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LA CYANÉE BELLE , CYANEA CALIPAREA

Reyn. in Cent. zool. de Lesson, p. 67, pl. 20. — Chrysaora Reynodii, Brandt, AC., p. 25.

Ombrelle arrondi, convexiule, festonné au pourtour, jaune terre d'Égypte, rayonné de vaisseaux hyalin-bleuâtre aboutissant aux nombreux tentacules marginaux ; le rebord marron; quatre ouvertures ; quatre bras extraordinairement longs et couverts de franges filamenteuses.

Habite la rade de Pondichéry.

Celte cyanée est décrite en ces termes, p. 67 de ma Centurie z00logique : « Cette méduse, extraordinairement commuañe en certains temps de l’année dans la rade de Pondichéry, est remarquable par la longueur des tentacules brachiaux , qui ont jusqu’à trois brasses.

« L’ombrelle est demi-sphérique, convexe, rabattu sur ses bords, qui sont régulièrement festonnés. Sa surface sur son pôle est entourée

ù MÉDUSAIRES. 389 de deux cercles, qui donnent naissance à des lignes régulières , hyalines, qui s’irradient sur le pourtour et se rendent à l’'échancrure des festons et à la base des tentacules du cercle de l’ombrelle. Ceux-ci, allongés, arrondis, sont de couleur hyaline, tandis que la surface de l’ombrelle est d’un jaune terre d'Egypte assez vif, fortement teinté de marron sur le rebord, et les ovaires d’un jaune serin, reflétant jeur nuance à travers Îes parois de la masse charnue.

« Les bras sont au nombre de quatre, et séparés par quatre ouvertures. Ils sont disposés en croix, et se joignent de manière à laisser libre l'ouverture centrale. Ces bras ne tardent pas à se couvrir d’un lacis inextricable de filaments très-longs et gros, qui s’enlacent et se réunissent pour former un paquet de plus de 5 pieds de longueur, lorsque l’ombrelle n’a que 16 pouces de diamètre. Ces tentacules brachiaux sont jaunes, ponctués de marron.

« Cette méduse , dont les mouvements sont lents et les contractions peu énergiques, possède à un haut degré des qualités vénéneuses. Elle occasionne une douleur vive et persistante sur la peau qui a élé soumise à son contact, et produit la sensation d’une vive brülure. Les terntacules retiennent fréquemment des poissons enlacés dans leurs replis. La chair de cette médusaire est peu consistante, peu dense, et ses diverses parties se brisent avec rapidité au moindre contact. »

189. LA CYANÉE AUX BEAUX CHEVEUX, cyYANEA PLOCAMIA. Lesson, Cog., pl. 12, fig. 1 et2, p. 116.

Ombrelle arrondi, évasé au bord, qui est festonné; quatre ovaires cruciés ; ouvertures latérales ; quatre bras garnis d’un lacis entortillé de franges imitant un mésentère ; ombrelle en dessus, hyalin, avec des sacs obiongs bifurqués , jaune-rouille ; les tentacules rouge-carmin et les brashyalins. Le jeune âge de cette espèce n’a que des doubles lignes fauves.

Habite l’Océan Pacifique, sur les côtes du Pérou.

Nous avons décrit cette méduse en ces termes (Zoo! Coquille, p. 116) : « Cette cyanée s’offrit à notre examen par les 13° de lat, S., et les 79° de long. occidentale dans l’Océan Pacifique, sur les côtes du Pérou. Nous la retrouvämes ensuite à Payta et à Sangallan, où elle couvrait la mer, tant les individus se pressaient dans certains espaces.

« Dans son jeune âge, cetie méduse (fig. 1) a son ombrelle hémisphérique, lisse, à pourtour marqué par un canal très-transparent, sous lequel se dessinent de trente à trente-deux festons arrondis, peu séparés et finement frangés sur leur rebord. Dans l’intervaile de chaque feston est attaché un tentacule cylindrique , simple , pointu au sommet, médiocre, d’un jaune d’or à sa naissance, puis d’un beau rouge dans le reste de son étendue.

« L’ombrelle est d’un blanc de cristal translucide , que relèvent deux traits jaune d’ocre, libres au pourtour et unis à un demi-anneau vers la calotte de l'ombrelle , qu’ils ne dépassent point. Dans leur intervalle se dessinent des lignes blanches perpendiculaires. Au dedans de ia voûte de celle-ci apparait une croix de Malte, à branches arrondies et légèrement teintée en rouille.

« Le corps est court, tronçonné, de ce à piliers musculeux. A sa troncature s'ouvre la bouche, qui est médiane, terminale et de forme quadrilatère. Quatre ouvertures étroites , oblongues occupent latéralement les parois de ce même corps, qui, au niveau de la bouche, donne naissance à quatre bras allongés et qui ont jusqu’à 2 pieds de long, mésentlériformes, c’est-à-dire composés d’une membrane plissée, divisée à l'infini en membranes plus petites, arrondies, plissées cent fois sur elles-mêmes, et dont le rebord est strié et porte le réseau pulmopaire. Ces bras sont d’une hyalanéité parfaite, excepté les franges, qui, sur le rebord, sont nuancées de jaune peu décidé.

« Cette méduse nage couchée horizontalement et possède une grande vitalité. Nous en renconirâämes, le 23 février 1823, prés de l’ile Sangallan , à trois lieues de la côte du Pérou, par 13 degrés de lat. S., des millions d'individus, nageant pressés les uns à côté des autres, et tous ayant l’ombrelle dirigé au nord et les bras au sud. La mer alors était parfaitement calme et sereine.

« Dans l’âge adulte (fig. 2), cette espèce a la calotte de son ombrelle plus convexe, colorée en jaune-rouille assez intense, et le parenchyme de l’ombreile lui-même est ponctué de taches faibles de jaune acreux. Enfin , les traits vasculaires forment un encadrement oblong, à bords jaune-brun, à intérieur jaune ferrugineux pâle, ponctué; de plus, foncé et divisé en fourche sur le pourtour dentelé, qui reste blanc de cristal.

« Les vieux individus se trouvaient mêlés aux jeunes, et ont cela d’intéressant de prouver que les couleurs des méduses varient suivant des influences encore complétement inconnues, soit qu’elles tiennent à l’âge, au sexe, aux saisons, à la climature ou à certains parages. Nous retrouyâmes la cyanée de la figure n° 2, à Payta, au nord de Lima ; mais cet endroit ne nous offrit aucun jeune individu. »

Là

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