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LE SARCOCONE FOLIACÉ » SARCOCONUS FOLIACEUS , Less

Stephanomia foliacca , Quoy et Gaim., Astrol., pl. 3, fig. 8-12 : Stephanomia , elongata, cylindracea ; appendicibus foliaceis, ovalibus; medio appendiculalis; tentlaculis contortis, albis et rubris; haustellis campanulatis.

Cette espèce n’est connue que par la description de MM. Quoy et Gaimard.

Elle est susceptible d’atteindre une grande longueur, si on en juge par la quantité de débris séparés qu’ils trouvèrent en même temps que des individus presque entiers. On ne lui a pas vu de vessie hydrostatique. Les appendices ressemblent à des feuilles ovalaires légèrement bombées en dehors, munis d’une languette triangulaire en dedans, à l’aide de lagaclle ces corps se fixent sur leur axe. Ce mode d'union est facilité par un tube court, qui est quelquefois garni de vrilles et de faux suçoirs. Ces folioles se recouvrent en partie les unes et les autres. Elles n’ont pas toutes la même forme. Quelques-unes sont plus courtes ou plus élargies , et ont leur languette déviée d’un côté ou de l’autre, pour s’accommoder à la forme générale. Cette disposition n’est point seulement propre à cette espèce, elle existe également pour tous les sarcocônes.

La tige est chargée de vrilles rouges et blanches, de corps cylindriques qui ressemblent à des suçoirs, bien qu’ils n’aient pas d'ouvertures ; enfin de longues campanules pédiculées , comme articulées dans leur point d'insertion , laissant sortir de leur ouverture tronquée une sorte de petit battant. On remarquait, à l’extrémité supérieure de l'axe, un gros et long suçoir creux à extrémité rebordée cn trompette et difiérent des autres.

Cet acaléphe provient de ia partie nord de la Nouvelle-Guinée.

S 3. Incertæ sedhs.

Pour être conséquents aux principes qui nous ont porté à créer la famille des pléthosomes, nous plaçons ici le genre bizarre créé par M. Sars sous le nom de strobila. Il en a été longuement question à la page 350, lorsque nous avons parlé de la medusa capillata, et nous avons donné la théorie de l’auteur ; nous n’y reviendrons pas. Nous nous bornerons ici à classer zoologiquement ce genre STROBILA de Sars, en attendant ‘le nouvelles lumières sur la place que cet être ambigu doit occu-

POLYTOMES. 481 per, car nous ne croyons pas qu’il soit le jeune âge d’une médusaire. (Voyez loc. citato. )

8° GENRE. STROBILE, STROBILA.

Sars, Beskr. 0q Jagltag., p. 16.

Animal polypiforme dans le premier âge, cylindrique, atténué dans le bas, fixé ; bouche saillante, tubuleuse , entourée d’une rangée de tentacules filiformes. Plus âgé, se séparant en plusieurs parties égales, donnant naissance à autant d’animaux acalèphes distincts. Animaux superposés les uns aux autres, en rangée verticale, et se détachant successivement, d’abord par les plus supérieurs et puis par les plus inférieurs; et lorsqu'ils sont libres, ayant la forme d’un disque radié à ses bords, à bouche tubuleuse, à quatre angles.

M. Sars caractérise en ces termes son genre strobila : « Animal « prima ætate polypiforme, cylindricum, inferne attenuatum, « basi affixum, ore prominente tubuloso tentaculis filiformibus «uniserialibus circumdato; deinde rugis transversalibus sese «dividens in multas partes æquales, quæ tandem animalia «evadunt ({e classe acalepharum ). Hæc animalia quorum alterum « sua superficie superiore in alterius inferiore est superpositum , «ita ut seriem forment perpendicularem, sensim se diripiunt «(primum superiora, deinde gradatim inferiora ) à trunco « communi. Animal liberum disci formam refert, margine radiata ; «ore tubuloso tetragono. » |

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