‹ Histoire naturelle des zoophytesChapitre 249 sur 328 · LA CUBOIDE VITRÉE , CUPOIDES VITREUS · texte numérisé non relu

LA CUBOIDE VITRÉE , CUPOIDES VITREUS

Quoy ct Gaim., Ann. Se. nat., 1827, t. X, pl.2,€, fig. 1 à 3. — De Blainv., pl. 4, fig. 6. — Griff., An. Kingd., pl. 5, fig. 10, — Cymba cuboides, Eschsch., Acal., p. 135. — Isis, XXI, 336, pl. 3. — Worterb., pl. 76. — Diphyes cuboidea, Quoy et Gaim., Asérol., pl. 5, fig. 7 à 11: Partibus maxime inæqualibus, perlucidis ; anteriore cubica, posteriore minima, pyramidali : apertura margine quinquedentata.

MM. Quoy et Gaimard ont étudié de nouveau, dans la partie zoologique du 7’oyage de l Astrolabe, cette espèce de diphye qu’ils avaient déjà décrite dans les Annales des Sciences naturelles. Cet acalèphe a cela de remarquable que, le corps recevant ou antérieur (le nucléal) est plus développé de beaucoup que le corps reçu où postérieur { le natateur), d’où l’on peut déduire la lenteur de ses mouvements. Il est exactement cubique, en forme de dé, transparent comme du cristal, et d’une résistance cartilagineuse au sortir de l’eau. Les quatre angles sont saillants et les six faces un peu rentrées. L’une d’elles présente un

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trou en entonnoir, d’où sortent des suçoirs blancs et des ovaires jaunes; elle est de plus avoisinée par deux petites cavités, dont une s'ouvre au dehors.

La seconde partie de l'animal est très-petite, pyramidalc, coupée obliquement dans son extrémité engainante , offrant à l’autre extrémité cinq denticules qui entourent une cavité assez profonde, du fond de laquelle part un canal qui va communiquer avec le cube. Il est probable même qu’il doit exister un conduit latéral, erénelé, pour le passage des ovaires, comme dans queiques-unes des espèces précédentes, ce que la petitesse de ce corps n’a pas permis de constater.

Les mouvements de cette diphye sont extrêmement obscurs. Les auteurs de sa découverte n’ont vu qu’une seule fois l'ouverture buccale de la partie postérieure se contracter.

On devra sans doute regarder comme use variété un individu dont le petit corps, au lieu d’avoir ies bords de son ouverture denticulés, les a quadrilatères. La frange en spirale qui le contourne est probablement le canal mentionné ci-dessus. Ici la cavité creusée dans le cube a ses bords denteclés, et la chaîne des suçoirs, au lieu d’être ramassée au fond de la cavité, est plus développée.

Cet acalèphe demanderait un nouvel examen. Il habite dans le détroit de Gibraltar.

4e Sous-GENRE. CUCUBALE, CUCUBAEUS.

Quoy et{raim., Ms. — De Blainv., Man.— Diphyes, Quoy et Gaim.

Corps pourvu d’un grand suçoir proboscidiforme exsertile, avec une grappe d’ovaires à sa base, logé dans une large excavation unique d’un organe natateur, antérieur, cordiforme, recevant aussi le postérieur, également cordiforme, et creusé d’une cavité à orifice postérieur et ovalaire (de Blainville).

Le petit sous-genre cucubalus, qui appartient plutôt comme section que comme genre aux diphydes , dont la partie antérieure n’a qu’une seule cavité, ne comprend qu’une espèce fort remarquable par la forme en cœur de ses pièces natatrices. C’est un acalèphe à nucléus peu enfoncé dans la partie antérieure du corps qui n’a qu’une cavité assez grande, et l'organe natateur y adhère par une pointe assez aiguë qui-s’y enfonce. L’estomac forme un prolongement assez long, dilatable, et terminé par

une bouche en ampoule; à sa base sont des paquets d’ovaires médiocres.

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