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LA VÉLELLE INDIENNE, VELELLA INDICA

Eschsch., 4c., p.175, n° 9, pl. 15, fig. 5 : V. limbo testæ maximo, inciso, cœ= ruleo,ferrugineo-punctalo, testa immaculata, membrana f'errugineo-punctata obducta ; tentaculis cœruleis. — Dujardin, Lamarck, 2° éd., II, 98.

Limbe festonné à ses bords; bleu, ponctué de ferrugineux ; test trèspelit, unicolore, revêtu d’une membrane ponctuée de ferrugineux ; tentacules bleus.

Habite la mer des Indes, par 30 à 34° de latitude. Elle a 18 lignes de longueur.

2e GENRE. RATAIRE, RATARIA.

Eschsch., 4c., p. 166 (1829). — Dujardin, Lamarck, 2° édit. ( 1840), III, 96.

Sac stomacal ventru, lagéniforme , perforé et rétréci au sommet; sucoirs proboscidiformes, peu nombreux, placés sur le rebord du test, qui est comprimé, élevé, surmonté d’une crête membraneuse, disposée longitudinalement sur le limbe.

Ce petit genre est fort remarquable, puisqu'il établit le passage de la famille des vélelles avec celle des méduses , et même avec quelques porpites. Eschscholiz le définit ainsi : Corpus supra cristalum ; testa compressa elevata,membrana musculosa cristat«, tesitæ longitudinaliter impositæ.

Tabuli suctorü marginales.

« Corps muni d’une crête en dessus; test comprimé, élevé, avec une membrane musculeuse en forme de crête située longitudinalement sur le limbe; tentacules (suçoirs) seulement au bord. » Il se distingue essentiellement des vélelles, parce que la partie horizontale du corps forme une ellipse et non un quadrilatère allongé, et que la coquille oblongue en occupe le grand

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diamètre et non la diagonale. Elle est fortement comprimée latéralement, beaucoup plus haute que large, et conséquemment elle forme en grande partie le support de la crête; sur l’angle dièdre qu’elle présente en dessus s'attache une membrane musculaire en forme de feuille dans une position perpendiculaire; ainsi le cartilage constituant la voile des vélelles manque totalement ici.

« Il en résulte que la forme de la crête est très-variable, et comme l'animal peut contracter cette membrane musculaire et abaisser la partie saillante de sa coquille, il prend quelquefois une forme plus semblable à celle des porpites qu’à celle des vélelles. Dans ce dernier cas il flotte à plat sur la mer; mais aussitôt qu’il étend sa crête charnue, il chavire sur le côté, et c’est la crête qui vient à la surface de l’eau, de sorte qu’au lieu de lui servir de voile comme celle des vélelles , elle ne sert qu’à ia faire tourner. »

M. de Blainville regarde les rataires comme des jeunes vélelles non développées.

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