‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 217 sur 328 · LA CHRYSAORE HEPTANÈME ; CHRYSACRA HEPTANEMA · texte numérisé non relu

LA CHRYSAORE HEPTANÈME ; CHRYSACRA HEPTANEMA

Péron , Méd., esp. 119. — Eschsch., 4c., p. 83. (Même phrase que Lamarck.) — Cyanea heptanema, Lamarck, IE, 521, esp. 15 : Orbicularis, hyalino-albida ; centro circulifero, extus lineis fusco-rufis radiato ; tentaculis septem tenuissimis. — Rosener rotzfisch, Mertens, Voy. Spitzb., 251 (1671).

Ombrelle orbiculaire, d’un blanc-hyalin, ayant son centre entouré d’un cercle, en dehors duquel rayonnent trente-deux lignes brunroussâtre, qui forment seize angles à son pourtour; 32? taches au rebord ; tentacules au nombre de sept, très-grêles et bruns.

Habite les mers du Nord.

Mertens (Recueil des Foy. au Nord, 1716, in-12, p. 199) décrit, sous le nom de poisson glaireux qui a la figure d’une rose, cette méduse en ces termes : « Ce poisson glaireux est aussi rond qu'un cercle, mais dans sa circonférence et entre ses doubles raies, il est un peu dentelé. Chaque rayon part du centre du corps, et il y en a scize ; mais ils se divisent en deux branches dans l’endrois où ils se serrent un peu plus. Le corps est blanc et transparent, se ferme el s'ouvre comine il le veut ; mais les rayons sont d’un rouge brun. Au bout de ces rayons, vers Ja circonférence extérieure, il y a diverses taches au nombre de trente-deux. Dans ie milieu de cette assiette , il y a un petit cercle, et c’est de la circonférenee de ce petit cercle que partent les rayons dont je viens de parler. En dedans, il est creux, et peut être que ce creux est le ventre , puisque jy trouvai deux ou trois petites chevreltes. I y a sept petits fils bruns et semblables à de la soie filée. 11 me semble qu’il pouvait peser une demi-livre, et il avait environ un demi-pan de longueur. Nous primes de cette sorte d’insecte aux environ de Hitiand. On pourrait, à cause de sa figure , l’appeler véritablement une asstelle, ou un poisson glaireux en forme de rose. J’ai oui dire que la couleur des maquereaux ne vient que de ce qu’ils sucent ces insectes ; mais je n’assurerai rien jusqu’à ce que j'en aie fait quelque expérience. On voit autant de ces trois premières espèces de sed-qualms dans la mer du Nord, que d’atomes en l'air ; mais on en trouve peu aux environs de Sen

« Je ne les ai jamais vus nager au-dessus de l’eau que dans un {temps calme ; dans un gros temps ils vont au fond. »

210. CHRYSAORE DE GAUDICHAUD , CHRYSAORA GAUDICHAUDII. Lesson, Zoo!. Coq., pl. 13, fig. 1, p. 114.

Ombrelle hémisphérique, lisse, ayant à son pourtour douze grands festons et douze petits, et douze faisceaux de cirrhes ; pédoncule évasé, perforé au milieu, donnant attache à quatre larges bras foliacés ; couleur jaune hyaline ; tentacules rouge-vineux clair.

Habite les côtes des îles Malouines.

Cette espèce est décrite, dans la partie zoologique du Z’oyage de la Coquille, en ces termes : « Cette méduse, peinte de grandeur naturelle , est de consistance gélatineuse , assez ferme. La contractililé de son ombrelle est énergique, et son nager est toujours oblique, €’està-dire l’ombrelle en avant, pressant l’eau par son rebord, et trainant derriére elle les quatre larges divisions foliacées et respiratoires qui terminent son pédoncule. Sa coloration est d’un blanc teinté généralement de rouille, et ses conduits vasculaires apparaissent de nuance roux-fauve trés-prononcé, tandis que les tentacules ombrellaires sont marron. |

« C’est dans la baie de la Soledad, aux îles Malouines, qu’on rencontre cette méduse en nombreux essaims, dont les individus s'avançaient jusque par les hautes latitudes du cap Horn, et même par 55 degrés de latitude australe.

« Son ombrelle forme une demi-sphère régulière, très-lisse, parfaitement convexe. Une calotte arrondie en forme la voûte. Du cercle qui la circonscrit partent des lignes verticales régulièrement espacées, qui se rendent au rebord de l’ombrelle. Ces lignes sont des vaisseaux assez larges, colorés en rouge-brun , ayant deux quartelles, séparées ellesmêmes à leur milieu par une jigne plus pâle, où viennent aboutir des lignes obliques , rangées sur la ligne moyenne comme les barbes d’une plume sur leur rachis. Douze très-grands festons réguliers, intersectés par douze très-petits, forment le rebord festonné de l’ombrelle. Du sommet de ces douze lobes partent douze faisceaux de tentacuies trèslongs, trés-simplies, capillacés, faisceaux larges à leur base et qui diminuent successivement, de manière à devenir capillacés à leur extrémité, et leur longueur dépassant 30 pouces. Leur couleur est rougevineux Clair, tirant au fauve-jaunâtre. Le pédoncule ou corps est large, évasé, ouvert au milieu par une bouche quadrilatère, renforcée par des piliers qui donnent attache à quatre larges divisions membranacées, blanchâtres, foliolées , pointues à leur sommet , à limbe plane et strié, et seulement à petits vaisseaux aériens courts, rougeâtres, entortiliés et peu apparents sur leurs bords. Quatre grandes ouvertures latérales, entourées de membranes minces, striées et renforcées par des épaississements du pédoncule, surmontent l’ouverture médiane et inférieure. »

MÉDUSAIRES. X01

211. LA CHRYSAORE DE BLOSSEVILLE, CHRYSAORA BLOSSEVILLIL. Lesson, Zool. Cog., pl. 13, fig. 2, p. 115.

Ombrelle hémisphérique , à pourtour ayant un double rang de festons, lisse, blanc teinté de jaune-paille, tacheté de ferrugineux, ayant vingt-quatre tentacules ; pédoncule perforé, gros, terminé par quatre bras foliolaires fauve-ferrugineux.

Habite les côtes de l’île de Sainte-Catherine, au Brésil,

Nous avons décrit cette espèce en ces termes : « Cette méduse est représentée de grandeur naturelle ; son ombrelle est subhémisphérique, à pourtour garni d’une première rangée de festons arrondis, surmontés d’une deuxième rangée de festons oblongs , nombreux et arrondis à leur extrémité libre. Sa surface est lisse, d’un blanc légèrement teinté de jaune-paille et est couverte de taches ferrugineuses petites et semées sur toute la surface de l’ombrelle. Vingt-quatre tentacules environ partent de chaque groupe de deux festons du rebord ombrellaire, et naissent en dedans aux angles des lobes arrondis de la première rangée. A l’intérieur de l’ombrelle et à sa partie moyenne, se dessinent des cordonnets entortillés ef recourbés sur eux-mêmes de vaisseaux ou de conduits ovariés.

« Le corps est de forme tronçonnée , court, gros, épais, et présente sur ses côtés quatre ouvertures oblongues, ouvertes, solidifiées par des piliers charnus. Sa bouche est terminale, médiane, assez grande et abritée par quatre bras foliolaires , allongés , terminés en pointe et qui forment les quatre divisions du corps. Ges bras ont une ligne médiane irés-marquée, où viennent se rendre les ondulations et les sortes de crispures ou franges pulmonaires qui couvrent leur limbe aplali. Leur couleur est un fauve-ferrugineux trés-clair, tandis que les vaisseaux sont colorés en jaune d’ocre très-intense.

« Nous rencontrâmes cette méduse, en octobre 1822, à l’entrée de la baïe de Sainte-Catherine, sur la côte du Brésil méridional, et elle y est commune. »

212, LA CHRYSAORE DE REYNAUD, cHRYSAORA REYNAUDIL, Rhizostoma fulgida, Reyn. et Lesson, Cent., pl. 25.

Ombrelle hémisphérique, à pourtour dentelé, ayant seize tentacules ? pédoncule court, conique, terminé par quatre très-longs bras foliacés et épais; rose-vineux et bras rouge violacé.

Habite False-Bay, au cap de Bonne-Espérance.

Cette méduse, dont l’ombrelle a jusqu’à 20 pouces de diamètre, est excessivement commune dans la rade de False-Bay, au cap de Bonne-Espérance, où les vents du large en jettent en quelques heures des milliers d'individus sur les plages que la marée descendante abandonne. Les tentacules du pourtour de l’ombrelle et des bras ne sont

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point vénéneux, ou du moins ne possèdent aucun indice de cette propriété urente qui caractérise ces mêmes organes chez beaucoup d’autres espèces.

L’ombrelle est hémisphérique, convexe, terminé en rebord dentelé, muni de seize tentacules cylindriques, arrondis, médiocres, dans l'intervalle desquels apparaît un petit tentacule mou et très-court. Les quatre cavités de la partie inférieure du corps offrent quatre ouvertures libres, séparées par des cloisons très-minces et au centre desquelles se trouvaient des corps giobuleux de couleur carminée et qui pourraient bien être des ovaires. A la naissance des tentacules de l’ombrelle se trouve en dessous un faisceau de fibres qui naissent à la base des bras et qui jouissent de mouvements puissants de contractilité. Ces fibres, en approchant du feston marginal de l’ombrelle, se divisent en cinq rameaux, dont le mitoyen se continue dans les tentacules, et les latéraux se perdent à sa naissance.

Les bras ont jusqu’à 4 et 5 pieds de longueur ; ils sont au nombre de quatre, dont la base forme par ses insertions les piliers des quatre ouvertures des ovaires.

Cette méduse a son ombrelle sillonné de côtes colorées en rougebrun, tandis que le fond de l’ombrelle est rose-vineux ; les bras ont une teinte rouge-violâtre , nuancée de rouge-brun foncé.

213. LA CHRYSAORE OEILLÉE, CHRYSAORA OCULATA , Less., Prod., 207.

(PI. 4, fig. 1.)

Ombrelle hémisphérique, à pourtour festonné ; chaque feston marqué d’un point discolore ; tentacules capillacés nombreux; couleur jauneserin, à points jaune-orangé et à rebord œæillé de noir.

Habite l'Océan Atlantique.

214. LA CHRYSAORE HELVOLE, CHRYSAORA ( POLYBOSTRICHA ) HELVOLA.

Brandi, Mém. Pétersb., IV, 384, pl. 15. — Cluysaora fuscescens, Brandt ; AC., p. 27.

Ombrelle disciforme d’un brunâtre clair, ayant au rebord du limbe trente-deux dents crénelées , d’un diamètre de deux pouces et demi ; vingt-quatre tentacules très-longs et colorés comme les bras, mais avec une nuance plus foncée.

Habite l'Océan Pacifique, entre l’île Sitcha et les îles Aléoutiennes et Kourdes.

Brandt, p. 27, en parle ainsi : « Corporis pallide fuscescentis, disci- « formis, limbo lobis 32 marginibus crenulatis instructi, diameter 2 1/2 « pollicum et ultra. Tentacula 24 longissima et brachia corpori conco- « lora , sed paulo obscuriora.

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« In Oceano inter insulam Sitcham et insulas Aleuticas.»

Cetie méduse a de 3 à 5 pouces de diamètre ; son ombrelle, fort convexe, est festonné sur les bords; elle est colorée en jaune-rouille, avec des taches blanches concentriques ; ses tentacules sont gros, vermicalés, rouge-ferrugineux ; bras longs, frangés sur les bords, qui sont sinuolés avec une ligne ferrugineuse plus foncée au centre.

215. LA CHRYSAORE NOIRE, CHRYSAORA (POLYBOSTRICHA) MELANASTER. |

Brandt, ÀC., p. 27; Mém. Pétersb., 1. IV, p. 385, pl. 16 et 17.

Ombrelle discoïde, subcampanulé, ayant 1 pied de diamétre; le rebord du disque a trente-deux lobes divisés et spatuliformes ; les bras sont très-larges à leur base, sinués sur les bords ; les vingt-quatre tentacules du pourtour sont beaucoup plus courts que le disque ; leur coloration , ainsi que celle des bras, tire au bleuâtre; la voûte de l’ombrelle a trente-deux laches longitudinales brunâtres, alternativement plus courtes et plus longues ; la concavité de l'ombrelle présente seize rayons noirâtres ou noirs.

Habite le golfe d’Awatscha , sur la côte du Kamschatka.

Brandt, p. 27, l’a décrite ainsi : « Corpus subcampanulato-discoideum, « latitudinis diametro pedali, Margo in lobos 32 spathulatos divisus. « Brachia basi latissima, marginibus sinuatis. Tentaculata 24 disco « multo breviora. Disci brachiorum et tentaculorum color vix subcæ- « rulescens. In convexa disci facie maculæ longitudinales 32 fusces- « centes, alternatim longiores, in concava disci facie radii 16 nigri- « cantes vel nigri.

« In sinu Awatschaënsi oræ Camtschaticæ.

« Chrysaora melanaster magnam quidem affinitatem primo intuitu « cum chrysaora hysoscella (Eschsch., Syst. d. Acal., p. 79) habere « videtur, sed magnitudine duplo majore, brachiis, basi præsertim, « multo latioribus, margine sinualis, nec non disci lobis marginalibus « spathulatis admodum diversa reperitur. »

216. LA CHRYSAORE À BRAS ROUGES, CHRYSAORA CRUENTATA, Less., Prod., 210.

Ombreille hémisphérique, blanchätre, ponctué de rose, à membrane du pourtour large, blanche, festonnée et à rebord des festons pourpres ; ovaire rouge de sang, en cercle coupé par une croix; quatre bras foliacés, rouges; seize tentacules environ, plus longs que les bras, rouges.

De la collection des dessins de la Chevreile, faits par le docteur Reynaud.

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2e TRIBU. LES RHIZOSTOMIDÉES OÙ LES MÉDUSES POLYSTOMES.

Ombrelle donnant naissance en dessous à un pédoncule saillant, sans bouche au milieu, se divisant à son extrémité en quatre ou huit bras garnis de franges sur leurs bords, et de suçoirs nombreux conduisant par des vaisseaux fins et entortillés à l’estomac. Quatre cavités respiratoires ouvertes sous le disque inférieur.

69e cENRE. OCYROË , OCYROE.

Péron , de Blainv. — Cassiopea, Lamk.

Ombrelle hémisphérique, festonné à la circoniérence, sans tentacules , convexe en dessus, ayant en dessous une excavation présentant quatre ouvertures (quatre bouches, Péron) semilunaires, à demi fermées par l’attache de quatre bras simples réunis au centre en un prolongement court et polyédrique. Quatre ovaires en croix.

Péron caractérise ainsi ce genre : « Quatre bouches, quatre ovaires disposés en forme de croix; quatre bras simples confondus à leur base. »

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