouverture du tuyau. Mais, dans ces deux cas, il sort de leur centre une masse pyritbrme longuement pédicellée, dont le pédicule est susceptibled'allongementetde contraction. Cette masse est tronquée à son sommet, et de ses bords naissent un plus ou moins grand nombre de tentacules courtes, contractiles, au centre desquelles est, sans doute, la bouche ; elle a été fort justement appelée trompe par Lamarck , quoiqu'elle ne remplisse pas complètement les fonctions que ce nom suppose. Cuvier l'a mal à propos confondue avec l'opercule, dont elle ne remplit pas

l'objet ; car quelques espèces, dont une a été rapportée par Bosc, en ont un distinct. Lorsque l'animal des serpules se croit hors de danger, il fait sortir sa trompe , et développe ses branchies de la manière dont on le voit pi. 7 et dans Dargenville Zoomorph.

pi. 1 fig. [\. Alors il fait vibrer continuellement les tentacules qui sont à l'extrémité de sa trompe, et absorbe, par leur moyen, les petits animaux dont il se nourrit. Bosc a souvent observé leur manœuvre sans pouvoir s'assurer de la nature des objets qu'ils saisissoient, et il est porté à croire que ce sont principalement des polypes infusoires.

La description détaillée des deux espèces nouvelles que ce Naturaliste a rapportées des côtes de l'Amérique, suppléera à ce qui manque à cet article.

On trouve souvent des serpulcs fos-

JJoUiu'i'qiu'S

J)e^<eve det

Page 1