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L. Exigqua, subglobosa ; cirrhis quatuor

99e GENRE. POLYXENIA (Eschsch). — Ventriculus ad peripheriam in appendices triangulares divisus; appendices usque ad cirrhorum originem productæ ; membrana ventriculi inter appendices libera, dependens, intus plicata.

1. Po. Cyanoslylis, tenera , hyalina ; appendicibus ventriculi sexdecim duodeviginti, et cirrhis cyaneis totidem.

1. Æquorea purpurea, plana, discoidea, purpurea ; limbo subtus radiatim lamelloso ; lamellis polyphyllis, fasciculatis ; tentaculis brevibus.

2. Æquorea pleuronota , discoidea ; limbo dorsali costellis radiato ; lamellis per pares faseiculatis ; tentaculis denis, distantibus.

Ge FamiLLe. BERENICIDÆ.

30° GENRE. EUDORA ({Péron). — Margo disci cirrhis destitus. 1. Eudora undulosa.

31° GENRE, BERENICE ( Péron). — Margo disci cirrhis instruclus. 1. B. Thalassina, convexiuscula ; vasculis sex majoribus in dorso centroque depresso permiscis.

2, B. Enchroma, subconvexa ; vasculis quatuor dorsi centro crucem referentibus ; tentaculis capillaceis longissimis.

. B. Rosea, orbicularis planiuscula, rosea ; superne vaseulis tri- Chotomis et polychotomis ; tentaculis capillaceis, longissimis et numerosissimis.

Classification des Méduses , par Georges Cuvier.

(Règne animal, t. III, p. 275, 1830.)

LES MÉDUSES (MEDUsA, L. ).

Ont un disque plus ou moins convexe en dessus, semblable à la tête d’un champignon, et auquel on a donné le nom d’ombrelle. Ses contractions et ses dilatations concourent aux mouvements de l'animal; les bords de cette ombrelle, ainsi que la bouche ou les suçoirs plus où moins prolengés en pédicules qui en tiennent lieu, au milieu de la face inférieure, sont garnis de tentacules de formes et de grandeurs très-diverses,

Ces différents degrés de complication ont donné lieu à des divisions très-nombreuses.

MÉDUSES PROPRES. — Celles qui ont une vraie bouche sous le milieu de la surface inférieure, soit simplement ouverte à la surface, soit prolongée en pédicule.

LES EQUORÉES. — Toutes celles où cette bouche est simple et non prolongée ni garnie de bras.

1. PHORCYNIE DE LAMARCK. — Point de tentacules autour de lombrelle *,

2. EQUORÉES DE PÉRON. — Ombrelle garnie de tentacules tout autour. C’est l’un des sous-genres les plus nombreux, surtout dans Îles mers des pays chauds °.

3. FQvÉOLiEs, Péron. — Remarquables par de petites fossetles creusées au pourtour de l’ombrelle $.

LES PÉLAGIES. — Celles où la bouche se prolonge en pédoncule, ou se divise en bras ‘.

Dans tous ces sous-genres , il n’y a point de cavités latérales; mais un nombre bien plus grand de ces méduses à bouche simple, a dans l'épaisseur de l’ombrelle, quatre organes formés d’une membrane plissée, remplie à certaines époques d’une substance opaque, et qui paraissent être des ovaires. Ils sont le plus souvent logés dans autant de cavités ouvertes à la face inférieure, ou sur les côtés du pédicule, et que l’on a pris mal à propos (selon moi) pour des bouches, parce qu’il s’y engage quelquefois des petits animaux °. Quelques-uns les prennent aussi pour des organes de respiration ° ; mais il est plus vraisemblabie que cette fonction s'exerce sur les bords de l’ombrelle. Les tentacules, soit du bord de l’ombrelle, soit du tour de la bouche, varient non-seuiement selon les espèces, mais même selon l’âge 7.

! Les phorcynies et les eulimënes de Péron.

? Medusa œquorea, Gm., Forsk., 31; Encycl., vers, 95, 1. — Æquorea mesonema, Péron, Forsk., XX VIII, 8. — fied. mucilaginosa, Chamiss. et Eisenh., Ac. nat. cur., X, 1° part., pl. 30, fig. 2 ; et les espèces gravées par M. Lesueur, et indiquées par Péron, An. Mus., XV; et par M. Lamarck (Hist. des Anim. sans vert., 11, 498 et suiv.). Il est à regretter que ces planches ne soient pas dans le commerce. J’y joins aussi les pégasies de Péron et ses mélitées.

* Medusa mollicina, Forsk., XXXIII, c; Encycl., XOV, 1, 2. — Medusa per ti ( le genre melicerte, Pér.)

“ Pelagia panopyra, Péron, Voyage aux Terres Australes, XXXT , 2; les calli- : rhoe, les evagores de Péron s’y réunissent également.

* Cette opinion de Baster et de Müller à engagé Péron à diviser une partie de ses méduses en monostomes et en polystomes,

6 Kisenhardt, sur le Rhyzostome, etc.

? Voyez Müller, Zoo!. dan., II, p. 51.

LES CYANÉES, Cyanæa, Cu. — Toutes les méduses à bouche centrale et à quatre ovaires latéraux.

Medusa aurila, L., Müll., Zool. dan., ELXXVI et LXXVII, prend avec l’âge quatre longs bras ; son ombrelle est finement ciliée tout autour ; des vaisseaux rougeâtres se rendent, en se divisant, de l’estomac vers la circonférence.

Medusa chrysaora, Guwv. ; a les bords garnis de longs tentacules et des lignes ou des taches fauves ou brunes disposées en rayons sur sa convexité. Elle est aussi fort commune ct varie beaucoup pour ses taches ‘.

LES RHIZOSTOMES. — Espèces qui n’ont point de bouche ouverte au centre, et qui paraissent se nourrir par la succion des ramifications de leur pédicule ou de leurs tentacules. Ils ont quatre ovaires ou davantage.

Les RniIZOSTOMES PROPRES, Rh2zostoma, Cuv. ; sont ceux qui ont au milieu un pédicule plus ou moins ramifié selon les espèces. Les vaisseaux partis des petites ramifications des pédicules se réunissent en une cavité de sa base, d’ou il part des branches pour toutes les parties de l’ombrelle.

Rhizostome bleu, Cuv., Journ. de Phys., tome XLIX, p. 436. Réaum., Acad. des $c., 1710, pl. XI, fig. 27, 28. On le trouve partout sur le sable de nos côtes quand !a mer se retire, et son ombrelle approche quelquefois de deux pieds de largeur. Son pédicule se divise en quatre paires de bras fourchus et dentelés presqu’à l'infini, garnies à leur base de deux oreillettes également dentelées; l’ombrelle a tout autour, dans l’épaisseur de ses bords, un fin lacis de vaisseaux ?. D’après les observations de MM. Audouin et Milne Edwards, ces méduses vivent en société, ou du moins se rencontrent toujours réunies en trèsgrand nombre et nageant dans une même direction, le corps incliné obliquement.

* La plupart des chrysaores de Péron n’en sont que des variétés. Aj. — Aurelia crenata, Chamiss. et Eisenh., Acad. nat.; Guv., X, p. 1, pl. 29. Outre les chrysaores, nous rapporions à ce genre les aurélies, les cyanées, les obélies, les océanies de Péron ; nous y comprenons la medusa hemispherica, Müll., VIL, 5; Encycl., 93,8, 11.— Medusa cymballoïdes, Sllaber., ib., 2-4, si toutefois on peut s’en rapporter aux caractères d'individus si petits. — Callirhoe basteriana, Pér. ; Baster, Opusc. subs., II, V, 2, 3; Encycl., XCIV, 4, 5. —La cyanée bleue, Pér. ; Dicquemare, Journ. Phys., 1784, déc., I. — Les espèces ou variétés figurées par Borlase, mais grossièrement, Hist. nat. Cornw., pl. 95, fig. 7-12, qui se rapportent à notre chrisaore, et dont on doit rapprocher la med. hysocella, Gm.— Medusa tyrrhena, Gm., etc,

? C’est le pulmo marinus, Maihiol., Aldrov. Zoop., lib. LV, p. 575. — La medusa pulmo, Gm., Macri, Polm. mar, I, 5; Borlase, 95, 15. Voyez, à son sujet,

Les CÉpuées, Péron; ne se distinguent des autres rhizostomes que par des filaments mêlés aux dentelures de leur pédicule ‘.

Les CASSIoPÉEs ; n’ont point proprement de pédoncule ; leurs bras, ordinairement au nombre de huit, quelquefois branchus, naïssent immédiatement de la surface inférieure ?.

LES ASTOMES. — Sans bouche centrale, sans pédicule garni de ramifications ; sans cavités ouvertes pour loger les ovaires.

Les LymNor£es et Favonies, de Péron; ont un grand pédicule garnf, de chaque côté, de filaments chevelus qui pourraient servir de suçoirs.

Les GÉRYONIES , Péron ; n’ont pas même ces filaments ; mais une membrane en forme d’entonnoir au bout du pédicule, et du fond de laquelle semblent partir des vaisseaux qui remontent dans le pédicule et s’épanouissent dans l’ombrelle.

Med. proboscidalis, Forsk., XXXVI, 1 ÿ.

Les ORYTmES, Péron ; manquent même de cette membrane “.

Les BÉRÉNICES, Péron; sans aucun pédicule, mais le dessous paraît garni de petits sucoirs le long du trajet des vaisseaux *. Les Eupores, Péron; on ne leur aperçoit pas même de suçoirs, mais les deux faces sont lisses et sans organes apparents. Eud. Monceta.

Les CARYBDÉES , Péron; lorsque ces animaux si simples prennent plus de concavité, leur surface inférieure devient intérieure, et peut être regardée comme un véritable estomac : ce sont les carybdées. Ceux où l’on ne voit à l’intérieur aucunes traces de vaisseaux , ne différent proprement des hydres que par la grandeur ‘.

Eisenbardt, Ac. des cur. de lu nat., X, part. TT, p. 377. Le potta marina, Aldrov., ib., p. 576, en est peut-être une autre espèce. Je scupçonne l’éphire, Péron (medusa simplex, Pennant, Borlase, Cornw., XXV, 13 et 14), de n'être qu’un rhizostome mutilé de son pédicule. La medusa pileata, Forsk., dont Péron fait une océanie, a le pédicule ramifié des rhizostomes propres, mais enfermé sous une ombrelle en forme de cloche, garnie au bord de tentacules.

! Medusa cephæa, Forsk., XXIX; Encycl., XCIT, 3, 4.— Med. octostyla, ibid., XXX ; Encycl.,ib., 4. — Med.ocellata, Moûcer., Nov. Act. Holm., 11791. :

? Med. frondosa, Pall., spic., X, 11, 1, 3. — Medusa octopus, Gm.; Borlase, XXV, 16,17. — Med. andromeda, Forsk., 31? — Med. corona, ibid., p. 107? — Rhizostoma leptopus, Chamisso et Eisenhardt, 4c. nat. cur., X, part. I, XX VIII, lg. 1. — Cass. bordonica, Deélle Chiaie, Mém., I, tab. 3, 4.

# Aj. dianéegabert, Zool. de Freye., pl. 84, fig. 2; geryonia tetraphylla, Gham. et Eisenh., loc. cit., fig. 2.

* Medusa minima, Raster., Op. subs., IT. — Dianée dubaut, Zool. de Freyc., pl. 84, fig. 3, qui est la gérycnie dinème, Péron. Il se pourrait que l’on eût pris pour des orythies des géryonies mutilées, comme elles le sont souvent.

* Cuvieria carisochroma, Péron, Voyages aux Terres Australes, XXX, 2.

° Meédusa marsupialis, Gm., Planeus, Conch., Min. Not., AV, 5, — Carybdea veriphylla, Péron.

MÉDUSAIRES. 183

Division admise par M. de Blainville dans les Méduses (200phytes vrais) classe IT. Arachnodermaires. Genre Medusa.

(Manuel d'Actinologie, p.270 et suiv., 1834.)

Orore I. PULMOGRADES où MÉDUSAIRES.

$. I. SIMPLES. — (Méäuses sans tentacules proprement dits; ni pédoncuies, ni bras.)

1. Eunore, eudora. — Corps trés-déprimé, discoïde, simple , sans cirrhes tentaculaires , sans pédoncule ni appendices, et n’offrant à l’intérieur que des canaux ramifiés, s’abouchant par quatre gros troncs en croix, dans une petite cavité centrale, sans ouverture extérieure.

2, Epnyre, ephyra. — Corps hémisphérique ou subhémisphérique, sans #folioles ni cirrhes à sa circonférence, creusé d’une cavité stomacale , à quatre appendices simples, opposés deux à deux, sans pédonculé ni appendices brachidés à l’ouverture buccale.

3. PHORGYNIE, phorcynia. — Corps de forme un peu variable, en général assez déprimé, sans tentacuies ni cirrhes à sa circonférence, largement excavé en dessous par une grande cavité stomacale, garnie de plusieurs Bandeletles rayonnantes et à ouverture aussi grande qu’elle, sans pédoncules ni appendices brachidés.

4, EULYMENE, eulymene. — Corps un peu diversiforme, très-simple, c’est-à-dire sans tentacules ni cirrhes marginaux, mais pourvu d'espèces de rayons dans son pourtour; creusé d’une cavité stomacale assez grande, et communiquant à l’extérieur par un orifice plus étroit qu’elle, entouré d’une lèvre frangée, sans pédoncule ni appendices brachidés.

5. CARYBDÉE, CGrybdea. —- Corps hémisphérique, subconique ou même semi-elliptique , garni dans sa circonférence de lobes foliacés, subtentaculaires ; creusé en dessous par une grande excavation stomacale à ouverture aussi grande qu’elle.

6. EURYALE, euryale. — Corps subdiscoïde, fort aplati, garni à sa circonférence d’appendices foliacés, subtentaculaires ; excavé en dessous par une grande cavité stomacale, percée dans son contour de loges distinctes, mais ne communiquant à l’extérieur que par un seul orifice presque aussi large qu’elle , sans pédoncule ni appendices brachidés.

$. IT. TENTACULÉES. — (Corps garni à la circonférence et quelquefois au pourtour de l’orifice buccal de cirrhes tentaculiformes.)

7, DÉRÉNICE, berenice, — Corps médiocrement déprimé, hémisphé-

rique, pourvu à sa circonférence d'une rangée de longs filaments tentaculiformes, cirrheux, largement ct assez profondément excavé en dessous, avec un orifice buccal aussi large que l’excavation, sans pédoncule central ni appendices brachidés ; des ramifications vasculiformes, aboutissant par quatre gros trones en croix à un sinus médian.

8. ÆQUORÉE, œquorea. — Corps un peu diversiforme ; garni à sa circonférence d’un cercle de cirrhes tentacutaires filamenteux , souvent fort longs et plus ou moins nombreux, assez fortement excavé en dessous, ayec un orifice médian, souvent à l'extrémité d’une sorte de lèvre circulaire plus ou moins saillante ou pourvue de franges tentaculaires ; appendices stoinacaux linéaires, nombreux, cu sacciformes et peu nombreux.

* Cirrhes marginaux très-nombreux; appendices stomacaux également nombreux et linéaires.

A. Lévre simple. G. æquorea.

rs. Lèvre frangée, garnie d’appendices nombreux, courts et comprimés.

1. Cirrhes marginaux sur un seul rang. Aesonema. 2, Cirrhes marginaux sur deux rangs avec des CARDUPGHIES cupuliformes. Zygodactyla , Brandt.

* Cirrhes marginaux assez ou peu nombreux, ainsi que les appendices stomacaux.

c. Cirrhes assez nombreux, naissant vis-à-vis des appendices stomacaux triangulaires. Polyxenia, Eschs.

p. Cirrhes peu nombreux, ainsi que les apperndices stomacaux sacciformes. Ægina, Eschs.

E. Cirrhes marginaux au rombre de quatre seulement, bouche

pourvue de quatre appendices subbrachidés; appendices sto-

macaux sacciformes. Æginopsis , Brandt.

F. Cirrhes marginanx, encore moins nombreux, attachés à l’extrémité des lobes sacciformes de l'estomac. Cunina, Eschs.

9. FovÉOLiE, foveolia, — Corps circulaire, plus ou moins élevé, garni dans sa circoniérence d’un cercle peu nombreux de cirrhes tentaculaires en général assez courts, avec des fosselies ou sinus intermédiaires ; excavé en dessous, avec un orifice buccal central, très grand, sans pédoncule ni appendices brachidés.

10. EuRYBIE, eurybia. — Corps assez élevé, pourvu à sa circonférence de quatre cirrhes tentaculiformes cotylifères et correspondant à autant de cœcums sacciformes de Pestomac; ouverture buccale simple.

11. PÉGASIE, pegasia. — Corps circulaire, du reste diversiforme,

: garni à sa circonférence d’un cercle de cirrhes tentaculaires, sans fossettes intermédiaires ni faisceaux lamelleux ; excavé en dessous, avec un orifice buccal très-grand el des bandeleltes prolongées jusqu’à lui.

12. OBÉLIE, obelia. — Corps orbiculaire, conique et mamelonné en dessus, garni à sa circonférence de cirrhes tentaculaires assez courts, peu excavé en dessous, avec un orifice médian , conduisant dans un estomac quadrilobé.

$. III. SUBPROBOSCIDÉES. — {Cavité stomaca!ce se prolongeant en un court pédoncule, à l’extrémité duquel est l’orifice bucca!, accompagné ou non de quatre appendices brachidés fort courts.)

13. OCÉANIE, Oceania. — Corps circulaire, plus ou moins convexe ou déprimé , pourvu dans sa circonférence d’un rang de cils ou de cirrhes tentacuiaires, variables dans leur forme et leur nombre ; fortement excavé en dessous, avec une sorie d’estomac libre et suspendu, pourvu de quatre appendices brachidés à sa terminaison; quatre ovaires prolongés jusqu’au bord.

A. Espèces simples.

B, Espèces appendiculées.

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